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conde est la ; gnomonique , qui est l’art de représenter le$Ipheres, & les mouvemens célestes par les instrumens,comme astrolabes & horloges. Et la troisième est larne çhanìque , qui traite des machines, & de l’augmen-tation des forces mouvantes, comme grues, pompes,oc de preíque tous les outils des artisans.Architecture, se dit auffi de la manière de bâtir, &«es ornemens qu’on y emploie. Architectonicum opus.j n distingue cinq ordres d 5 architecture ; le Toscan,j e Dorique, bionique, le Corinthien, le Composé ou'C Composite. Le Toscan Sc le Composite íont des or-dr « latins : les autres font grecs. Philbert de Lorme y a■voulu ajouter le François ; mais il n’a pas été suivi.F- architecture gothique , ou moderne, est une archi-tecture solide, grossière, sans bon goût dans ses orne-Vstcns biíarres. Les Goths Font apportée du Nord, &* ORt introduite dans le reste de l’Europe. La plupartoc nos églises cathédrales font bâties selon Vordre go-*stique. U architecture morijque avoir aussi peu de des-cin qu e ] a g 0î hïq ue ' R re st e encore quelques-uns deces lottes d’édifices en Espagne, que les Maures y ontc onstruj ts pendant qu’ils en étoient les maîtres.
, 11 ne nous est point resté d’Auteurs Grecs qui aientccrit de l’ architecture. Agatharéus Athénien est le pre-Oner qui e n ait écrit ; après lui Démocrite, Archi-^Rède, Theophraste. De Roch. Entre les latins, Plineie jeune est 1 écrivain qui a le mieux parlé de \archi-tecture _, & il fait paraître estez de connoistance dans cetarc - On n’a que le seul Vitruve qui soit entier, quoi-que Végéce écrive que de son temps on comptoir jus-h u a 700 Architectes à Rome. Vitruve, qui vivoit°us Auguste, a été commenté par Philander & Da-lîle * Barbaro, & traduit en plusieurs langues, ôc fur-tout en françois par M. Perrault, Médecin. Les Mo-dernes-font Léon Baptiste Albert, Serlio, du Cer-ceau, André Pallio, Cataneo, Vignoles, VincenzoScamozzi, Boeder, Durerus, Potsi, Philbert de Lorme,Bulau, Blonde! , Daviler & plusieurs autres moins fa-meux, rapportés dans Xarchitecture de Savot. Le sieurChantelou a fait le parallèle de l ’architecture antiqueavec la moderne : Errard, Marolois, de Villefritac, ôcplusieurs autres ont écrit de Xarchitecture militaire. Le{leur Daffier a écrit de Xarchitecture navale ; son livre*f~4°. est imprimé à Paris en 1(370. Louis Savot a fait^architecture Françoise des bâtimens réimprimée par M.Blondel avec des Notes en 1676. M. de Cordemoy adt un Traité de toute Xarchitecture , & des réponsesa M. Frezier, Ingénieur, qui l’a attaqué. En Angle-, er te, Christophe Wale a écrit fur Xarchitecture , aussi-len stue Evelin, Paralel of Architecture , dont il faut•^Ptendre la dernière édition de iyo6,in-fol. à Londres.Wîitecture, se dit aussi de la partie d’un bâtimentest excellente, Sc quelquefois de tout l’ouvrage.a fontaine des saints Innocens, à Paris, est un beau^orceau & architecture. Le frontispice du Louvre est11 rai 'e morceau & architecture.chitecture, signifie aussi une moulure, danslcmau-l 1s jargon des ouvriers, qui a passé depuis peu aux Ar-^tectes. Ainsi on lit dans le devis imprimé pour laoustruótion des bâtimens du Roi à Paris, une corni-lu, e avec ses architectures; pour dire, avec ses mou-r es. Frezier.
les 11 a Ppellc Architecture en perspective , celle dont^i ' Tlem bres font de différens modèles Sc mesures, Scïo'iti 11Ulent ^ wallon de leurs distances pour en faire pa-gnée 6 a >^ a vue l’ordonnance plus grande ou plus éloi-feint ^ C ^ C ne I clf en esset. On appelle ArchitectureIvgè / 3 CC ^ C st u l est établie fut un bâti de charpentegl e$ e > êc faite de toile peinte fur des châssis par trin-„ 5 cusorte que les corps, les colonnes, les pilastres,
pRfres faillies paraissent de relies.
A rets ^Abbé Régnier des Marais a dit figurément
lte £ture , pour signifier la disposition & l’arran-Cnt âes parties de l’Univers.
de regarde en gros toute la nature,j en observe f ordre & T Architecture ;e cherche à savoir quels secrets ressortsfont mouvoir fi juste un fi vaste corps.
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ARCHITIS, f. f. Terme de Mythologie. Nom ou sur-nom de Vénus chez les Assyriens, Sc enluite chez lesPhéniciens. Macrob. Satum. L. I. c. 21. Scaliger croiequ’il faut lire Dercitis, Sc que c’est la même que Der-ceto Sc Atergatis.
ARCHITRAVE, f. f. Quelques Architectes le font mas*culin : mais, malgré leur autorité, il faut donner à cemot le genre féminin. Partie de l'entablement qui estau-dessous de la frise, & au-dessus du chapiteau. C’estune grosse pièce de bois qui fait la première partie defentablement, Sc qui porte fur la colonne, Episty-lium. On l’appele au m sablier e , ou la Maîtresse pou-tre. C’est la même choie que Xépiftyle des Grecs. VAr-chitrave est différente selon les divers ordres d’archi-tecture. Au Toscan, elle n’a qu’une bande couronnéed’un filet; deux faces au Dorique Sc au Composite ,& trois à l’Ionique & au Corinthien. Les Architectesappellent architrave mutilé ,’ celui dont la saillie estretranchée, & qui est arrasé avec la frise, pour rece-voir une inscription : Sc architrave coupé, celui qui estinterrompu dans une décoration pour faciliter l’exhaus-sement des croisées, l’entablement étant d’une grandehauteur. Je ne puis m’empêcher de rire, quand j'en-tends nos Architectes s’enster de ces grands mots de pi-lastres , Sc & architrave , & que je trouve que ce fontles chétives pièces de la porte de ma cuisine. Mont.
Ce mot vient de trabs , qui signifie poutre, parmiles Latins, Sc d’ «px», mot grec, qui veut dire ici prin-cipal-, c’est cpmrae si l’on disoit la principale poutre.Les Maçons prononcent arquitrave.
§C? ARCHITRAVE ou épystile. C’est en marine unepièce de bois mise sur des colonnes au lieu d’arca-des, qui est la première & la principale, & qui sou-tient les autres.
Architravé , ée. adj. Corniche archìtravée. C’est et»termes d’Architecture, une corniche dont on a suppri-mé la partie qui se nomme la Frise.
ARCHITRÉSORIER. f. m. Quelques-uns écrivent AR-CHITHRESORIER. Archithesaurarius , magnus &ra.~rii Imperii custos. Officier de l’Empire. Grand-Tré-forier. Cette charge fut établie dans l’Empire avec lehuitième Electoral par le traité de Westphalie en fa-veur de la maison Palatine, qui avoir perdue le premierElectoral donné au Duc de Bavière par Ferdinand II.qui l’ôta à Frédéric V, Electeur Palatin, après la jour-née de Prague, où il fut défait en défendant son élec-tion à la couronne de Bohême. L 'Architrésorier nedonne son suffrage que le septième dans l’élection del’Empereur. Quand on tient la cour impériale, c’estlui qui jette de ì’argent au peuple. Les Vicaires deXArchitrésorier font les Comtes de Sinzendorf. Voyez.Imhoff j Notitia Procerum , Liv. II. c. 9.
ARCHITRICLIN. f. m. Architriclinus. Ce mot, quide grec est devenu latin dans la Vulgate, apaisé dansnotre langue. Il signifie, selon M. Huré dans son Dic-ti onaire del’Ecriture-Sainte, celui quipréside au festin&r à la salle où il se fait, Sc qui en a la direction : onl’appelle ordinairement Maître d'Hôtel.
Le faux Marquis de la Comédie du Joueur dit, euparlant de lui-même,
Je m’érige aux repas en maître Architriclin ,
Je fuis le chansonnier & lame du festin.
Ce mot se trouve aussi dans le premier des coupletsfaits à un souper chez M. Sonin, en 1703. fur un aiçdes Fragmens de Lulli.
Que ce réduit est agréable !
Mille plaisirs , nulle façon ?
í’hôtesse en est toujours aimable /
Et le nom
De notre cher ArchitriclinRime au bon vin.,
Abbé de Chaueieu.
ARCHITRÔNE. si m. Quelques-uns écrivent ARC HI-THRONE. Trône par excellence. Archithronus. LaYille d’Aìx-la-Chapelle est Architrône ou chef-Trôna