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Tome premier. [A - BOU.]
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rés qui en ont d’autres fous eux. Il y avoir autrefoisdes Archiprieurs séculiers,, qui étoient la même choseque les Archiprêtres.

Archiprieure , 8c vulgairement Archiprieuse. s. f.C’est la qualité que l’on donne en Bourgogne à la Su-périeure des religieuses de Lancharre. Isabeau du Blé,fut Archiprieuse de Lancharre. Lequel mot &archi-prieuse est rare, & provenu, comme j'estime, d’autantqu'elle a d’autres Sanctimoniales tous elle, nommé-ment le Prioré du Paley. D. S. Jul.

ARCHIS. Village de Syrie. Arca> Aras. Il est au pieddu mont Liban, fur la côte du Béglierbeglic de Da-mas. Ce font les restes de l’ancienne ville épiscopaled’Arra. __

ARCHISÉNÉCHAL. f. m. Grand-Sénéchal, Grand-Maitre de la maison d’un Prince. Archfeneschallus ,Archifescallus , magnus Dapifer 3 Insertor Dapium.C'est une qualité qu’ont porté les Dauphins. Hum-bert II ajoutoit à ses titres celui d ’archifénéchal desroyaumes de Vienne 8c d’Arles, n’ayant pu se conten-ter du nom íimple de Sénéchal des mêmes royaumes,que les Barons de la Tour íes ancêtres, avoient portépar la conceflìon des Empereurs. Valbonnf.t. Dansun acte de 13 3 8 , le même Humbert est appelé archi-

sénéchal perpétuel des royaumes de Vienne & d'Ar-les -, & il est dit qu’il est du devoir de l’ archifénéchal ,de veiller à la conservation des droits de rempile dansces royaumes. Doye\ M. le Pr. Valbonnet, H fi. deDauph. p. 104.

ARCHISGUDIACRE. f. m. Archisubdiaconus. Dans leconcile d’Auxerre, can. 6 , il est parlé d ’archifoudia-cre. C'est le premier des soudiacres dans l’Egliíe ro-maine. Voici les termes du Canon : les Prêtres irontchercher le S. Chrême après la mi-carême, & ceuxqui ne pourront y aller eux-mêmes, enverront leur Ar-chidiacre , ou leur archisoudiacre.

(p- ARCHISYNAGOGUE. f. m. Archisynagogus. Chefou Prince de la synagogue. Il est parlé dans l’Ecriturede trois Chefs de la synagogue, dont la fonction étoitdérégler tout ce qui s'y devoir faire, d’interprcter la loi,de faire les prières. Le premier étoit nommé Jaïre ,dont Jésus-Christ résuícita la fille. Le second est ce-lui qui trouva à redire que JÉsvs-Christ eût guérile jour du íabbat une femme possédée depuis dix-'huit ans du démon. Le troisième s'appeloit Crispe _, Chefde la synagogue de Corinthe, qui se convertit avectoute sa famille à la prédication de S. Paul. Varchi-synagogue préfidoit aux assemblées qui se tenoientpour la religion, & jugeoit différentes affaires civiles& criminelles. Ainfi ses fonctions étoient de celles del’Archiphéracite.

ARCHITECTE, f. m. Qui fait Part de bâtir ; celui quidonne les plans 8c les desseins d’un bâtiment, qui enconduit l’ouvrage, & qui commande aux maçons, &aux autres ouvriers qui travaillent fous lui. Architec-tus. Vìtruve a été un savant architecte. Puisqu il est ditdans l’Ecriture que Caïn bâtit une ville, on pourroit leregarder comme le premier architecie.

^On appelle auffi architectes de vaisseaux, ceux quibâtissent les grands navires.

Ce mot vient du grec , Prince , ou Maître, &ctexIov , qui lignifie un ouvrier. Varchitecie est le maî-tre ác ceux qui travaillent au bâtiment : c’est lui quiconduit l'ouvrage.

Architecte, se dit auffi d’un Entrepreneur de bâtimensa forfait , & qui les doit rendre parfaits, 8c la clef àla main & les eaux dehors. Redemptor.

On dit auffi ironiquement, c’est un grand archi-tecte de fourbes, en parlant d'un trompeur.

fsCT On dit de Dieu qu’il est le souverain architecie dumonde ; pour dire , Créateur.

ARCHITECTONIQUE. adj. Se dit en Physiquede ce qui donne à une chose , une forme régulière ,convenable à la nature de cette chose, & à l’objet àlaquelle elle est destinée. Encyc.ARCHITECTONOGRAPHE. s. m. formé des mots

grecs dont on vient de parler, 8c du mot ypd.q a } j edécris. Celui qui fait la description de quelques bâ-«ioiCUS. PiCI. D& UQíUQGRAfHE.

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ARCHITECTONOGRAPHIE. si f. Ce mot est grec,& lignifie, la delcription des bâtimens, des temples,des arcs de triomphe, des théâtres, des pyramides,des obélilques, des bains, des aqueducs, des ports»des machines de guerre anciennes. Arc h iteclonogru-phia. Palladio, Piétro, Bellori, 8c Sandrat de Nurc®'berg ont traité de l’ Architeclonographie. h

ARCHITECTURE, f. f. En général, c’est Part de bâ-tir. f$CF On en distingue ordinairement de trois elpeees-La civile, qu’on appelle architecture , tout court ; tamilitaire , &. la navale. Architectura. D architectuscivile est la science de bâtir pour la néceffité ®sparticuliers, ou pour l’ornement des villes. L’art ®bâtir est un des premiers arts que les hommes aie®mis en pratique. La néceffité de se mettre à couvertdes injures de Pair, a d’abord fait inventer 1 ’ archit e< fture. Les Romains apprirent des Grecs Pexcellence <®l’ architecture. Avant cela leurs édifices n’avoient tiende recommandable que leur solidité, & leur grandeur,parce qu'ils ne connoissoient que POrdreToícan. Ai ctlSla bonne Architecture se trouva dans un état florissantíous Auguste. La magnificence de ce Prince fit écla-ter tout ce que cet art a de plus excellent j & il ®élever un grand nombre de beaux édifices dans te®les lieux de son empire. Tibère n’eut pas le même g° u Ô& négligea fort la culture des beaux arts. Néron, par® 1la foule effroyable de ses vices, eut une grande ff®-fion pour les bâtimens ; mais le luxe 8c la dissolution Jeurent plus de part qu’une véritable magnificence'Apollodore excella dans l ’architecture fous Tra j an, dé-mérita la saveur de cet Empereur. Ce sut lui qui ele®la fameuse colonne de Trajan, qui subsiste encore a®jourd’hui. Dans la fuite Xarchitecture déchut de beau-coup de la perfection où on lavoir vue. Les foins #la magnificence d’Aléxandre Sévère la soutinrent cflyque temps : mais elle suivit la décadence de PE®U®Romain, & retomba dans une corruption d’où rin’a été tirée que douze siècles après. Les ravages ®Visigoths, dans le V e siècle, abolirent les plus bea®monumens de l’antiquité. Dans les siècles suivans, 1 ®'chiteclure devint si grossière, que l’on n’avoit and®intelligence du dessein, qui en fait toute la beaute. ® ^ne pensoit qu’à faire de solides bâtimens. Charle® 1 ^gne n’oublia rien pour relever P architecture. Les D®çois s’employerent à cet art avec un succès extra®naire, auffi-tôt que Hugues Capet surmontés®,trône. Son fils Robert le cultiva de même ; 8c

l’ancienne architecture gothique f® P e ate & grossière, autant la moderne passa dans ®excès de délicatesse. Les Architectes du XIII e ou X* ^siècle, qui avoient quelque connoissance de la ScU Pture, sembloient ne faire consister la perfection fldans la délicatesse & la multitude des ornemens fl uentassoient avec beaucoup d’art & de foin, q®®souvent d’une manière capricieuse. Félib. L‘archs eture antique est la plus excellente par l’harmon® ^ses proportions, & par larichelle de ses ornemens ia subsisté chez les Romains jusqu’à la décadentl’Empire, &c elle a succédé à la gothique dep® S ^siècle passé. L’architecture qu’on appelle ancienne >différente de Pantique ; c’est la grecque moderne■bâtimens faits fur cette architecture , si com®®® Jcore aujourd’hui en Orient, font pesans, &éclairés. . . ap

l’Architecture militaire, est celle qui regardereté des places, qui enseigne à fortifier les villes, les ? a fges,les ports de mer à les défendre par de solides ctrustions, §Cr de l’insulte des ennemis, de l’estc®, ^bombe, du boulet, &c. C’est ce genre de contion qu’on appelle fortification. Voyez ce mot -,

,fuX l’Architecture navale , est Part de con j eSdes vaisseaux & des bâtimens flottans , ainsi gjiports, jetées, magasins fur le rivage de la m® >ses bords. Voye-q Marine. jj e qiii

ifJ' 11 y a auffi une Architecture hydraulique, cC t iqii£*enseigne à bâtir dans Peau , dans un terrain j lV j(eVitruve donne bien plus d’érendue à cet art ; n, ,

même en trois parties. La première est \edi /^3. so*qui est fart de bâtir dont on vient de parle®

autant quefaute

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