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íj ^scendra plus bas , fera la plus légère, & celle où1 s enfoncera moins, fera la plus pesante.
Dans les Mémoires de l’Académie des Sciences.? M* Homberg donne un nouvel aréomètre , pré-établie en plusieurs choies à l’ancien. La constftiéHonf C c f, n l )UVe l aréomètre consiste en un vaiíleau de verreenolable à un périr marias, dont le cou est si menu,qu une goutte ci eau y occupe Tespace de cinq à six li-gnes. A côté de ce cou, il íort de la panse d u vaisseau| ln petit tuyau de la'même capacité que le cou, & dea *origueu r d’environ six lignes, parallèle aucou.Lepktir tuyau sert pour donner une iortie à Tait qui est‘its le vaiíleau, à mesure qu’on le remplit dune li-Sncur. La raison pour laquelle le cou est si menu, estj* e P a t-là on peut plus aisément connoitre le vrai vo-ll niede la liqueur qui est entrée dans le vaiíleau. L’on^ Un o marque fur son cou pour connoitre jusqu’où01t et te rempli. Il est bon de faire un peu évaserr s nt °nnoir l’extrémité du cou , pour y verser plusDedens l a Uqueur.
- de cet aréomètre est de le remplir d’un es-
P n acide jnsqu’à la marque de ion cou, de le pesern mite avec un bon trébucher, & de comparer lePoids de cet esprit au poids d un autre esprit. L’on y°nnoitra très-exactement de combien l’un pèsera plus. 1 autre, parce qu'une goutte occupant l’espace deou six lignes dans le cou de cet aréomètre , si oní a-voit veríé la hauteur d une ligne de trop ou trop^ eu î l’erreur ne seroit que d’un cinquième ou sixiè-si) e ^ e goutte sur toute la quantité qu’on auroit rae-| ce > ce qui est très-peu de chose , Sc cependanta . cia très-sensible dans X aréomètre , & très-facile àttger, en y ajourant un peu de liqueur, s’il y en a^op peu, ou en frappant avec le doigt fur l’entonnoiroou, s’il y en trop, ce qui fera sortir un peu de laHueur par le petit beut du tuyau.
On peut avec cet instrument examiner non-feule-nt les esprits acides, mais aussi les sulfureux, ScJPutes sortes d’autres liqueurs ; & comme les liqueurslQ tit sujetes à se dilater dans le chaud, Sc à fe reííer-* ei ‘ dans le froid, il entrera en hiver plus de liqueur^ns l’ aréomètre , qu’il hen entrera en été. Pour re-medier à cet inconvénient, M. Homberg a donné uneable des liqueurs les plus considérables dont on fe sert^ Chimie , & il y marque combien ces liqueurs ontdans la plus grande chaleur de l’été , & combien/ ns .un temps où il geloit, asin que par-là on puillej ° U , ^ a différence de ces deux extrémités au temps‘Jts lequel on veut se servir de l’ aréomètre. Voicig c? .ble.
areo/ netre plein de mercure a pesé en été onzedr., CS sept grains, en hiver onze onces & trente-CUx grains.
Pi,
eur
dstuile de tartre, en été, i once, j drachmes, 8 gr,
3 1 gr
32 gr43 gr5 8 gr
3 gr.40 gr
7° g r
flej u j, s , Enjúver, 1 once, 3 dr.
«prit d’urìne, en été, 1 once ,
Plein jm u . En hiver, 1 once,
rude de vitriol, en été, 1 once, 3 dr.Plei n j, r En hiver, 1 once, 4 dr.
«prit de
H
Pi
nitre, en ete, 1 once,
Pi,
du d’r - En hiver, 1 once ,
e Pnt de sel, en été, 1 once ,«n d> e . En hiver, t once,u 'torte, en été, 1 once,
1 once ,
1 dr.1 dr.
Pi
einsip,. bn 1
VlI migre distillé,.
En hiver.en été,
ein dVr„ • . En hiver,
prit de vin, en été,
d’em j . En hiver ,- ' u de nviere, en été,
D«iu dV .. En hiver,au distiHé e , en été ,En hiver,
L
1 dr.
1 dr.7 dr.7 dr.6 dr.
6 dn
7 dr.7 dr..7 dr.7 dr.
39 g r47 gr38 gr,55 grS 5 gr
60 gr47 gr
61 gr,J 3 gr,57 gr5° gr59 gr
graì n ^ reo/72crre vide pesoit unè drachme vingt-huit
Q
e rr lv tte ta ^ e "arque le poids exact de ces liqueurs,"er 8c en été, Sc la vraie différence des uiies
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aux autres ; mais elle ne marque pas 1a quantité desel volatil acide, & la quantité de flegme dont ceseíprits font composés. 'Foyer k table que nous avonsmile au mot Esprit , elle vous f enseignera.
ARÉOPAGE, f. m. Tribunal on Sénat des Athéniens.Aréopagus. Quelques-uns disent que c’étoit une eí-pèce de pakis , situé fur une colíiste dáns îâ villed’Athènes, & que c’étoit dans ce palais que le Sénatde cette fameuse ville s’affembloit. C’est l'idée qu’Hé-sychius en donne. D’autres appellent Aréopage , non-seulement le palais où s’assembloient les Aréopagites ,mais un fauxbourg tout entier d’Athènes, ou 1a col-line fur laquelle étoit placé ce pakis. Le nom Aréo>-page semble favoriser cette opinion. Car il signifieproprement k colline de Mars, cu le rocher de Mats,*“>«> colline , rocher, 8c A’piíts, qui appartient àMars. On dit qu’il fut ainsi nommé, soit parce quel ’Aréopage étoit situé dans un petit bourg où il y avoirun temple de Mats; íoit parce que la première causéqui y fut pkidée , fut celle de ce Dieu , accusé d a-voir tué le fils de Neptune, & renvoyé absous pat dou-ze autres Dieux ; ou bien parce qu’il y condamna Marsd’adultcrc. L’Auteur, des Etymologies dit,, parce queles Amazones filles de Mars campèrent là ; AEschyle ,dans ses Eumcnides, v. 6 q o , parce que les Amazonesportées fur cette colline, immolèrent à Mats un grandnombre de victimes. Ce Poste patent ignorer, ou nepas croire tour ce que Pausanias , Lïv. I. Libanius,Orat. 22 & 23. Servius j in Vìrgi Georg. Lih. I, v.
J 8, rapportent du procès de Mars & de Neptune. Ilconte qu’après k guette de Troye l 'Aréopage pro-nonça ion premier arrêt contre Oreste. Mais Apol-lodore, Liv. III, remonte plus haut, & veut que cetillustre Sénat ait banni à perpétuité Céphale, pour avoirtué malheurcuíement (a femme d’un coup de flèche.Tourr. Cette Justice étoit en grande réputation chezles Grecs. Les Romains eux-mêmes en avoient une sihaute opinion, qu’ils renvoyoient beaucoup de cau-ses ambiguës a fa décision. L’Histoire vante en milleendroits l’intégrité de ceux qui composoient cet au-guste & fameux tribunal.
Les Auteurs ne conviennent pas du nombre des Ju-ges. Les uns en comptent 31, les autres ji , &d’au-tres jufqu’à yco. Il patent que le nombre n’en étoitpas fixé, & qu’il étoit plus ou moins grand chaqueannée. Une inscription grecque rapportée par Vola-terran, marque qu’ils croient 300 , ce qui doit s’en-tendre de Tannée que cette inscription fut faite. D’abordcet auguste tribunal ne fut composé que de neuf Ar-chontes sortis de charge. Leur salaire étoit égal, &payé des deniers de k république. On donnoit à cha-cun d’eux, trois oboles pour une cause. La Guill»Les Aréopagites croient Juges perpétuels. Us ne ju-gement que k nuit, asm d’avoir Teíprit plus recueilli,,Sc plus attentif, & qu’aucun objet de haine , ou depitié , ne pût surprendre leur religion. |GF Par la mê-me raison les Avocats étoient obligés d’y exposer leurscauses avec beaucoup de simplicité , fans employerni exorde ni péroraison. Ils 11e jugeoient d’abord quedes causes criminelles.. Ils eurent ensuite une juridic-tion plus étendue, cependant ils ne faiíbient propre-ment qúe de débrouiller les affaires d’Étát.
M. Spon, qui étoit à Athènes en 1676 , Sc qui exa-siûna les testes de cette fameuse ville, & en particu-lier de T Aréopage, dit dans le second tome de ses voya-ges, que Ton voit encore, les restes de T Aréopage au
1 "idi du temple de Thésée , qui étoit autrefois aúmilieu de k ville , & qui est aujourd'hui hors desmurs. On voir les fondemens de Y Aréopage en demi-cercîe , & une eípianade de 140 pas environ, quietoit proprement k falle de XAréopage. l\ y a Un tri-bunal taillé an milieu du roc, & dès sièges aux deuxcôtés, fur lesquels les Aréopagites prenoienr séance,exposés à l’air. Assez près font des grottes dans le roc,que Ton conjecture avoir íervi dè prison pouf enfer-mer les criminels. Foyey les voyages de M. Spon j■ * Tom. II, Sc Meiitsius, dé Senatu Areopdg . Tacite jAnnal. Ziv. II, ch . j f , 1 appelle Areum Judicium >Jugement de Mars, & Juvénal, Sau /JT, y» 101 *