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Martis Curia , la Cour de Mars. Voye\ fur XAréo-page & les Áréopagites le P. Salien dans íes Annalesà l’année 2 y 5 8, S. Aug. De Clv. Lit. XVIII. cap.10 , & les Notes de Vivez, Pollux, Llv. LUI. líid.Peius , Lib. II, cp. çi. Sam. Petit, Leges Atúcswx.tout,Liv. III, Tit. 2. Mcuríîus dejà cite, & Volìus,Areopag.
IfT Comme V Aréopage étoit célèbre fiat fa répu-tation de sagesse &d’intégríté, on dit figurément d unecompagnie respectable, que c’est un Aréopage : & gé-néralement on applique ce mot à une assemblée de Ju-ges , de Magistrats, d’Hommes d’état.ARÉOPÂGITE. f. m. Sénateur, Juge de l’Aréopage.Areopagita , Aréopagites. Solon établit le premierles Aréopagites. D’autres prétendent que les Aréo-pagites turent établis du vivant de Cécrops, l’annéeque mourut Aaron, qui fut lan du monde ryyy ;que Solon 11e fit que mettre des règlemens dans Í’A-réopage, & lui donner de la considération ; ou plu-tôt, que Draco l’ayant aboli, Solon le rétablit.
Au reste, Démosthène lui-méme, dans fa haranguecontre Aristocrate, déclare qu’il ne voit pas clair dansl’origine de l’Aréopage, & dit, Les Instituteurs de ceTribunal , quels qu ils soient , ou Dieux , ou Héros.Ainsi ce que l’on en dit, ne doit point passer pour cer-tain.
fCF Quelques-uns ont cru que saint Denis , pre-mier Evêque d’Athènes, étoit Aréopagite. Les Moi-nes de saint Denis ont cherché á confondre ce Denisavec saint Denis premier Evêque de Paris.
AREOPAGITIQUE. Areopagiticallílduinï. On appelleles Aréopagitiques d’Hilduìn, une Histoire de laintDenis qu’Hilduin Abbé de saint Denis, composa auIX e siécle par ordre de Louis le Débonnaire, dans la-quelle il soutient que le premier Evêque de Paris, estle même que saint Denis i’Aréopagite, & où il le faitauíïï Auteur des écrits attribués à saint Denis l’Aréo-pagire. Les Aréopagitiques d'Hilduin ont été impri-més à Cologne en iy6z. Voye £ au mot Denys.
ARÉOSTYLE. f. m. Terme de l’ancienne Architecture,signifie un édifice dont les colonnes font éloignées lesunes des autres de huit ou dix modules, c’est-à-dire,extraordinairement éloignées. "Areoftylos. Ce motvient du grec «p<*»* , rare , 8c s-vaií , colonne. Se-lon Vitruve, la plus grande distance qui peut êtreentre les colonnes de cette forte d’édifice, est de huitmodules ou quarte diamètres. fCF II est opposé aupycnoflyle , dont les colonnes font si preíïêes, que lesentrecolonnemens n’ont qu’un diamètre & demi dechaque colonne.
ARÉOTECTONIQUE. f. f. ou adj. pris substantive-ment. Terme de Fortification. Partie de l’Architectifremilitaire qui regarde l’attaque, & le combat.
ARÉOTIQUE. í. m. Areoticus. Médicament qui ou-vre les pores, & les rend plus larges, pour faciliter latranspiration.
AREQUE. si m. Voyt-q Areca
ARÉQUIPA. Ville du Pérou. Arequipa. Elle est dansla Vallée de Quilca, à cent lieues de Lima. §3“ C’estle siégé d un Evêque suffragant de cette dernière ville.Le séjour en est très-agréable. L’air y est fort tempéré,le plus put de tout le Pérou.
ARER. v. n. Arare. Terme de Marine. C’est chasser furles ancres. Cé qui fe dit d’un vaisseau quand il traînePancte.
ARESCUEL. f. m. Vieux mot , qui signifie manche ,manfibrium. BoREL.
Une lance rude à merveille ,
Lui ont eus en poing d’efire mise ,
Et il ! a par farefcuel prise. Perceval.
ARESGNER. v. a. Vieux m ot, qui veut dire , arrê-ter un cheval par les rênes. Borel.
Si a son cheval arefgné. Perce val.
ARESGOI,. Vjye^ Haresgol.
ARESTINGA. Cap de Perse. Aresinga promontorium ,
ARE
autrefois Àlamlatera extrema. Il est dans le Khcsman, au midi de la ville de Guadel. -.i
Ares tinca , est aulsi une île de Perse, Aresinga. Eest £ur la côte du Kerman , près du cap “ ont «°viens de parler. On croît que c’est la Liba des 1ciens. _ . -
ARETE. f. f. La partie dure & solide des postions 4 ^soutient leur chair comme les os soutiennent celleautres animaux. Spina. La vive a une arête d° sltpiqûre est fort dangereuse. Poisson qui a beauco rA’ arêtes. Portion lans arêtes. Ménage dérive ce 111de arisa, à cause de la ressemblance qu’il y a est “les épis & les arêtes des postions. Aulsi P arête Síl Ppelle en latin arisa. ■ . r - '
En termes de Charpenterie , on appelle duboisà vive arête , lorsqu’on en ôte tout i’aubier , oU ^bois blanc qui est auprès de l’écorce, & q uegles de la pièce ouvragée font de bois dur & loU >& bien marqués. On appelle aulsi vives arêtes > ^angles vifs des pierres, & des autres corps taill £Sangle. On appelle aulsi des voûtes en arête , les v rtes à ogives. Camera feclis ac politis lapidibus «‘-Qfata. Les voûtes & arête n ont pas une si grande f 011 LArête de lunette, c’est l’angle où une lunette le ct° ,avec un berceau. U arête d’une enclume, est led’tme enclume. U arête d’une épée, est l’élévauon .regue le long de quelques lames d’épée. r , sArête de glacis , est la jonction du talus forme a 4les angles. , à
Arete. Terme de Chapelier. C’est l’extrémitc P 3 *l’on arrondit un chapeau, & où l’on coud ce q ueappelle un bord de chapeau. .
Arête, est aulsi un terme d’Orfévre, & c’est la patriela cuiller élevée fur le cuilleron. , ^
Arête, se dit encore des plats & des assiettes j & c ,^l’exttêmité du bord du plat, & de l’aisiette dn c °du fond. ^ . e(
Arête. Terme de Botanique employé pour exp r * - ccette partie animée & pointue qui termine I e ■ 6de quelques espèces de chiendent, ou qui tern ( j e sleurs balles, qu’on doit regarder comme le cali c£ .fleurs des plantes fromentacées. On dit gluma ^ l s e .t& , des balles terminées par des arêtes , ass < pcurva , arêtes coudées. L’aristoloché longue a M j £que a un fruit divisé en six angles arrondis, dodos est surchargé d’une arête ronde & élevée. P- f ^Arêtes, en termes de Manège, ce font des gajter-mineurs qui viennent fur les nerfs des jambes de ^rière d’un cheval, entre le jaret, & le paturon. ^appelle, aulsi des Arêtes , les queues des chevauxgarnies de poil, qu on appelle Queues de rat. sll jARÉTHUSE. Ville de Sicile. Foye% FornAcu 5 e >Fornacusa. t3 jjie
ArÉthuse. Terme de Mythologie. Arethusa- r° l ^de Sicile, proche de Syracuse. Les Anciens ont esdl’Alphée, fleuve du Péloponèse, passant fouspar des conduits souterrains, venoit reparaître el L fes& former la fontaine Aréthuse, ou du moins m e c $eaux avec elle ; & Pline, Liv. II. ch. 10 q , âqu’on jette dans l’Alphée se retrouve dans la s 1 , ; ) ; tAréthuse. C’est fur cela que les Postes ont j'faufì’fable de l’amour d’Alphée pour la Nymphe ^ ç re s\e-& de la métamophorfe de la Nymphe en ^„5fCT Alphée , dilent-ils, ayant apperçu Arethu_rle bain, en devint éperdument amoureux. P° Ui j 0 nttraire à ses poursuites , Aréthuse pria Diane > . JJlCelle étoit compagne, de la changer en fontaine-écouta favorablement fa prière: la Nyrnphe se’tamorphofée en fontaine, & placée auprèsmais l’amoureux Alphée la reconnut fous ce & jj e sment, & traversa la mer pour mêler ses eauxave^^ ç çde fa chère Aréthuse , avec laquelle il fort de /,trouvant dan s un même lit. Bochart, Phaleg- v j £|] cch. 28 , croit que ce nom est Phénicien ; ,st u 0 ped’SUiU ,arith , qui signifie un ruisseau, un p U J!phi a >cette fontaine s’est aulsi appelée sosbst ‘^’^ W ;{fean* i'la Fontaine des navires , parce que les J fa f o 11 'alloient íaire.de l’eau, ou sosVrt 1SL à £ s
laine des saules , parce qu’elle en etoit p eU to vie £ >