. On appelle improprement Aristoloche creuse., pe-ïite Arijloloche ronde, les racines de deux eípèces deninreterre, nommée Fumaria radice cavâ & non cara.VUoique ces racines aient beaucoup d’amertume , Sce ^ es conviennent par leurs couleurs avec 1 ’Aristo-0c ' le tonde ordinaire, on doit cependant distinguerdeux racines , Sc ne les pas confondre. Parmi les. ri Jroloches , on range encore deux à trois fortes de ra-Clnes menues , brunes Sc fibreuses , dont fodeur est^'es-fortc Sc très- aromati que, Sc qu’on nous apporte dettginie fous le nom de Viperine de Virginie. Pluke-, et distingue fort bien ces trois variétés, Sc en donnees . àgures dans son Photographia. On fe sert de cesRentes contre la morsure des bêtes venimeuses, dansl ” evres malignes & la petite vérole. Sa vertu alcxi-P atmaque lui a fait donner le nom de Vipérine.
vautre ces espèces, il y en a plusieurs autres décou-r rtes dans le Levant & en Amérique ; mais elles nent pas employées. Le P. Plumier connut en Améri-à e cect:e plante à fa racine, qui est amère ; Sc c’est par-ç* autant q ue p ar ses Heurs, qu’il la distingua de laVTn a ^ erva3 dont Nard, Ant. Rech. parle dans sonLivre , ch. jd , Sc qu il crut avoir trouvée la pre-miere foi S qu'H découvrit l ’Aristoloche longue de l’A-J^ttque, qu il décrit ainsi pag. p f & p 2. Sa racine- Pms d un pied de long, & près d’un pouce d’épaif-Ur : elle est enfoncée droite dans la terre , & finit parst u elques fous-divisions : son écorce est grosse & noirer 11 dehors, & toute découpée en long par de longuesi entes > le dedans est jaunâtre, Sc d un goût fort amer :es tig es qu’elle poulie íont menues, lisses, rondes-, &a mpent tort avant furies haies: elles font entrecou-? ees de plusieurs nœuds, à chacun defquels il y a unemile taillée presque comme un fer à cheval, dont les,f Ux bouts font émoussés ; ces feuilles ont un peu plusMt pouce d’ctendue ; Sc leur pédicule a environ une mi-pouce de long: elles íont lisses, membraneuses,u n beau vert par dessus, un peu pâles par-dessous,^ chargées en long de deux ou trois nervures qui par-ant d’une petite côte qui est un alongement du pédi-cule. Les Heurs font presque de la même figure quecelles de nos Aristoloches , mais beaucoup plus élar-& e s dans leurs ouvertures, ayant aussi la langue poin-tu , e j Sc plus étendue : elles font jaunes pâles, & vei-ilCes de rouge brun. Le fruit est gros comme un œuf dej^Seon, ayant une pointe émousiée vers le bout d’en' H est divisé en six angles arrondis, dont le dos est^‘margé d’une arête ronde Sc élevée : il est auisi divisé, dedans en six cellules pleines de semences noires,ï>art S> ^ 01I: minces, arrondies par un bout & pointues]. • 1 a mre , rangées de plat les unes fur les autres. Je
finir Ue Cn ^ eur en Novembre Sc en Décembre, Sc enl °ch ^ lévrier Sc Mars. P. Plu m. 11 l’appelle Arsto-ôí{fr-st’st*' ;i g u e, montante, à feuilles en fer de cheval.é mo ii- NANíÏON. f. m. C’est le nom d Un emplâtreW /. C , nt ’ composé de quatre livres de poix, de deuxp 0 es " a pochyma , d une livre de cire, d’une once d o■ t>r r anax > êc d’une demsipinte de vinaigre.
ôstlSLoTr JAMts -
J°ío D l, ^ st" ^ m. Nom propre d’homme, célèbre Phi-de s p ?. <ae 1Antiquité , qui fut surnommé le Princeh iix * hlIa s°phes. Aristoteles. Ce nom s’est formé dutla Hch° U ® lec P ar apocope, c’est-à-dire , par le re-Uott e de la dernière syllabe , contre l’ufage de
poi nr ^ ln h Ue - Car on dit Praxitèle, Pyrgotéle , Sc non. rstotp stLlotéle- mais Arstote. Philippe souffrait qusiA
- l °nn c .
n des leçons fur Part de régner. Tourrle , ÉS. si f. C’est le nom que les Astronomesttojp ' a une des taches de la lune, qui est la vingt-A ns catalogue du P. Riccioli.si:if j a , ALíCIEN, ENNE. f. m. Sc f. Philosophe quito te. j les sentimens & la méthode d’Aril-
de v'on 1 ■ 0ít Lu us , a, um. Caracalla avoit la fantaisiedisoh fmiter le grand Alexandre; & parce qu’on^ ote avoit contribué à la mort de ce con-C e 31 kaìssoit tous les Aristotéliciens. Tillem.
c H aulîì adjectif. Un philosophe, un dogmeson ^/ e / c ie«. La secte Aristotélicienne. Molière, dansaria ge forcé, introduit un Philosophe Arstotéli-
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cien qui dispute avec chaleur, pour savoir s’il faut direla forme ou la figure d’un chapeau.
C£?‘ ARISTOTi_LlbME. f. m. Doctrine d’Aristote & deses partisans, qui a été en vogue dans les écoles jusqu autemps de Descartes.
ARITÉNOÏDE. f. f. Arktnos.Tcx.me. d’Anatomie.C’estle troisième des cartilages du larynx, ainsi appelé, parcequ’il ressemble au bec d’une aiguière ; il est placé dansle tiroïde, Sc est soutenu par l annullaire : il ferme lapartie postérieure du larynx. Dionis.
AR1TENOÏDIEN. s. m. M. Dodard, Acad. desScìen-ces , 1700. Mém.p. 268 , Scc. écrit Ariunoïdien.Terme d’Anatomie, qui se dit d une paire des muscles .fermeurs du larynx. La première paire des sermentsfont les petits Ariténoïdiens , nommés Ariariténói-diens , à cause qu’ils prennent leur origine de la partiepostérieure Sc inférieure de l’Ariténoïde, & s’inferentobliquement au même cartilage pour le reiíerrer.Dionis.
AR1THMANT1E. f. f. Arithmanthia. C’est l’art de de-viner , de ccnnoître Sc de prédire par les nombres. Car-dan l’appelle Arithmomantie , Arithmomantia , & celaest mieux; car ce nom vient á’dfi^s , & de » ,quiveulent dire nombre Sc divination , d’où se doit for-mer Arithmomantie , &non pas Arïthmantie. L’ Arith-momantie j comme les autres divinations semblables,est une extravagance. La Gématrie, qui est la premièreespèce de la cabale judaïque , est une forte òì Arith-momantie.
ARITHMÉTICIEN, ENNE. s. m. & f. Qui enseigne,ou qui sait bien l’Arithmétique. Arithmeticus. Lesprincipaux Arithméticiens , ou Auteurs qui ont traitéde l’Arithmétique, font Diophante, imprimé à Tou-louse avec les Commentaires de Sachet, Sc les obser-vations de Fermât; Tacquet Jés. dont l’Arithmétique ,qui est en latin, a été traduite en Anglois ; Wingate ,Williford, Moor, Raison, Jeak Wel, W ard, New-ton, Arithmetica universalis , à Cambridge 1707.
ARITHMÉTIQUE, s. f.ÇTFScience des nombres : sciencequi fait partie des Mathématiques, qui considere lespropriétés des nombres , Sc apprend à calculer avecfacilité. Arithmetica. L ’Arithmétique Sc la Géométriefont les fondemens de toutes les Mathématiques. Lesquatre premières règles dé Arithmétique font 1 addition,la soustraction, la multiplication Sc la division. Toutel ’Arithmétique est renfermée dans ces quatre règles :car les règles de trois, de compagnie, d’alliage , defausse position , Sc l’extraction des racines carrées Sccubiques, ne fe font que par les diverses applicationsde ces quatre premières règles. Il faut ajouter, que bienque ces quatre règles soient fort simples, elles ne lais-sent pas de paraître obscures, même après les défini-tions que l’on en donne, à moins qu’elles ne soient ap-pliquées à quelque exemple. Roh. Il y a une Arith-métique mérríoriale. Charlemagne amena de Rome desMaîtres de Grammaire Sc d ’Arithmétique , & établitpar tout des écoles. Fleur.
Arithmétique théorique. C’est la science despropriétés Sc des rapports des nombres abstraits, avecles démonstrations dés différentes règles.
ífT Arithmétique pratique. C’est celle qui ne s’entient pas à la simple spéculation, mais qui passe à le-xécution, & apprend à faire les différons calculs, lesdifférentes opérations.
Arithmétique numérale. C’est celle qui emploieles chiffres ordinaires dans ses opérations.
$CF Arithmétique instrumentale. C’est celle ouïesréglés communes s’exécutent par le moyen de certainsinstrumens imaginés pour abréger les opérations.
fCF Arithmétique spécieuse , ou litterale. C estcelle qui emploie les lettres de l’alphabct. Voye £ Al-gèbre.
Arithmétique binaire. C’eft une invention de M.Leibnirz. Le calcul ordinaire se fait suivant la progres-sion de dix en dix. On se sert de dix caractères :.o, 1,2 , 3,4, 5 j 6, 7, 8, 9. Et puis allant à dix, on recom-mence , & l’on écrit dix par 10; dix fois dix ou cent,100 ; dix fois cent ou mille, 1000 ; dix fois mille parIGOQQ, Sc aiuli de fuite. Au lieu de la progression de