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point d’autre nom que celui de poissons armés 3 àcauíe qu ils font tout couverts de petites pointes ,Stolles & longues comme des fers d'aiguillettes, &pointues comme des aiguilles. Voyc\ le Dxction-nai^e des Arts.
^ain-armee. Sorte d’adverbe , qui lignifie , avecorce j Sc les armes à la main. Armani manu. Il estv enu enlever tous les fruits de ma terre à maìn~ar-T s ee ' II ne manquerort pas de l’aiier trouver fur lafontiere ; mais ce feroit pour 1 y recevoir à main-armée.
MET. f. m . Casque, ou habillement de tête. Galea.
'-e mot vient par diminution de helmette , par cor-ruption , peur elmet 3 ou de elmetto , comme qui di-r ° ir j petit heaume. Pasquier dit que cemotn'estvenuen usage que sous François I, & présentement il n estSuerre usité qu en parlant des chevaliers errans desyteux Romans, il n’y a point d 'armet qui puisse résistera ^ £S COUps, VOXT.
■Alphonse & Lisamante accourant au rivage y■sonnent sur les brigands y & font voler à basLes têtes3 les armets, les écus & les bras.
P. le Moine.
r On le dit figurément de la tête même ; mais c’estJ; u 'ement dans le style simple, familier Sc comique.p' et ivrogne en a dans ï’armet y ce vin lui a barbouillé
ar m.et.
^iiLLAlRE. adj. f. Armìllarls. Terme d’Astronomie.P kst nne épithète que les Astronomes donnent a unel Phere évidée, composte de plusieurs cercles de car-ou de cuivre, qui fervent a représenter Sc à ex-Phquer plus íensiblement la disposition dti ciel, Sc lesUtou vemens des astres. La première machine que leVerbi est ait fait faire pourTObfervatoire de Peckin,une sphère armillaire zodiacale de six pieds de* diamètre. P. le Comte.
^ 11 y a trois sphères artificielles différentes : celle dePtolomée, celle de Copernic, & celle de Tycho Brahé,lui représentent la disposition du ciel Sc lèsmcuvemensdes corps célestes, suivant les principes de ces trois^Auteurs.
x .Le mot d ’armillaire vient du latin armìllarls , ar-krss la i brassclet, collier, anneau.
Apéí^LE. Voyez Astragales.
^nlLUSTAÍE. f. m. Arrmllujlrium. Nom d’unefêtees anciens Romains , dans laquelle ils sacrifioient" tst ' S j & au son des trompettes. C’est la mal définir,p . de dire, que c’étoit une tête en laquelle on fai-la revue générale des troupes dans le champ def ais > aulsi Varron ne dit point que ce mot vienne du\ c [ 111 a r>na , armes, & de lustrare y faire revue; maisc. Ce que le sacrifice se faifoit dans le lieu où lé fai-£■ íít’y les revues, ou plutôt, parce que ceux qui le^ u °ient, tournoient autour de la place où il fe faifoit,de boucliers ; & il préféré ce sentiment, per-' , que c’est de ce jeu, ou de cette cérémonie,p e jV e lieuoù ce sacrifice s’offroit aux Dieux,av< ic été ap-lufí armil nstrlum , ou armilustrum , ab luendo , autr ° J id es , quod circumibant ludentes ancilibus ar-Ci I ' es Gloses expliquent armilustrium «VAíx»6« f «« ,u’est^°°'- Ka ' e “P"S expiation des armes ; ainsi ce motde lj° ìm com P°sé de lustro , faire revue , maisexpie. 7 ° J P ur £ er > expier. C’étoit un sacrifice pourp eu , l * c s armes , pour la prospérité des armes dud e jq 6 domain. Il fe faifoit le 14 e des Kalendestobre o^Embte, c'est à-dhe, le dix-neuvième d’Oc-
d an ^Ì^ÇldA. Ville de l’Anatolie. Arminacha. Elle estc °un , a dulie, au pied du mont Taurus , & beau-que l’^ Us orientale que la ville deTianée.C’est, à ceCo h ,i 0n , cl °h j l’ancienne Cybistra, ville autrefois épif-AR^ e de k pente Arménie.rtify r ^NISME. f. m. A rmlnlanifmus, A r miniano-dans l>n ‘ ^7 ^st la doctrine d’ Arminius , professeurla f C( çi myêrsiré de Leyde , & des Arminiens, ou detri ne E qui f a :uivi. Le point principal de cette doc-1 c st qu’ Arminius & les Arminiens, trouvant la
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doctrine de Calvin insoutenable fur la grâce Sc ie librearbitre, revimenta celle de 1 Eglise, & íoutinrentqu’ily a une grâce universelle donnée à tous les hommes;que l'homme est toujours libre de rejeter, qu de cor-respondre a la grâce, te. L ne doctrine li laine nepouvoir plaire aux Calvinistes. Comar , Professeur enThéologie à Groningue, collègue d’ Arminius , quitenoit pour la grâce particulière , donnée aux seulsprédestinés, & pour le décret positif, tant de répro-bation pour les uns, que d élection pc ur les autres ;Comar , dis-je, s’y opposa fortement, Si le synode deDordrecht la condamna. Ces discutes commencèrentdès l an 1609; mais elles n’éclatèrent que deux ansaprès Elies p afférent de fécale dansde gouvernement,Sc peu s’en fallut que la république de Hollande n’enfût bouleversée. Voye\ Arminien.
ARMINIEN, ENNE. s. m. Sc f. Ncm de secte. Armi-nianus , a. C’est le nom qu’on donne dans la Hollandeà un puissant parti de sectaires qui se íont séparés desCalvinistes. Ils tirent leur nom de Jacques Aiminius,fameux Professeur en Théologie dans l’Académie deLeyde. On les nomme auilì 1 emontrans , à cauíedune remontrance qu'ils préfenterent aux Etats Gé-néraux en ién , où ils expofoient les principaux arti-cles de leur croyance. Quoique Arminius eût étudiéfous Bèze, Si qu il eût même été chargé de répondreà un livre qui avoir été publié en Hollande ermite lessentimens de ceux de Genève, touchant la prédestina-tion & la réprobation, il ne put íe résoudre à s ute-nir la-deísus l’opinien de Calvin. U embrassa la doc-trine des Peres , & de l’Eglisc, qui est tout-a-fait con-traire à celle de cet hérésiarque.
Si les Arminiens s’en croient tenus au sentiment deleur maître , on n’auroit pas eu de quoi les condam-ner comme novateurs, parce qu'ils prétendent avoir deleur côté les plus anciens Peres, Sc lefque toute latradition de l’Eglife ; mais leurs successeurs, & prin-cipalement Simon Epifcogius, ont pouilé les choses íiloin , qu’ils íe íont fort approchés des Sociniens ; Scc’est ce qui donna de grands sujets de plainte aux Cal-vinistes, qui ne purent cependant les réfuter solide-ment par leurs principes. Car lorfqu’ils ont reprochéaux Arminiens , qu ils rencuveloient une anciennehérésie qui avoir été condamnée dans les Pélagiens ,Si dans les demi Pélagiens, ceux ci les ont combattuspar les raisons qui avoient été opposées aux CatholiquesRomains, au commencent de laréformation. L’autoricéfeule des hommes, di soient les Remontrons , ne peutservir de preuve légitime, que dans la communion deRome. Ce n’est pas astez de montrer qu’une opinion aété condamnée, si l'on ne montre en même temps qu ellea été justement condamnée : Nec fatis es damnatamolimsententiam ejse , nis damnandam eam , aut j ure yaut rite damnatam ese corset. Ils parlent de la fortedans la lettre qu’ils ont fait imprimer à la tête de leurApologie.
Sur ce principe, que les Calvinistes ne peuvent pasrejeter, les Arminiens ont beaucoup diminué le nom-bre de ce qu’on appeloit auparavant les articles fonda-mentaux de la religion. Comme ils ne les trouvoientpoint tous établis clairement dans les livres sacrés, ilsfe moquèrent des cathéchiímes Sc des formules de foiauxquels on vouloir les assujettir. C’est pourquoi ilsfurent condamnés dans le fameux synode de Dordrecht,tenu en 1618, où fe trouvèrent un grand nombre deThéologiens Calvinistes. M. Simon a parlé au long desArminiens3 de leurs sentimens, & de leurs principauxEcrivains, dans son Hisoire des Commentateurs danouveau Tes ament , cn. 54.
L’Auteur d’un petit livre intitulé, de la Religion desHollandais , imprimé à Paris en 167 5, 3. expliqué àfond la croyance des Arminiens. Voici ce qu’il en ditdans fa deuxième lettre : depuis la mort d’ Arminius,Sc du temps de Vorstius, Sc d’Epifcopius, untrès-célè-bre docteur d’entre eux, ils ont adopte plusieurs erreursdes Sociniens. La plupart meme d’entre eux ont quittél’opinion de leur premier maître fur les points de la pré-destination Sc de sélection éternelle. Arminius avoir en-seigné, que Dieu a élu les fidèles par la prévision de leur