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Tome premier. [A - BOU.]
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jí 2, A R M

•soi: & Episcopius croit que Dieu n’a élu personne deroute éternité ; mais qu il élit les fidèles dans le temps,lorsqu’ils croient actuellement. Il ne parle qu en destermes fort douteux & ambigus de la prescience deDieu, laquelle étoit la grande fortereíse dans laquelleArminius se retranchoir. Ces mêmes Arminiens d au-jourd’hui croient que la doctrine de la Trinité des per-íonnes dans une feule essence, n est point nécessaire ausalut ; qu’il n’y a dans l’Ecriture aucun précepte , parlequel il nous soit commandé d’adorer le S. Eíprk ;que Jesus-Christ n’est pas un Dieu égal au Pete ;que*la foi en Jésus-Christ, par laquelle nous som-mes sauvés, n’a point été condamnée, ni n’a point eulieu fous la vieille alliance. La plûpart évitent avec foinle mot de satisfaction de Jésus-Christ. Episcopiuscependant dit, Jésus-Christ par fa paillon a satisfaitjusque-là à Dieu, qu’ill’a rendu propice à tout le genrehumain. Ils preílent avec grand foin la tolérance detoutes les opinions de ceux qui prosellent la religionchrétienne, soutenant que tousles chrétiens s’accordentdans les points les plus importans , & comme l’on ap-pelle, ejfentieís & fondamentaux de la religion ■ quejufqu’ici il n’a point été décidé par un jugement in-faillible, qui íonr ceux d’entre les chrétiens qui ontembrassé la religion la plus véritable & la plus con-forme à la parole de Dieu; que pour cet esset , touspeuvent s’unir pour composer un seul & même corpsd’Eglise, & qu’ils doivent s’aimer comme sreres; quel’on ne doit contraindre personne à condamner & àquitter ses sentimens, ou à approuver & suivre ceux-d’autrui.

Si Arminius revenoit au monde, ajoute LAuteurdece petit livre, il ne reconnoîtroit assurément pas pourses disciples la plûpart de ceux qui portent son nom. Ily en a cependant qui n ont rien ajouté à ses sentimens ;mais les uns & les autres s’accordent tous en ce point ,qu’on doit tolérer tous les chrétiens, ou pour ne com-poser tous ensemble qu’une même Eglise , ou pourpermettre à chacun la liberté de sa religion. Les prin-cipaux Ecrivains de la lecte des Arminiens 3 font Ar-minius , Episcopius & Grotius. On y peut ajouterCourcelles, qui a composé un corps de Théologie,où il a mis en abrégé ce qui se trouve plus étendu dansles gros livres d’Episcopius, & y ajoute de son fondplusieurs autres choses. Les Sociniens néanmoins met-tent ce Courcelles au nombre de leurs Ecrivains.

ARMIRO. Armira. Il y a la ville & Armiro dans l’île deCandie. Armiro en Grèce, est dans la Theilalie , aufond du golfe d ’Armiro , entre Zéiton & Démétriacle.

Le golfe d’Armiro ou de Vollo. Sinus Amiranus 3ou Pelasgicus 3 ou Demetríacus 3 est dans l’Archipel,fur la côte de Theilalie, entre le golfe de SaloniqueSc celui de Zéiton, & il prend son nom tantôt de laville d ’Armiro 3 & tantôt de celle de Folio 3 qui fontfur ses bords.

Armiro , est encore le nom d’une montagne de Portu-gal. Mons Armirus. Elle est aux confins de l’Alentéjo& de 1 Estramadure d’Elpagne, près de la ville de Por-talégre. On croit que c’est \ Herminius des anciens,que d autres prennent pour la Strella de- nos jours,montagne plus voisine de la mer.

Armiro. Riviere del’íle de Candie. Armirus Elle couledans le territoire & Armiro 3 près de Castel-Malvesi,& fe décharge dans la "Méditerranée ; près de PuleoCastro. On la prend pour I’Oaxes des Anciens.

03“ Armiros. Sauvages de lAmerique, qui habitentle long de la riviere de la Plata. Alvaro donna le nomde Fera à la province qu’ils habitent.

ARMISTICE, f. m. Suspension d’armes pour un petitespace de temps. Inducin. Les troupes du Roi voyantexpirer le terme de l ’armistice 3 fe mirent en état depasser le Rhin. Les plus pressantes sollicitations auprèsdes Puissances qui étoient en guerre, pour les engagera convenir d’un armistice , & à entrer en négociation....L Armistice a été agréé par toutes les Puissances. Merc.Janv. i j 3 6 .

Ce mot est formé de deux mots latins, arma 3 &pare 3 qui veulent dire étant joints en un, que les ar-

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mes font en repos, & que les expéditions militaicessent. ,

03’ Armistice, suspensiond’armes, trêve. Les Vocalistes nous donnent ces trois mots comme parfaitetnensynonymes, puisqu’ils ne les distinguent par aucunesnuances. Ils désignent tous trois une cessation de wactes d’hostilités entre deux partis qui font en guerre:M 2 ischacun parait avoir son caractère particulier. Arnis 11 '^& suspension d’armes paraissent synonymes, enqu’ils désignent une Gestation d’hostilité pour un pe ^eípace de temps; mais le terme de jujpension d tnmes est plus du langage ordinaire ; celui d ’arrnijtic >qui est presque tout latin, paroit plus fait pour lesvans. Trêve est une Gestation d’actes d’hostilhes p°un temps plus long, ct cette convention se sait ornairement par écrit. o.

ARMOA. Petite rivière de la Morée. Armoa. Ell edans l’Arcadie , ct fe décharge dans l’Alphée.ques Géographes croient que c’est \’AmarynthusAnciens, rivière du Péloponnèse. <

ARMOGAM. 1. m. Terme de Marine, qui signifia .beau temps qui est propre à naviger. Tempus naVlgationi idoneum. Quand le maître perd son armogs’il arrive du dommage au navire, il le doit p a y er ,marchand. 03“ On ne le dit que fur la Méditerran^ •ARMOIRE, f. f. Meuble de bois, fait en forme ^buffet, qui sert à serrer des habits, ou autres hâtée -Armarium. On trouve armorie ct armoria dans la P l .balle latinité,qui fe dit d’un coffre onarmoíre 3 c^ lildans l église proche Laurel. Voyez Act. Sancl. J u fT. II j p. i oi 3 C. & t o 3 3 C. Armoire à tant, ^tiroirs, de guichets. On l’appelle ainsi, à cause q u °y serrait autrefois les armes, & maintenant les tltrde familles, ct mille autres choses. C’étoir aussiI eoù les anciens chevaliers tenoient leurs habits de j° u& de tournois , leurs écus & leurs armes. -

Armoire a vaisselle. C’est un ouvrage de in 5 0 £ j eferie, qui sert à mettre la vaisselle & autres chosescette nature, appartenant à la cuisine.

ARMOIRIE. í. f. On appeloit ainsi autrefois les ckide Poètes. Foyer Œillet. y.,

ARMOIRIES, f. f. pi. Marques de noblesse Sc de ^ ^

gnité, composées régulièrement de certaines figtn ^d’émaux, données ou autorisées par les Souve *■ .pour la distinction des personnes ctdes maisons- * ■>gnia gentilitia. Les plus belles armoiries 3 selon ^ct les plus belles à voir , font les moins chatgees,^celles dont les figures font faites de simples traits, co 11 ^les partitions & les pièces honorables. Il n’y a q l | eC ^j.tre couleurs & deux émaux, qui entrent dans l eS tmoines. 03“ Il est défendu aux roturiers ^ e s°Qndes armoiries timbrées. Faire peindre ses armo irlCS ‘ ^fe sert plus ordinairement dumot armes quand ° n s c $ *éviter l’équivoque des armes ordinaires. Blass 1111armes. Quelles font vos armes ? _ . al i-

Ce mot vient à’armure 3 à cause qu’on pess 110 rJfle strefois fur les écus, les casques & les cottes d a £des Chevaliers, les marques qu’ils avoient p rI ‘ ese distinguer les uns des autres, tant à la guette,dans les tournois. _ AcsA'

Les Savans ne font pas d’accord fur Lorigss e ^moìries. Favin prétend qu’elles ont été dès le c °j? jecernent du monde; Ségoin, du temps desNoé; d’autres,du temps d’Osiris; ce qui e s,,f (í es,par quelques passages de Diodore de Sicile j da flI mesdu temps des Hébreux, parce qu’on a donné des ^à Moyse , à Josué, aux douze tribus, à Esthf r > , Scvid, à Judith, &c. d’autres, aux temps her° lC st ^ 5 ,sousl’empire des Assyriens, desMédes & c"

s’appuyant fur Philostrate, Xénophon & Qssj lt j £SQuelques-uns prétendent qu’Aléxandre re B lamoiries & Lissage du blason. Le P. Monet v s uî f.^aient commencé sous l’empire d’Auguste; d au |> £lT rdant les inondations des Goths ; & d’autres, 1°^ p a u'pire de Charlemagne. Chorier, dans son ffs" s ^ t o ieU £phiné 3 T. 1 3 p. 97 3 remarque que les yjs cnt ièt e "les boucliers des Gaulois , qui les couvroie e jqa®ment ; que chaque soldat y faisoit pess ï jaquey?marque qui lui étoit propre, ct par la vue jl

A'elles