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Tome premier. [A - BOU.]
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A SB

tes ' littéraires de la mer BaltiqueWois de Juin, p. 174.

A S A.

ASAD-ABAD. Ville, ou gros bourg de Perse, dansHrac-Agemi, aux frontières du Curdistan, à íìx ou

r % lieues de chemin de Hamadan.

AS AN. Ville de la Terre-Saime. Afan. Elle fur d’abordattribuée à la tribu de Juda, enluite elle fut donnée àoelle de Siméon, Sc aux Lévites. Il y avoir proche decette ville un lac qui prenoit Ion nom, Sc s’appeloitle lac d 'Afan.

ASAPHAT. f. m. C’est une espèce de fierpigo , ou d’im-Pjdigo, ou grarelle entre cuir Sc chair, qui engendredans les pores des espèces devers, qui sortent de la peau,lorsqu’on la preíïe, en forme de longs filets avec une

r . tete n°ire. Asaphatum. Dict. de James.

ASAPPg, ou comme écrivent M. d’Herbelot & D. C.AZAPÉ. f. m. C’est un nom turc. Asappi. Les Turcsa PpeIlent Asappes , les troupes auxiliaires qu’iís leventParmi les Chrétiens de leur domination, & qu’ils ex-Ppsent au premier choc des ennemis; afin que les ja- 1JÚÍÌaires & les spahis fondent ensuite tout frais fur l’en-stenai déjà fatigué. Voye-q Hornius Orbis Politici ,pag.32. M. d’Herbelot, au mot Ayabiflan, dit, Alains-tar i 3 les A jappes , les recrues, les nouvelles troupes,dans lesquelles on n enrôle que des gens libres & nonMariés. C’est un mot arabe habillé à la persienne. LesAsappes sont comme aventuriers, qui font si peu esti-mes , qu’ils fervent quelquefois de pont à la cavaleriepour palier dans les mauvais chemins, & de fascinespour remplir les foliés des places -qu’on aíliége. Laplupart font encore T ures naturels. Ils vont tous à pied,

& n’ont que ce qu’ils peuvent prendre fur l’ennemi.Voyage du Levant par D. C.

Ce 110m vient du verbe turc, Saph, qui signifie,ran g 3 file j ordre de bataille , d'où íe forme afpkaph ,ranger en bataille.

ASARATH. Terme de Botanique. C’est une plante desIndes presque semblable au chanvre. Ses feuilles res-semblent parfaitement à celles du chanvre. On pile lesfeuilles & les semences de cette plante, & l’on en faitune espèce de confection avec le musc-, & quelquesaromates, dont les Persans & les Indiens se serventpour s’échauffer le sang, & pour se donner de l’appé-tu - Quand ils veulent oublier leurs chagrins , & me-leurs maux, ils mêlent dans cette confection de1 ar -ca, qui n est point encore mûr, & même de l’o-P lu m ; & cela les fart dormir fans inquiétude. Cette^omposition est fort estimée dans toutes les parties de» ^ Asie. LÉmery.

~pRlNE.fi f. Afiarina. Plante ainsi appelée par je neLais quelle ressemblance avec le cabaret, ou Afiurum;aiï rie plante d’un caractère bien diffèrent. L ’Afiarine croîtàt les rochers dans les Cévennes, en Languedoc; sesra cines qui font assez menues, cependant vivaces, jet-tent quelques tiges deçà & de-là, couchées par terre,Mmpantes, longues d’un demi-pied environ, velues,ív Sarnies de feuilles alternes semblables a celles duuerre terrestre, mais plus charnues, & couvertes d’unP°il blanchâtre. Ses tìeurs, qui naissent des aistelles des/fuilles > ressemblent à celles du muste de veau : elles°nt jaunâtres ou pâles. Son fruit approche de celui dem û la ^ re > cusorte que 1 ’Afiarine ne se distingue duía f’ veau st ue P ar son fruit, & de la linaire parus 1 ' CUl 5 ‘I 1 ” n a P°i nt d’éperon. Cette plante n’est pasp Uee en Médecine, quoique Lobel lui attribue plu-propriétés. On dit qu’elie est apéritive & abs-

te^V^ - ^ m 'Âfiarum. Plante. Ses tiges font très-cour-le S ’ f s sieurs font en forme de clochettes Sc odoran-vo '’ a s arum est toujours vert. Les Médecins s’en fiet-re ^és UC f^énucr, pour résoudre, pour guérir les du-

c Ara.

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l an 16579, au } padoce, auprès de la ville de Tyane, où il étoit adoréfous le nom de Jupiter. Asbaméen. Voye% Am. Mar-cellin.

fCT II y avoir auffi une fontaine de ce nom, consacréeà Jupiter, dont les eaux croient fatales aux médians Scaux parjures. Voycq Philostrate. Vit. Apollo.fCF ASBANIQUET. Ville d’Asie, dans la province de

la Transoxane. Longitude po d . 30', latitude septen-trionale 406.

ASBESTE. Asbefiinum. Matière incombustible. On pré-tend que c’est une espèce de lin fort délié, & auffi finque la soie, lequel croît fut les Pyrénées. Les Anciensparlent de certains linceuls dans lesquels ils brûlaientles morts, & que le feu ne consumait point. On peutvoir une expérience de l 'asbefie dans les TransactionsPhilosophiques d’Angleterre, de Juin 1685. C’est unepierre noirâtre qu’on appelle auffi Amiante. Elle sedivise en filamens blancs, qui ont servi à faire les lin-ceuls dont les Anciens ont parlé. Quelque temps qu’onla laiíle dans le feu, elle ne se consume pas, quoiqu’ellesoit en feu comme un charbon allumé. On en trouvedans Hie de Negrepont ; & c’est celle qui est appe-lée Caryjlius lapis par les Naturalistes.

ASBIN. Royaume d’Afrique. Regnum asbinum. Il estdans la côte d’Or, en Guinée, & est très-petit.

ASBOURG. Village d’Allemagne. Asciburgium. U estdans le comté de Meurs, au levant de la ville de ce

nom.

A S C.

foie & de la rate. Voyc £ Assara Bac-

A S B.

^ U ^ ter avo ^ un temple dans la Cap-

ASCAGNE. Nom propre. Ascanius , fils cl’Enée 8 cde Creuse. Il pasta dans le Latium avec son pere,après la ruine de Troie, où il fonda la ville d’Albe.

ASCALAPHE, f. m. Etoit fils de l’Achéron, selon lafable.

ASCALON. Ajcalon , Aficalo ; en hébreu, ïìVptt’M. Villequi signifie appenso , Jiat era , faction de peser, oubalance ; ou bien ignis prophanus , feu prophane, ouinfâme, selon qu’on le dérive de bptjv , peser cu de te ,Scrhp, d’où fe forme pVp, ignominie , infamie. Ajca-lon étoit une des Satrapies des Philistins, & pat con-séquent elle étoit de Palestine. Cependant Jofephe,Ant. Lìv. V 3 Ch. 3 3 la met dans l’Idumée supérieure.Le Géographe Etienne dit qu’elle fut bâtie par Aira-ins , fils d’Hymenée. C’est apparemment une fable. L’E-criture ne nous apprend rien de son fondateur. Hégé-sippe l’éloigne de 720 stades de Jérusalem. Azot,Gaza,Aficalon , Geth & Accaron, étoit les cinq villes capi-tales des cinq provinces des Philistins. S Aci. Ascalon a euun évêché suffragant de Jérusalem. On l’appelle aujour-d'hui Scalona. Maty. ^

Ascalon, est représentée sur les médailles, fous la figured’une femme couronnée de tours, appuyée de la maindroite fur une haste, & tenant de la gauche le bec oul’éperon d’un navire, & ayant à droite un autel, & àgauche un pigeon. Voye^ Tristan, pag- 3 o 4 ■ Patin,pag. ISI3SC le Cardinal Notis, pag. 43 i. Diodotede Sicile dit que Derceto, Déesse des Philistins,ayantmis au monde une fille, en eut tant de honte, qu’elle1 exposa dans un lieu defert; mais que des pigeons la nour-rirent de lait d’abord, puis de fromage qu’ils alloientprendre dans les maisons des paysans, & qu’ils lui ap-portoient dans leur hec,& lui mettoient dans la bouche.C’est, félonie Cardinal Noris, la raison pourquoi Af-calo n a des pigeons dans ses médailles. Hérode ornafort Ascalon, parce que c’étoit fa patrie.ASCALONITE. f. m. & f. Qui est d’Ascalon, natif ori-ginaire, habitant d’Ascalon. Ascalonïta, Aficalonites .-Le premier Hérode, surnommé le Grand, í bus le rè-gne duquel Jesus-Christ vint au monde, étoit Afi-calonite.

Ascalonite. fi & adj. C’est le nom ou épithète q U e l’ondonne aux échalottes. On les appelle ainsi à cause quel-les viennent de la ville d’Ascalon, en Judée.ASCANIE. Petite ville d’Allemagne. Afcania. Elle estdans la principauté d’Anhalt, fur } e Wipper, prèsd’Ascherichen. Aficanie est fort ancienne, & a titre decomté. Les Comtes d’Aficanie font la tige des Princesd’Anhalt.

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