Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
566
JPEG-Download
 

A S S

sfT Asseoir une cuve , chez les Teinturiers , c’est lapréparer, y mettre-les drogues & les ingrédiens néces-saires , pour qu on puisse y laitier les étoiles, laines,foies & en bain.

Asseoir , se dit auffi en choses spirituelles Sc moralesAssidere. Dieu a fait asseoir Ion Fils à ía droite. Il feraaseoir les Apôtres auprès delui pour juger les douzeTribus d’Israël.

On dit figurément ajseoìr son jugement, pour dire,juger en connoissance de cause. Judicium , sententiamferre. Il ne faut asseoir Con jugement sur quelque af-faire que ce soit, qu’après une mure délibération. Ondit aussi, asseoir fa vue fur quelque objet ; pour di-re , s’y arrêter, le contempler. Oculos figere s defi-gcre.

Dans cette acception on ne peut l’employer qu’àl’infinitif ; Sc ce seroit mal parler que de dire je n‘as-sieds , ou je n’ai assis aucun jugement là détins. 11 enest de même de tous les autres temps Sc de tous lesautres modes, fans en excepter les participes. Il fautalors se servir d'un autre verbe ou d’un autre tour dephrase.

fssr On dit auffi qu’on ne peut asseoir aucun fondementsur ce que dit quelqu’un, sur ce qu il promet ; pourdire, qu’on ne peut pas se fier à sa parole, & à ses pro-messes.

Asseoir en jurisprudence, signifie affigner, hypothéquerune rente, une pension sur des héritages. Designa-re j assignare. Les Notaires disent dans leurs contratsde constitution, un tel a assis Sc aitîgne une telle ren-te, une telle pension viagère fur un tel héritage, qu’ila affecté & hypothéqué au payement.

Asseoir en matière d’impôts, signifie, départir, réglerles tailles Sc autres droits qui se payent par capitation.Tributa singulorum in capita describere. On a envoyédes commiffions aux Elus pour asseoir Sc départir lataille de leur Election. Ce font tels Sc tels paysans quidoivent asjeoir la taille en un tel village l’année pro-chaine. Ils font nommés pour ajséeurs.

Asseoir les ventes 3 termes des Eaux & Forêts.C’est désigner le canton où est le bois qui doit êtrevendu. Designare.

ASSIS, ISE. part. Sedens , confidens.

ASSIS. Situé, placé, bâti , en parlant d’une ville, d’unchâteau, d’une forteresse, &c. Situs. Cette maison estassise sur le Rhône & la Saône ; pour dire, qu elle estbâtie Sc placée sur ces deux rivières.

|’sT Assis, fe dit en manège du cheval Sc du cavalier.Celui-ci est bien ou mal assis dans la selle , Sc le che-val est bien assis sur les hanches, lorsque dans ses airsau manège, & même au galop ordinaire, fa croupe estplus basse que les épaules.

En termes de Blason, on dit qu’un animal est asss 3quand ils est peint sur son cul, comme tous les ani-maux domestiques, chiens, chats, &c. Ces mots vien-nent d’assidere.

ASSÈOUR, ou ASSEUR, étoit autrefois un Officier dela maison des Ducs & Duchesses de Bretagne. Hifi. deBret. T. //_, p. çij. Alain du Cambout AJJéour. JeanSorin AJseour en l’abfence dudit Cambout. Pierre dela Maresehee A.sséour _, Sc p. i s çj. Martin Landellepremier asseeur. Dans ces deux endroits, qui font desEtats des maisons des Ducs Sc d’une Duchesse de Bre-tagne , cet Officier est nommé après les Ecuyers.

isT ASSEPS- Voyc\ Aseph. C’est la même chose.

ASSEQUI, f. f. Terme de Relation. On donne ce nomaux femmes ordinaires du Grand-Seigneur, qui ont letrain d’Impératrice, quoiqu il ne les ait pas épouíées.Elles font en grande considération. A. D. S. M. C’estla même chose qu’AssAKi.

#3“ ASSERA. Ville de Turquie , en Europe , dans laMacédoine , fur la rivière de Vera. C’est l’ancienneAssorus de Migdonie.

ASSER AC. f m. Le même cfiafss , est une espèce deLangue qui est l 'assis des Egyptiens, Sc diffère de l’o-pium 6c du mafiac des Turcs. Castelli cité par Ja-mes.

ASSER AL. f. m. Fiante dont les Turcs se servent commed’opium pour chasser la peur & le chagrin, & pour se

ASS

rendre plus gais Sc plus hardis. Selon Scaliger, dans senExercitatiori i j 4 ., les Dervis, qui íont des RcuëfiTurcs, s’assemblent tous les ans, Sc après L ccre ss cme de leur Mosquée, ils vont dans une autre lietiun íuperbe banquet ; eniuite ils mangent d une nequ ils appellent affer al 3 qui chaste tous les chag 1111 ^’& leur caute une joie extraordinaire; mais si l 01 ?prend par excès, il fait perdre le sens pendant quetemps. Pierre Petit, dans son Traité dxxNépenthes>auffi la plance afferas Sc lui attribue les mêmes ppriétés. , e

ASSERBE, ou AZERBE. f. f. C’est le nom qu’on d° nnà la muscade sauvage, ou muícade mâle. .ASSÉRIM. La Roca d Assérim , ou d’Aseary. A(f er ‘/ nuArx Aferima. Forteresse du Mogolistan , dans L P 1vince de Cambaye, au midi de Surate & au i £Vde Bacaim, fur un rocher. a

ASSERER. v. a. Qui se trouve dans Marot, Sc q u 1 ^fait du latin aferere. Se rendre maître, s’assu retquelque chose , la prendre, te l’assurer.

Enta verdeur plaisir donc nous assere. MaU° t '

ASSERMENTEE. V. a. Terme de Palais. Interpellespartie adverse de faire serment fur la vérité d unqu elle avance. Il est vieux. Jurejurando 3 sacramaliquem 3 ad sacramentum aliquem adigere.

Ce mot vient de sacramentum , jurement. . ^IseF ASSERMENTÉ, part. Attaché par serment- *vieux. Jurejurando , sacramento afiúclus. Les J e 11 'font particulièrement assermentés au Pape Sc à 1 £ ^néral. Pierre du Moulin. Accomplissement desphéties, p. 10 de la préface. uC

ASSERTEUR. f. m. Ce mot n’est guère en uíag edans ces deux phrases. Afierteur de la vérité , a J> ^teur de la liberté publique ; pour dire, un hofflfi e ^soutient la vérité , qui défend la liberté publiq^jjtoutes rencontres. Caton étoit un grand afierteufliberté publique. Ce mot vient du latin assererer .tenir, assurer. D ici. des Arts. C’est parler franç 01latin. > 0 u

ASSERTION, f. f. Terme didactique.Proposition'1 ^établit, Sc qu’on soutient vraie. Assertio. La cce répondant contient une douzaine d’assertions-sertion de M. Chevreau est trop précipitée. M isSLettre 1 8. Style d’Ecoles. ^

As sertion, signifie auffi en style de Pratique, ,tion en Justice. On le renvoya fur son assertion • 1 'guère en usage. Acad. Fr. Ose

ASSERTIVEMENT. adj. Avec assertion, d’une t 03 ^,affirmative. Ces paroles étant prises afiertiv e>% p,iroient à ruiner l’immcrtalité de l’ame. Log. .gc

Ce terme est tourné en ridicule dans le Dicl l ° c -Néologique , où l’on dit que Pantalon-Phceh^ ìitloit toujours assertivement. {CP Au reste, hpasser tout au plus que dans le genre didactifi .. ‘ rí ,ASSERVIR, v. a. Domter, mettre en servitude. j^jin*

domare , in servitutem asserere , mittere. Les R ,niont asservi une grande partie de la terre. Iln’ap 3 ’jsià toi que tu n’aies asservi les Macédoniens à ceU*ont vaincus. Vaug. . . JeS

Asservir, se dit figurément en Morale, en P a p t p o<Fpallions. Asservir ses paffions, c’est les dompte 1, J a stiquement, on dit qu’u ne belle femme a de q - £e ,servir cous les cœurs , Sc les soumettre à seu e11 ‘

Malheureux mille fois celui , dont laE eut aux règles de l’ art asservir song etlie '

1 $’atf e s

|£T II s’emploie auffi avec le pronom personne 1, ,s e sdvir au cérémonial, aux règles. Je ne faurois 111à tous vos caprices. (feE uS>

ASSERVI, IE. part. Domitus 3 in servitutem a M

m ‘Js US - servie,

Quoi! votre ame , à Vamour en e f c ‘ a ?pgc.

Se repose fur lui du foin de votre vie- , stjt 1*

CfF ASSES ( les). Peuples d’Afrique, en Guin ee ’côte d’Or, mais fort avant dans les terres.