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Tome premier. [A - BOU.]
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ASS

'ASSESSEUR, f. m. Officier de Justice gradué, créé pouriervir de conseil ordinairement à un Juge. AJsesor. Ily, a »n ancien Sc nouvel Ajsejseur du Prévôt des Ma-N-cnaux , qui ailîste aux jugemens des procès. En plu-leuts Sièges il y a un assesseur civil, Sc un assesseurcnnnnel. Quand il n’y a qu’un Conseiller en un Siège,°u l appelle souvent ÏAJfeseur. Cette charge a été

creeeen iy86.

Dans la Chambre Impériale il y a des ajsejseur s deeux fortes. Les affieseurs ordinaires, & les assesseursextraordinaires. Les ordinaires doivent être íeize. Ce^otitbre néanmoins n’a jamais été rempli j usqu’en i yoo,** Us n’étoient que treize, & quelquefois moins. Lenombre des affaires croissant, on augmenta le nombreEs ujjejseurs. D’abord en iyai, on en ajouta deux,oE ensuite six , ce qui fit vingt-quatre. En lyzo on encrea encore huit nouveaux auxquels on en joignitencore neuf autres, desorte qu’ils font quarante & un.

empereur nomme cinq de ces affieseurs , trois Com-tcs > 011 Barons, & deux Jurisconsultes. Les Electeurs11 Ti PK&iiroient que six, dont la moitié dévoient êtreNobles, & l a moitié Docteurs en Droit. Depuis quee nombre a crû, on leur donna en i y66, le droit d’enPtesenter encore deux, ce qui faisoit huit ; enfin onp a encore ajouté deux, ce qui fait dix depuis 1570.f;Archiduc de Bavière en met deux nobles. Les sixperdes de l’Empire enmettoient chacun deux, ce quiadoit douze : depuis que le nombre est augmenté, ona permis à chaque Cercle d’en mettre trois, & ensuite5 Uatt 'e. L’Autriche Sc la Bourgogne n’ont droit d’en pré-enter que depuis 1 y/o. Quand unCercle ou un Etat estP Lis de six mois fans nommer les ajfejfeurs qu’ila droitj e nommer, le droit de nommer est dévolu au Juge dea chambre & aux ajfejfeurs. Quand il vaque une place,e Prince , l’Etat ou le Cercle qui y doit nommer, enPreíente deux ou trois, & point davantage. Le Juge«e la chamore & les ajfejfeurs choisissent le plus di-gne. Si aucun des deux, ou des trois ne leur paroît pasdigne, & que les six mois ne soient pas écoulés, ilsPrient le nominateur de vouloir en présenter d’autresffiii soient propres. Les qualités qu’on demande en euxjont, qu’ils soient de bonnes mœurs*, nés d’un mariagejegitime , & en Allemagne ; qu’ils aient une connois-anc e suffisante du Droit ; qu’ils soient Catholiques ,Luthériens. Ils font obligés de n’avoir d’autre em-P °i que celui d’assesseur, de ne faire aucun commerce,c - Us ont des privilèges, & une exemption générale,

? UX ^ toute ^ eui famille, & pour leurs veuvesd Ur mort. Ils font fous la protection particulièreJ" 1 Empereur. Ils font exempts de tutelle, &c. Leurs^Pponitemens étoient d’abord assez modiques ; on lesa ugmentés dans la fuite. En 1 joo ils surent réglés

les Comtes & les Barons à 600 florins par an,

I a 40 o pour les Docteurs, les Licenciés & les sim-^ es Chevaliers. En 1555 on en assigna 700 aux Com-hft' aux barons, & aux autres yoo. En 1570, dansecejfus de Spire, ils furent fixés à 800 pour les pre-jy ts > & à 700 pour les autres. Foye\ Lymnams, Liv.çi J ‘•A. 2. Ces ajfejfeurs font les Conseillers de laASSF cS? re Impériale, & le Juge en est le Président,ass <r IAL > ALE. adj. m. & f. Qui appartient auxo. T CUrs 5 stui est composé d’assesseurs. Ajf zjforianus ,l a ’p e tr ibunal ajfejforial que le Grand-Chancelier dede r ^ U , r ° nnc (de Pologne ) a fait assembler, continuerales affaires de peu d’importance. Gazette,Q(r„rr P a t ?• i- Cette affaire a été portée au tribunal

ASsiffe^

m ar E > vu HACHETTE, ou AISSETTE. C est unejui a une tête plate d’un côté , Sc un large tran-C Q de l’autre. Dolabella , securicula. Il fert auxLf 0 Vleurs , aux Tonneliers, & à d’autres artisans. Lesc e lli nan ss l’appellent Tille, & quelques-uns dériventLien °i â f/L, qui est un petit ais qu’on nomme autre-taillé avec 1 ’aijsette.

p ro ^EAíENT. f. m. Terme de Coutume. Assurance,Point f - àlre avec serment devant les Juges, de ne• aire de mal à quelqu’un. Ragueau. Foye\ As-

ASS EUpr NT -

lER. Terme de Coutume. C’est donner aiïure-

A S S $67

ment. Ragueau. Ces deux mots viennent d’ajfecu-rare , qui vient de ad , & de securus ,- comme qui di-roit, rendre sûr. Foye\ Assurer. On n’écrit plus asseurer.

ASSEYER. v. a. Vieux mot. Assiéger. On trouve assis Scaffiisrent, pour, il affiéga, ils assiégèrent. Sennacnéribassist à la parfin Jérusalem. On a dit aussi aussi assis ,pour assiégés.

ASSEZ. adv. Satis. Autant qu’il faut. AJfe% a beau-coup de rapport à la quantité qu’on veut avoir ; Scsuffisamment en a plus à la quantité qu’on veut em-ployer.

§CF L’avare n’en a jamais ajfe% , il accumule & sou-haite sans cesse ; le prodigue n’en a jamais suffisam-ment.

A l’égard des doses Sc de tout ce qui se consume ,ajfei paroît marquer plus de quantité que suffisam-ment j car il semble que quand il y en a ass , ce quiferoit de plus, seroit de trop ; mais que quand il y ena suffisamment ce qui seroit de plus n’y seroit que l’a-bondance sans y être de trop. On dit d’un revenu mé-diocre qu’on en a suffisamment, mais on ne dit guèrequ’on en a asfet'.

ijfT II y a dans la signification à’ass plus de généra-lité que dans celle du mot suffisamment. Ce qui don-nant au premier de ces deux un service plus étendu,en rend l’usage plus commun. Au lieu que,suffisammentrenferme dans son idée un rapport à l’emploi des cho-ses, qui lui donnant un caractère plus particulier, enborne l’usage à un plus petit nombre d’occasions. Syn.Fran.

(fT C’est ajse% d’une heure à table pour prendre suffi-sament de nourriture ; mais ce n’est pas ajse p pour ceuxqui en font leurs délices. L’Econome fait en trouverajse\ où il y en a peu. Le dissipateur n’en peut avoirsuffisamment où il y en a même beaucoup.

On dit, cela est ajfe% bien, ou affeç mal, pour louerSc blâmer sobrement.

On dit aussi en Poésie, ajfe% Sc trop long-temps.

Assez, &trop long-temps, ma lâche complaisanceDe vosyeux criminels a nourri Vinsolence. Bon.

On dit aussi, c’est ajfe%; pour dire, n’en dites pasdavantage; cela suffit.

On dit, ass p eu, Sc ajfeffouvent ; pour dire, sim-plement, peu Si souvent. C’est un homme d’ajje^peud’esprit. On se trouve ajfq souvent embarrassé à choi-sir. Acad. Fr.

ASSIDÉEN. f. m. AJsicLzus. Secte des Juifs ainsi nommésdu nom hébreu EaH’Dn, hhafidim, miséricordieux,justes. Les AJfidéens regardoient les œuvres de suréro-gation comme nécessaires. Ils furent les peres Sc lesprédécesseurs des Pharisiens, & de ceux-ci sortirentles Esséniens. Il est parlé des AJfidéens dans les Livresdes Machabées, Liv.I, ch. 11,4 Sc FII, 13. Liv.II, ch. 14 , vers. 6.

Quelqu’un a dit que les AJfidéens étoientainsinommés,parce qu’ils étoient assidus au culte divin. C’estune bé-vue. Assii&us n’est point un mot latin, mais hébreu.Un autre Auteur dérive ce mot du chaldéen “PurN dif-fudit, c’est-à-dire, il a répandu, Sc prétend que ce

I nom signifie des gens répandus çà & là, ou fugitifs pourleur religion, Sc pour ne point obéir au Prince, qui

1 vouloir la leur faire abandonner. Il paroît bien plus na-turel de le faire venir de Esvrtorr, comme nous avonsdit.

Serrarius Jésuite , Sc Drusius, ont écrit l’un contrel’autre fur les assidéens , au sujet d’un endroit de Jo-seph, fils de Gordon, dans lequel le premier prétendqu’il appelle assidéens les Esséniens,l’autre prétend quece font les Pharisiens. Les assidéens, & Tsaadikim,ouJustes, ne firent d’abord qu une meme secte ; après lacaptivité ils se séparèrent.

ASSIDENT, ad. m. Signe ou symptôme assident ; c’est-à-dire, qui accompagne ordinairement une maladie.Il diffère du signe pathognomonique, en ce que celui-ci est inséparable de la maladie à laquelle il est essen-tiel, au lieu que l’autre ne l’est point. Gauen citépar