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Tome premier. [A - BOU.]
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57^ ASS

-ossifie les pauvres. Vqy-eq aux mots Aider & Secou-rir, les différences de ces trois mots synonymes.

ffT ASSISTER, fe dit encore activement pour accompa-gner ou conseiller quelqu’un pour quelque action. Danscette acception on ne le dit guère qu’à l’infînitií, avecle verbe faire, au participe pastis- Un Prélat qui sacreun nouvel Evêque doit être assisté de deux autres. Ilíe fit q/ii/Fer par des archers. IÌ étoit assisté de son Pro-cureur, de son Avocat quand il palla cet acte. Ce tu-teur n’a rien fait que de l’avis du coníeil, & assisté desparens du mineur.

Onditaulïì, qu un prêtre assiste xm malade, ou uncriminel à la mort; pour dire , qu’il l'exhorte à bienmourir, & à se repentir de ses fautes. Adhortari.

On dit familièrement, Dieu vous assiste à ceuxqui eternuent, ou à un pauvre qu’on refuse.

ASSISTÉ, ÉE. part.

ASSITRA. í. m. Arbre des Indes, le même que le Man-dam. Voyez ce mot.

ASSO. Terme de Lithologie. Pierre d’Asso 3 affieme, ouafîîe. Assius lapis. Cette pierre tire ion nom dVWs? ,ville de la Troade, dans l’Asie mineure , où on latrouve. Elle est d’une íubstance spongieuse, légère &friable, couverte d’une fient ou poudre sarineuíe pa-reille à celle qui s’attache aux parois des meules demoulins , à qui on donne le nom de fleur de pierred 1 asso. Les parties de cette fieur font fort pénétran-tes , & consument les chairs qui font molles & spon-gieuses fans mordacité. La pierre íur laquelle on latrouve possède les mêmes propriétés , mais dans unmoindre degré ; cette fieur est non-feulement difiol-vante, digestive & préservative, comme le sel, maiselle n’a aucune qualité corrosive. Elle est un peu sa-lée ; ce qui fait croire qu’elle íe forme des vapeurs quis’élèvent de la nier, qui fe condensent dans les ro-chers, & se defiéchent par l aideur du íoleil. Galiencité par James. x

Asso. Nom propre d’une ville de Mingrélie, en Asie ,afl'um. On la prend pour l’ancien S urinum , ou Surum ,ou Arch&opolis , ville de Colchide. Elle est au sud-est de Savucopoli.

ASSOAGER, ou ASSOHAIGER. v. a. Vieux mot. Sou-lager, diminuer. Poés. du Roi de Nav.

§ 3 “ ASSOCIATION, f. f. C’est en général faction d’affc-cier, de former une société ou compagnie.

ifj" C’est proprement un contrat ou traité de société parlequel deux ou plusieurs personnes fe joignent ensem-ble , ou pour fe secourir mutuellement, ou pour agiren commun, ou pour vivre plus commodément. So-cietas. La plus étroite des astociations est celle qui fefait par le lien du mariage. 11 y a une association en-tre ces deux compagnies , entre ces deux marchands.L ’association se contracte par un consentement toutpur. Patr.

fCí" Association , en droit commun, est l’aggrégationde plusieurs períonnes en une même société, sous lacondition expresse d’en partager les charges & les avan-tages. Chaque membre de la société s’appele associé.Encyc^

ASSOCIE , ÉE. f. m. & £ Qui est membre d’une so-ciété. Un associé peut engager son associé. Le corps

- peut souffrir des associés en amour ; mais non pas lecœur. B. R ab.

Associe. On donne cette qualité dans l’Académie desSciences & dans celle des Belles-Lettres à quelquesAcadémiciens. Les associes íont de deux fortes, les unsFrançois & les autres etrangers.

Ce mot vient du Latin associare y qui fe trouvedans Stace & dans Claudien.

Associée, f. f. Nom de quelques Religieuses dans l’or-dre de la Visitation de N. D. Associata. Il y a dansl’ordre de la Visitation des Religieuses de trois fortes ,des Choristes, des Associées, & des Domestiques. LesAssociées , non plus que les Domestiques, ne fontpoint obligées à l’offìce divin, mais seulement à direun certain nombre de Pater & d'Ave Maria. Les Cho-ristes & les Associées font seules capables de remplirtoutes les charges du monastère, excepté que les As-sociées ne peuvent être élues Assistantes, parce qu’un,

ASS

des principaux emplois des Assistantes, est d’av.oirla di-rection de l’offìce au chœur ; deíorte que quand lesAssociées font lupéneures, elles ne fe mêlent peint dachœur ; Sc pour ce qui regarde l’offìce divin, elles kil'sent tout faire à l’Aiìistante. P. Helyot. T. IV- p a st '

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Associée. Ce nom se donne austì chez les MiraroicrjjAou filles de Sainte Geneviève, à quelques-unes de ccl cqui les composent. Asociata. Chez les Miramioncs >il y a les Sœurs & les Astociées. S’il y a quelqtff “Y"ou veuve, qui ne pouvant pas s’aíìujétir àtousics nglemens de la communauté, íouhaitent néanmoinsmeurer dans la maiíon, & s’unir à la communam-pour servir Dieu plus parfaitement, & aider à pluliç iirSbonnes œuvres, que les Sœurs pratiquent à l’égard rprochain, elles les peuvent recevoir en qualité d A/sodées. Ces Âstoctees ne font obligées qu’à une ani Ji -d’épreuve : elles n’ont point de voix active & paísiveAne peuvent être mises dans les charges qui iont clec

ves. P. Hélyot , T. VIII. p. 232.

ASSOCIER, v. a. Admettre quelqu’un dans une conip^gnie, dans un traité de société. Ces deux amis ont ajsocié nn tel avec eux , l’ont associé à leur traite dantelle affaire. Societatem facere , conflare ■ socium J 1 1aliquem adjungere. r

Associer , fe dit auísi pour donner part de quelque ch^à quelqu’un , le prendre pour compagnon , pour colégué dans un emploi. Il asocia Tibère a cet bonne 1 * •Ablanc. Il leur est permis dissocier d’autres pefi° nnés aux sacrifices. Pas c. Un testateur associe plun eUpersonnes dans un même usufruit. Peliss.

Malgré tout son orgueil , ce Monarque fl fer >

A son trône , à son lit , daigna Aaíîocicr. RacJ^*

fïCF s’Associer avec quelqu’un , c’est faite une s° cl íavec lui pour quelqu’intcrêt commun. Ils íe sont ujj uciés pour le commerce des Indes.ísT II íe dit austì pour fréquenter, avoir liaison, c0l ffmerce. Un homme prudent nc sasocic pas avec toinfortes de gens.

ASSOCIÉ, ÉE. part. Socius , societate conjunctus.ASSOGUE. £ £ On appelle depuis peu Astbguesque l’on a appelé juíqu’ici galions. Gaulus , S alll s.Ce font les vaisseaux Espagnols , qui portent leschandises d’Europe dans l’Amérique méridionale». É.qui rapportent l’or & largeur de l’Amérique en Est a

gne. Voye% Galion. »

Le Dict. de l’Acad. Fr. dit qu’on donne ce n0ll spcertains galions d’Espagne, parce qu’ils portent du ^argent aux Indes occidentales, dont on fe & Il sr vépurer l’or quand il íort de 1 a mine. Assogue en thjgnol signifie vis-argent. Ces mêmes galions rapP 01Tor & Pcirgcnt.

ASSOITE DE MARIE. Espèce de baume vert, t 3 J tliquide , & tantôt sec , dont les Eípagnols se QÚ tutilement en beaucoup de rencontres , sur-tout Pla cure extérieure des plaies.ffT ASSOLER v. a. Terme d’Agriculture. C’est P^ffsles terres-labourables d’une ferme ou métairie P° l ff aCsemer diverl ement, ou les laisser reposer. On P a V.^ eordinairement les terres en trois foles, l une I een froment, l’autre en menus grains, la troifi eITieen jachère. Voye^ Sole, en Agriculture. f din*ifT Les grands Vocabulistes font le mot sole, Cl rr0 isOn a coutume , disent-iis, de diviser les terres en ^fols. L’unseseme en froment, &c. Le troisième re p,-,jachère. Ils auroient dû consulter le Dict. de .ASSOMME, ÉE. adj. Vieux mor. Endormi: dcj° 'qui veut dire, sommeil.

II efi un petit applomé,

Hélas ! il st fl assommé.

_ maillet,

ASSOMMER, v. a. Tuer avec une massue, un .^„ a aoou autre chose pesante & accablante. VAide 1 ca ^ 3 -malleo trucidare. Il a reçu des coups de v&° - ie s,tblés dlassommer un bœuf. Les Hébreuxddles criminels en les lapidant. Ménage dérive CÊ