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Pousse des feuilles semblables à celle de la sanicíe ,àttachees à de longues queues, & un peu rudes autou-c ner. Il s’en éleve deux ou trois tiges chargées de qucl-ques feuiU es , & portant à leurs sommités des bouquetseu ombelles de fleurs blanches, tirant fur le purpurin ,soutenues par des couronnes de feuilles. Chacune deC | C r keurs est composée ordinairement de cinq feuillesmíposées en rose, rabattues & repliées souvent vers lecontre , & attachées à un calice qui devient un fruitcomposé de deux bourses, remplies chacune d uneêtaine oblongue. Elle croît dans les bois, & la petitecipece dans les lieux montagneux, comme les Alpes &i, es . Pyrénées. Leurs racines purgent, comme celles deellebore noir. On l’appelle en latin Astranûa , d" asA VTt> J P aLce stue les sommités font disposées en étoile.
* uE, si m. fCF Qui supplique généralement à tous lescorps célestes, qui ont une lumière propre, ou reflé-cnie, Sc se dit du soleil, des étoiles, des planètes, desCometes. Cependant on le dit plus ordinairement descorps lumineux par eux-mêmes, comme les étoiles fixescc le soleil. AJlmm. Le mouvement des astres , le coursues astres. Observer les astres. Calculer le mouvementd es astres. Les lunettes ont fait découvrir plusieursnouveaux astres dans le ciel. Le peuple croît que lescomètes font des astres de mauvais présage. Les habi-ta us de la lune prennent la terre pour un astre j & jevous garantis que nous leur paroissons faire assez régu-hetement nos fonctions à.’astre. Font en. Les Poètesa Ppellent le soleil, Y astre du jour ; Sc la lune 1 ’ astre dela nuit.
Le tombeau du Calvinisme, Sonnet du P. Commue,commence ainsi,
J 1 eu s peur pere r orgueil, & pour mere Verreur •
Z ’astre sanglant de Mars éclaira ma naissance ;
Avec f impiété, la révolte sa sœur
Prit le soin d’élever en secret mon enfance.
Ce mot vient du Grec S *?«».
^stre , se dit figurément d’une personne extraordinaireen mérite, en beauté. Quand ce Prince naquit, ce futUn nouvel astre qui parut sur l’horizon. Cette beautéest un astre qui brille dans son quartier. La métamor-phose des yeux de Philis en astres est un Poème de*1 Abbé de Cerisy.
On a cru pendant long-temps que les u/?re.nnfluoientlur les corps sublunaires. Peut-être même n’est-on pasencore bien revenu de cette .erreur. Par rapport au pou-v oir qu e j es Astrologues attribuent aux astres fur lescorps terrestres, on distingue des astres bénins, heu-reux , favorables, malins, malheureux, ó’c. des astresqui président à la naissance, &c. En supposant fin-huence des astres. Racine a dit Poétiquement :
Sous quel astre ennemi faut-il que je fois née ?
LV que craindre en ce fiècle, ou toujours les beauxarts
un astre favorable éprouvent les regards?
As
, chez les chimistes, signifie la plus naute vertu &a Plus grande efficacité que les choses acquièrent anj °yon de leur préparation : ainsi Y astre dc soufre, c est0ï qu’on l’allume pour le changer en une huile U'es-i Xc ., lente ; 1 ’ astre de sel, Lest ce minéral disions danse l eau ou de l’huile, pour augmenter fa force. L ’àsI e j* 1 1 mercure, c’est la sublimation , par le moyen_ e .., a qnelle il acquiert plus de force Sc de subtilitéc V n ” ei1 avoir naturellement. On l’appelle encore Al-Jou J < i uinte lf ence > extrait, sperme, &c. RulAND.
C est encore un nom que l’on donne à certains mé-j Ramens, tels que les trochiques, ou ceux qui ontA ngure d’un petit gâteau marqué d’un astérisque,^ous trouvons dans Galien,!. Fin,dcC.M.S. L. C.j ■».& dans plusieurs autres endroits, le nom d’aster,J 1V| ncìbl e , somnifère anodyn. Quelques Chimistesde p stent ce nom à un remède, non point tant à causeem prejnte, qu’à cause qu’il est extraordinaire, Ainsi.
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je puis, dire, par exemple, des vertus astrales, astredes sorpens. Dict. de James.
Astre du monde. Terme de Fleuriste. C’est un œillet.piqueté, extrêmement moucheté furì’exfrémité desesfeuilles. Sa fleur n’estpas fort large, mais elle est fortronde, & bien prise dans ce qu’elie contient. Sa planten’est pas fort robuste. Elle est susceptible de blanc Scde pourriture. C et œillet se trouve à Lille, à Amiens, &c.
Astre du monde violet. Terme de Fleuriste. Espèced’œillet. C’est un violet pourpre clair,extrêmement rond,qui tourné bien ses feuilles; son blanc est assez fin, Scson panache régulier, mais il est marqué de quelquesmouchetures, qui ne le rendent pourtant point brouillé.Sa plante est robuste & vigoureuse, mais íes mar-cottes ont peine à prendre racines. Sa sieur est assezlarge.
Astre triomphant. Terme de Fleuriste. Espèce d’œil-let piqueté. U est large & fort piqueté, sa plante mé-diocrement forte. Il est à Lille.
ASTRÉE. s. f. Terme de Mythologie. La Déesse de laJustice. Astraa. Hésiode dit qu'elle étoit fille du Ti-tan Astréus & de Thémis ; mais d’aurres Mythologif-tes, en suivant Ovide, la font fille de Jupiter & deThémis. Pendant le siècle d’or elle descendit sut 1a terrepour habiter avec les mortels ; mais elle eut tant d’hor-reur de leurs crimes , qu’elle les abandonna pour re-monter au Ciel : elle y occupe une place dans le Zo-diaque , où on la représente sous le nom de la Vierge.Depuis ce temps-là tous les Poètes ont célébré la can-deur d ’Afirée , & ont regreté le temps où elle vi-vo j c.
ASTREINDRE, v. a. T astreins, J’ai astreint. T astreignis.T astreindrai. Que )'astreigne. Contraindre quelqu’una laite quelque chpsie. Astringere , obstringere , obli-gare. tfy Astreindre quelqu’un à l’étude, au travail.L’astreindre à des conditions injustes. Avec le pronompersonnel, s’obliger à faire quelque chose, s’assujertir. Ledégoût qu’on a des sciences, vient de ce qu’on estobligé de s ’astreindre à certains principes fatigans.
ASTREINT, EINTE. part. Astrictus.
ASTRÉUS. f. m. Terme de Mythologie. L’un des Titansde la Fable. Il étoit fils de Crins & d’Euribée, fille c!ePluton. Il eut d’Aurore les Astres & les vents; il armaceux-ci pour exercer leur furie contre les Dieux, afiiade favoriser ses frétés qui alloient déclarer la guerrçà Jupiter. Hésiode le fait aussi pere d’Astrée.
ASTRICTION. f. f. Terme de Médecine. Qualité d’unschose astringente. Tous les astringens ont par consé-quent de 1 ’astrìcîion. Il saut observer d’abord que laplante nommée Scordinm, est de saveur acre & amère ,mêlée d’un peu d ’astriciion. Journ. des S. La laveurde cette eau a quelque chose de salé & de sulfureux*mais prcíque fans aucune astrìciion.
ASTRINGENT , ENTE. adj. Qui a la propriété deresserrer, & de rendre les pores plus petits. Astringens ,stypticus, adstricloriam vim habens. Les Teinturiersappellent matériaux astringens , l’écorce d’aune, de.grenade, de chêne en fève, de pommier sauvage, laíciure de chêne, les coques de noix, la racine de noyer,les galles & le íumac. On a inventé une poudre ítyp-tique ou astringente , composée avec le vitriol com-mun , calciné à rougeur, & l’alun calciné en blancheur.Quelques-uns mettent ces poudres dáns Peau de plan-rin,& de roses, Sc urine, & en composent ì’eau styp-tique.
Astringent, se dit des remèdes qui ont la pro-priété de resserrer, c’est-à-dire, de corriger k trop grandefluidité des déjections d’un malade, ôc de leur donnerla consistance convenable, qui annonce la bonne dis-position des organes de la digestion. Remede, médi-cament astringent.
CCT Astringent , se prend atìífi substantivement en mé-decine. Ayant arrête l’hémorragie, tantôt par de petitsmorceaux de vitriol que nous mettions avec du coton,Sc par les autres astringens . .. . Tantôt, sc. Degori.Faire usage des astringens. Prescrire les astringens kun malade.
AST11QC, Terme de Marine. Grosse corde que i’oi*