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Tome premier. [A - BOU.]
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attache à une cheville de bois nommée Escome. Ru-dens.

f C? ASTROCHYNOLOGIE. f. f. Astrocynologia.Novad’un traité fur les jours caniculaires. p». ajíre 3 **/'«*,chien 3 Aosir> traite.

ASTRJÏTE. f. 5. Pierre astroïte. Astróites. Planté pier-reuse qui végété au fond de la mer comme le corail »ou plutôt espèce de madrépore & de corps marin, ily en a de plusieurs sortes. La plupart ressemblent à descerveaux pétrifiés, dont les anfract uosités font marquéespar des sillons plus solides, qui font écartés les uns desautres par une lubstancc plus spongieuse, composéede plusieurs lames très-minces. Dans d’autres espèces cefont des pierres formées de plusieurs tuyaux joints en-semble parleurs côtés, & dont la cavité est remplie deplusieurs lames qui partent de leurs parois, & vontcomme des rayons aboutir à un centre. On scie cespierres en lames minces, & on les polit, ce qui faitparaître à leur surface plusieurs soleils. Le vulgairecroyois autrefois que cette pierre avoir des propriétésparticulières à cause de ces figures qu’elle exprimoit.On trouve ces pierres vers nos iles de l’Amérique,& furla côte de Carthagène, où on les calcine pour en fairede la chaux. De savans hommes soutiennent que lesplus curieuses pierres de cette nature , étoient vérita-blement des animaux pétrifiés par quelque suc dans le-quel ils s étoient plongés.

Astroïte, ou cymatyte, ou hydatyte. Pierre ron-de, distinguée par des lignes en zigzac, qui imitent lesondes.

ASTROLABE, f. m. Instrument de Mathématique, gra-dué, & plat en forme de planisphère, ou d’une sphèredécrite fur un plan, servant principalement sur merpour observer la hauteur du pôle & des astres. Astro-lahium. On le suspend avec un anneau, Sc il a une al-hidade, ou règle mobile garnie de ses pinnules, laquellemarque les hauteurs fur le cercle qui est fur ses bordsdivisé en }6o degrés. Il y a un creux au dedans de sonlimbe, ou l’on en chaste diverses planches où font mar-,quésles azymuths,& autres cercles,pour faire diver-ses observations; & ce.’ie du dellusqui est percée à jour,& qu’on nomme pour cela araignée 3 sert à faire plusieurs observations sur les autres étoiles. Il a divers au-tres usages dont on a fait des livres entiers , commeStauster, Henrion, Clavius, 6c autres.

Ce mot vient d’áVp»*, &c de capio 3 colligo.

Les Arabes Rappellent en leur langage Afiharlab 3 motcorrompu du vrai nom Grec ; & ils tâchent quelquefoisde lui donner une étymologie arabique; mais tous lessavans reconnoiíïent de bonne foi qu’ils ont appris desGrecs le nom Sc Ru sage de cet instrument. Nasti-Rcddi-Thouíì a fait un Traité en persien, qu’il a intitulé,B aï t Balfil Afiharlab , où il traite de la structure, &de la pratique de XAsttolabe. d’Herb.

Astrolabe universel. On a anciennement appelétrolabe , un assemblage de différeras cercles de la sphère,poses comme ils doivent être les uns par rapport auxautres. Nos sphères armillaires font la même choseque ces astrolabes. Hipparque en avoir fait construireun à Alexandrie. II éteit immobile , il s’en servoit àdifférentes opérations astronomiques. Ptolomée en fitaussi le même usage. Mais comme cet instrumentavoit beaucoup d'incommodités, ce grand astronomes’avisa d’en changer la figure, quoique naturelle &parfaitement conforme au système de la sphère , & deréduire tout R afirolabe sur une superficie plane, cequi a été appelé Planisphère. Cette réduction n’estpossible qu’en supposant qu’un oeil qui n’est pris quepour un point, volt tous les cercles de la sphère, &les rapporte à un plan ; alors il se fait une représenta-tion ou projection de la sphère aplatie , 6c pour ainsidire, écrasée sur ce plan, qu’on appelle Plan de pro-jection. Et en fait de planisphères, ou & astrolabes , leplan de projection est placé au-delà de l’objet, qui esttoujours la sphère, & non pas entre l’œil 6c l’objet,comme le plan de la projection d’un tableau.

Il est naturel, «St même indispensable, de prendrepour plan de projection de X astrolabe 3 quelqu un des

A ST ,

Cercles de la sphère, ou du moins un plan qui hn oitparallèle, après quoi reste a fixer la pesitien epar rapport à ce plan.

Entre le nombre infini de planisphères que P? uV jjffé-donner les différens plans de projection & les. . £

rentes positions de Rosi, Ptolomée s’arreta a ceim

le plan de projection seroit parallèle à 1 Equateur,^où l’œil seroit placé à un des pôles de 1 Equateur ^du monde. Cette projection de la sphère cst.faci e, ^on Rappelle l ’astrolabe polaire ou de Ptolcrnee. T ouméridiens qui pastent par le point où est Rosi, ^perpendiculaires au plan de projection , devicnu^des lignes droites, ce qui est commode pour ‘ a , P •jection du planisphère. Mais leurs degrés, qui font e S jdans la figure circulaire, deviennent fort inégaux, q 11le cercles'est changé en ligne droite. Ainsi dans rlabe de Ptolomée, les degrés des méridiens fou rgrands vers les bords de l’instr ument , & fort petits 'le centre ; ce qui cause deux inconveniens : l’un q u ,ne peut faire aucune opération exacte fur lesproche d u centre, parce qu’ils font trop petits pouraisément divisés en minutes, 6c moins encore en ieedes ; Rautre, que les figures célestes telles que les confellations, deviennent difformes & presque i n1 , tC ° ( ,noissables, en tant qu elles se rapportent aux meri dl£ ’6c que leur description dépend de ces cercles. Caux autres cercles de la sphère grands ou petits, Prallèles ou inclinés à Réquateur, ils demeurent ce rcdans l ’astrolabe de Ptolomée. On peut voir ProioMlui même au chapitre I de son V e livre.

Comme l’horizon 6c tous les cercles qui en d e P e11dent, c’est-à-dire, ses parallèles & les cercles vertical* *font différens pour chaque lieu, on décrit à p alt 11une planche qu’on place au-dedans de RiiistruiueuhR horizon & tous les autres cercles qui y ont rapP ot j’tels qu’ils doivent être pour le lieu ou pour le P ar , a ,lèle où l’on veut íe servir de R astrolabe de stolons’& par cette raison, il ne passe que pour un afir°st tparticulier, c’està dire, d’un usage borné à des j lCld’une certaine latitude ; & si l’on veut s’en sess 11 -d’autres lieux, il faut changer la planche, & y u ecrlun autre horison.

Gemma, Mathématien de Frise, a inventé un a0tI ^afirolobe 3 dant le plan de projection est le cohue 0méridien des solstices, 6c où Rceii est placé à l c |ia |f,où se coupent Réquateur & l’écliptique : ce point en ~pôle de ce méridien. Ainsi dans cet astrolabe 3 Rsi 11 ^teur qui devient une ligne droite, est divisé fort in< Lgaiement, &a ses parties beaucoup plus ferrées vle centre dP l’instrument que vers les bords, P a í ,même raison que dans Xastrolabe de Ptolomée > p ° UI1les méridiens qui font défigurés de cette forte. tumot, c’est Xastrolabe de Ptolomée renversé. Seule 111pour ce qui regarde Rhorizon, il suffi r de faire uneffraine opération, au lieu de mettre une plancherée, & cela a sait donner à cet astrolabe le now dniverstel.

Il a paru encore une troisième espèce à’astrt^^inventée par Jean de Royas, Espagnol. Son Prprojection est un méridien, & il place Rosi, ^ us ‘ ’.jjde ce méridien à une distance infinie. L’avantagÇtire de cette position de l’œil, est que toutes k squi en partent font parallèles entre elles, 6c P er P en oll -culaires au plan de projection. Par conséquent ”seulement Réquateur est une ligne droite, comwcXastrolabe de Gemma, mais tous les parallèles dequateur en font aussi; puisqu’en vertu de la di* ainfinie de R œil, ils font tous deux dans le méuff^si ^que si leur plan pasioit par l’œil : par la même uul’horizon 6c ses parallèles font des lignes droites. r _dans les deux astrolabes précédens, les degres <j e cest _clés devenus lignes droites, font fort petits vers tast-tre ; ce qui se verra facilement en tirant sur alT1 ètregente d'un quart de cercle des parallèles au 1par toutes ses divisions égales. Les figures ne fou fpas moins altérées que dans les deux.autres, ^.siontla plupart des cercles dégénèrent ici en ellipses sis œ

souvent mal-aisées à décrire. C est astrolabe ci a P