596 ATL
fut, selon lui, Pinventeur de la science des Cieux &des Astres.
Guido Bentivoglio avoir pour devise un Atlas por-tant le ciel, avec ce mot, Majus opus , pour marquerque ce qu’il entreprenoit, étoit quelque chose de plusimportant que Pemploi & Atlas.'
Atlas en Géographie. Montagne. Le mont Atlas est unehaute montagne de P Afrique, Pomponius Mela Liv.III, c h. io. Pline, Liv. AA Hifi.Nat. c k. i. Lucain,Liv. IX, Phars. v. 6 s4>}z mettent fur la côte occi-dentale d’Afrique. Les mêmes Auteurs disent qu’il estsi haut, que les nuées empêchent qu’on ne voie facime, qui s’éleve plus haut que la région où elles seforment ; & à voir la manière dont ils la décrivent,le mont Atlas n’étoit chez les Anciens , qu’unefeule montagne qui s’élevoit en cône jusqu’au-des-sus des nuées. C’est Pidée que Mêla nous en donneà Pendroit que j’ai cité. En dépit de tous ces Auteurs,Rudbecks , médecin Suédois , qui fit imprimer,les origines ou les antiquités de Suède, fous le titred 'Atlantica , prétend qu’il faut chercher en Suède lemont Atlas. 11 se fonde sur un passage d’Apollodore,qui dans ion second livre dit que les pommes des Hes-perides n’étoient pas en Lybie, comme quelques-unsle croyoient, mais fur P Atlas qui est dans les Hyper-boréens: paroles qui montrent qu Apollodore s’éloignedu sentiment commun, sans en apporter la moindreraison. Il le fonde en second lieu sur ce que Virgilemet Peffieu du ciel sur les épaules à’Atlas, commeli Peílieu du ciel, en langage de Poète, étoit autre choieque le ciel. 3 0 . Il confirme la conjecture par cette rai-son , que les montagnes d’Afrique font couvertes d'o-rangers, de citronniers, d’amandiers, de figuiers, 8c deraisins ; au lieu que les Poètes ne donnent que despins, des neiges, des glaçons au mont Atlas • ce quis’accorde merveilleusement avec une situation septen-trionale. Tout ce raisonnement est d’un homme quivit dans le Septentrion, qui ne connoît guèredes paysdu midi: les Pyrénées, les Alpes, PApennin, font sou-vent couverts de neiges en plein été; 8c tandis que leurpied est tout couvert d’orangers, de citronniers, de fi-guiers, &c. on ne voit que des pins fur leur sommet.Le Liban, qui est entre le 3 3 & le 3 4 e degré de lati-tude septentrionale, c’est-à-dire, à sa même hauteurque P Atlas d’Afrique; le Liban, dis-je, est toujourscouvert de neiges, 8c ne porte au sommet que des cè-dres 8c d’autres semblables arbres, tandis qu’il croirami-côte de fort bon vin. Enfin, dans le Pérou, qui esttout dans la zone torride, & dont une partie même est■ fous la ligne, il y a cependant des montagnes fur les-quelles il neige & il grêle, comme dans les pays sep-tentrionaux., Ainlì ce n’est pas merveille que fut ïAt-las 8c vers le tropique, il y eût des pins, des neiges,&des glaçons. Mais ce qui est plus positif, c’est quetous nos Voyageurs d’Afrique 8c nos Géographes con-firment ce que disent de l ’Atlas les anciens Poètes ,que ces montagnes font couvertes de neiges, & quel’hiver y est très-rude 8c très-long, comme nous allonsle dire.
Aujourd’hui le mont Atlas n est pas un seul som-met, maïs de grandes & longues chaînes de montagnes;8c l’on distingue le grand 8c le petit Atlas. Le grand At-las, Atlas ma] or, est une grande chaîne de montagnes,qui s’étend du levant au couchant, entre la Barbarie& le Bildulgérid , depuis le cap de Ger, au royaumede Maroc, jusques aux confins du royaume de Tri-poli. Là déclinant vers le midi, elles traversent Bildul-gérid, & vont côtoyer le Zaara jusqu’au désert de Barcaoùelles se terminent. Les hautes croupes de P Atlas fontsi élevées, qu’elles soru toujours environnées desnues; aussi sont-elles extrêmement froides & désertes.Il n’y a dans ces montagnes que deux saisons de six moischacune, l’hiver & Pété. Cela n’est pas particulier aumont Atlas-, toutes les grandes montagnes situées dansles climats chauds ont la même température d’air. Lesneiges 8c les glaces y entretiennent long temps le froid ;mais cuand le soleil s’en est approché, 8c a fondutout cela, les chaleurs y font grandes à leur tour, &y durent ail ce longtemps. Mat y. Tout ceci confit-
ATL
me ce que nous avons dit ci-deflus contre P Atlas àcRudbecks. < ,.
Le petit Atlas, Atlas mìnor j est une branchegrand Atlas , qui s’étend d’Oricnt en Occident, entle royaume de Fez, 8c celui de Maroc: h cepen 21^le petit Atlas est l’errif, il doit s’avancer vers la mditerranée ; car c’est là qu’on place le mont Errir. Açy ïMarmol, Liv. I, ch. 4 , / , 7 ; & Diego de Torte ,Hijloire des Chéris s, ch. jg. -
Atlas , est,aussi, selon Hérodote, un nom de fleuve qsort du mont /Emus, 8c se jette dans le Danube. ^Atlas. f. m. Terme de Médecine, est un nom que c i uí ;ques-uns donnent à la première vertèbre du cou, Hsupporte la tête, par allusion à cette montagne d A*que qui est fi haute, qu’on croit qu’elle perte le Gte -& à la fable qui a voulu faire croire qu ’Atlas, Rde ce pays - là , portoit le Ciel fur ses épaules,pour figurer que c’étoit un grand Astronome- Atw *VAtlas n’a point d’apophyíe épineuse, parce quemouvemens de la tête ne se font point sur cette vertèbre, mais fur la seconde ; & étant obligée de se t0 # U rner autant de fois que la tête se meut circulais'ment, fi elle eût eu une apophyse épineuse, elleeutJUcommode le mouvement des muscles dans Pextenn 0de la tête. Elle est d une substance plus déliée 8c pl udure que les autres vertèbres. Elle en diffère encore,en ce que les autres vertèbres reçoivent d’une part, ‘yfont reçues de Panne: au contraire, celle-ci reçu 1par ses deux extrémités ; car ces deux éminences .l’occiput entrent dans íes deux cavités supérieures,q tìlfont ion articulation avec la tête ; & en même teihP*deux autres éminences de la seconde vertèbre entR 0dans ses deux cavités intérieures qui les articulent en-semble. Dionis.
On appelle aussi Atlas , un livre de Géographieverselle qui contient toutes les cartes du monde, connj 11 'si 011 les voyoit du haut de cette montagne, que }Anciens ont cru être la plus haute de la terre ; ou p 11 *tôt, parce que ce livre porte en quelque forte toutmonde comme Atlas. C’est pour cela qu’à la têtegrand Atlas on a mis un Atlas qui porte le monde 1ses épaules. Ce grand Atlas est un livre imprime P 2 *Blaew en plusieurs grands volumes in-fol. qui contMnon-seulement toutes les cartes du monde, mais en-core des explications de ces cartes, & une Géograp* 11 ^entière. fCT Outre ces Atlas généraux de toutes lesp ar _ties connues de la terre, il y a des Atlas des paM?prises séparément, tel est Y Atlas de mer, Y Atia 5 àCla France, &c.
On appelle aussi Atlas, en latin Atlas , ces fi 8^ou demi-figures d’hommes, qui au lieu d une colonou d’un pilastre, soutiennent quelque membre »2chitecture,ou un balcon, ou quelqu’autre morce^n,& qu’on nomme autrement T damons , Telamod s .
Atlas. L’A tlas des temps est un ouvrage de Chron°logie, composé par le P. Louis d’Amiens, Cap uClîl *où se trouve la Période Louisianne. , •
Atlas. s. m. Terme de Commerce. Satin de soie fan ,qué- aux Indes, dont voici les principales espèces Pleurs noms. Les Atlas cotonis , íont ainsi nom in *parce que le fond est de coton, & le reste de soie-cancanias, font des satins rayés à chaînettes. Onpelle quemhas, ceux de cancanias qui paroisses Psoyeux. Les calquiers , íont des satins à la Turquepoint d’Hongrie. Les bouilles cotonis & bouilles cmai, font des étoffes de foie en façon de gros deToU»couleur d’œil de perdrix. La fabrique de toutes cestes à’Atlas est admirable & singulière.
ATLE. f. m. Arbre qui ressemble au tamarin & à Lre, & qui croît en divers lieux de l’Europe. 0 e , ç a _plante aussi haute que les Oliviers, & quihid croît à la hauteur d’un chêne. On fait du t 1 * j.£,du bois de cet arbre, & on s’en sert dans to . j agypte & dans l’Arabie. Ses feuilles font ÇP a1 ^rate, 8c le suc est bon pour les maux vcn^ l£l ç
(pT ATLISCA. Vallée considérable de l’Amebctj^ c ,j, utentrionale, au Mexique, dans la Province deElle est très-fertile.