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•ATìvíeiqan. s. m . Terme de Relation. Place de Cons-tantinople , qui est 1 ’Hippodrome des Grecs. Hippo-comus. UHippodrome des Grecs se nomme Atme'i-aan -> c’est à-dire, place des chevaux, parce qu'cllc fertenc °rc aujourd'hui à les exercer; Sc ordinairement lesyendredis, les jeunes Spahis courant à toute bride yan cent la Zagaye. Du Loir, p. y 3. Ce lieu est longde 55 ° pas , Sc large de 120. Du temps des Empe-Grecs, on y donnoit les jeux du cirque, Sc on^ ce Lnroit plusieurs fêtes. On y voit encore cinq co-°nnes, parmi lesquelles il y a une magnifique pyra-1Ide > ornée de caractères hiéroglyphiques. L’Empe-j CUr Théodofe avec fes deux fils Honorius Sc Arca-d_ Us 3 font représentés fur la base de ce monument.
ATu^ LE P ICT - d’Hoffman.
^MOSPHÈRE. f. f. Terme de Physique. Atmosphère’onirie sphère des vapeurs. De , vapeur , fait dessesouflc j Sciais* , globe. JKF Les particules très-‘C , le es dont un corps est environné, forment son atmos-P ler e. Tels font les corpuscules magnétiques qui en-durent une pierre d’aiman ; telles font encore les par-lc nles odoriférantes qui viennent s’insinuer dans l’or-gane de f odorat, lors même que nous sommes allezLignés de certaines herbes ou de certaines fleurs. Il estf eu de corps qui nej soient entourés d une atmosphèreP Us ou moins étendue, 6cplus ou moins sensible.pss llx dont Y atmosphère nous intéreíse le plus, c est leK à la terre.
fl ■ ,1 n Contre le nom d’ atmosphère de la terre à cev Ic e ['are & élastique qui environne la terre par toutune hauteur considérable, qui est emporté avec laerre autour du soleil, & qui en partage le mouvementanc annuel que diurne. (Test proprement Pair consi-
fr-L eie avec 1 £S vapeurs dont il est rempli.
^ On s’est trompé grossièrement quand on a fixé la hau-Gur SoY atmosphère terrestre à une vingtaine de lieues.U est sûr que ìa matière des aurores boréales fe trouvedans X’atmosphère terrestre. Il est sûr encore que lafameuse aurore boréale du 19 Octobre 1726 futapper-Çue en même-temps à Waríovie, à Moscow, à Pe-[etsbourg, à Rome, à Paris, à Naples, à Madrid, àLisbonne Sc à Cadix. Ce phénomène étoit donc élevéd £ plus de vingt lieues au-dessus de la surface de lalerr e. Sans cela il n auroit pas été vu à la même heurej 11 ta nt de villes différentes auffi éloignées les unescs autres. M. de Mairan place cette aurore boréaleaviron k z 66 lieues au-deflus de la surface de la terre.e tte proposition est sondée fur les opérations de laP Us simple trigonométrie, Sc ces opérations elles-mê-Cs íont fondées fur le parallaxe de cephénomène quiP^aut à Paris élevé de 3 7 degrés au-deflus de l’horizon,de 20 scul eme nt à Rome. Vatmosphère terrestredonc plus de 266 lieues de hauteur. Mais quelle estjyaauteur réelle C’est un point qu’il est difficile dedeter m i ne r.
j 5,1 condensations des parties de Pair différem-mId levées , avoient un rapport réglé & connu auxla Cl ' C,ls Poids dont elles font chargées, ou, ce qui estàofe, aux différentes hauteurs de 1 air supe-au ] l 3 es expériences du baromètre, faites au bas Sc^ es montagnes, donneroient sûrement la hau-P e ut q - ^ à ou de P atmosphère. Mais tout ce qu onau o - ?oouvrir du rapport des condensations de PairPà d 5 3 rcn f erm é dans des observations faites fort
féqu U ^ìohe de la terre, & qui ne tirent guère à con-g rail ^ llce pour Pair pris à des hauteurs beaucoup plust eUr , es ’ ce qui fait que cette voie de découvrir la hau-M n s m °sphère , est rempli d’incertitude.
C’est C C a .ffn'e en a pris une plus simple & plus sûre.daais de Képler, Sc qui est fort naturelle ;
gta n j e plet lui-même l avoir abandonnée pour la plusn lai a î Partie. M. De la Hire non-feulement Pa reprise,jj S f 1 rectifiée Sc poussée à fa dernière perfection,le p f . établi chez tous les Astronomes, que quando n c Cl Est à dix-huit degrés au-dessous de Phorizon,la Pl ° nin l enc c le matin Sc Pon cesse le soir de voire uiière ou la dernière lueur du crépuscule. Le
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rayon par lequel -on la voit, ne peut ctre qu’uneligne horizontale, tangente de la terre au point oùest PObservateur. Ce rayon ne peut pas venir directe-ment du soleil, qui est sous Phorizon; c’est doncun rayon réfléchi à notre œil par la dernière surfaceintérieure Sc concave de P atmosphère j Sc ce rayonainsi réfléchi, est encore tangent de la terre, ou hori-zontal. S’il n’y avoit point & atmosphère il n’y au-roit point de crépuscule, & par conséquent si Y atmos-phère étoit moins élevée qu’elle n’est, le crépusculecòmmenceroit plus tard, ou finiroit plutôt ; c’est-à-di-re , lorsque le soleil seroit plus proche de Phorizonque de 18°, & au contraire. On voit donc que la gran-deur de Parc, dont le soleil est abaissé, quand le cré-puscule commence ou finit, détermine la hauteur de
Y atmosphère.
Cet arc, quoique posé de 18°, doit être pris un peumoindre: la réfraction élève tous les astres de 32', parconséquent le rayon direct qui du soleil va frapper ladernière surface concave de Y Atmosphère , a touchéun arc de la terre qui n’est que de 17L 28'. De plus,les premiers rayons qui font voir le crépuscule, par-tent du bord supérieur du soleil, Sc ce bord est éloi-gné de 1 6' du centre que Pon suppose à 18° sous Pho-rizon. L’arc qui déterminera la hauteur de Y atmosphè-re j n’est donc que de 17 0 . 1 z'.
Les deux rayons, l’un direct, Pautre réfléchi, quitouchent tous deux la terre, concourent nécessairementdans Y atmosphère au point de réflexion , Sc compren-nent entr eux un arc de 17a. 12/ dont ils font tangens.Ainsi une ligne tirée du centre de la terre, & qui cou-pera cet arc en deux, ira au point du concours de cesdeux rayons, & l’excès de cette ligne fur le demi-dia-mètre de la terre, fera dans Phypothèse présente la hau-teur de Y atmosphère. Et M. de la Hire trouve quecet excès est de 37223 toises, ou de près de 17lieues,en prenant 2200 toises pour une lieue.
Mais 1 hypothèse présente n’est pas vraie, caries deuxrayons ne font pas des lignes droites; ce font deux cour-bes formées par la réfraction perpétuelle que cause àun rayon la densité de Pair toujours inégale; ou plutôtce n’est qu’une feule courbe qui, à son origine Sc à safin, touche la terre, & dont le sommet également éloi-gné de fes deux extrémités, détermine l’élévation de
Y atmosphère.
Pour la trouver ou à peu près, M. de la Hire mènepar le point où est l’observateur, une ligne droite, quifait en-dessous avec la ligne horizontale , ou avec latangente de la courbe à son extrémité, un angle de 32'qui est l’angle de la réfraction. Cette droite est donc au-dedans de la courbe, Sc le point où elle rencontre laligne tirée du centre de la terre, est moins élevé quele sommet de la courbe. Son excès fur un demi-dia-mètre de la terre est de 32501 toises. Donc le sommetde la courbe , ou la hauteur de Xatmotphère est entre37223 Sc 32501, Sc en prenant le milieu, on a 3 5362toises , ou un peu plus de 16 lieues , hauteur de Y at-mosphère. Voyez M. de la Hire lui-même, Mém. deVAcad. des Sciences 1713 , p. 34 <S ’suiv.
KèT Ce n’est pas ici le lieu de combattre ce raisonementde M. de la Hire.
Quelques-uns prétendent que la lune a aussi sonAtmosphère. Dans les éclipses totales de soleil, jilparoît autour de la lune un cercle ou anneau de lumièrede la largeur d’un pouce, Sc dont la circonférence ex-térieure n’est point tranchée net, mais frangée & iné-galé. Cela s’est évidemment observé à Londres en 1715,Sc à Paris en 1724, dans les éclipses de soleil qui y fu-rent totales. Mais le Chevalier de Louville prétend quecet anneau n est autre chose qne Yatmqsphère de lalune éclairée par les rayons du soleil. M. de Lille a sou-tenu le contraire, fondé sur cette experience-ci : dansune chambre bien close il a reçu la lumière du soleilpar un seul trou ; ensuite il a opposé au cône lumineuxdu soleil une plaque de plomb, taillee circulairement,Sc Pa placée en un endroit du cône lumineux, où non-feulement elle couvroit toute l’image du soleil, maisoù elle rebordoit considérablement. Enfin il a observécette éclipse sur un papier blanc, placé derrière le ccr-