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Tome premier. [A - BOU.]
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clc de plomb , & il y a vû l’ombre de ce cercle paroi-ne distinctement sur le papier, entourée d’un anneaulumineux, bien terminé. Mém. de l’Acad. des Scien-ces, I 7// J p. S p &su'lV. & p. T 47.

Pour la mesure de l ’atmosphère par la hauteur dumercure, voye ^ le Mémoire de M. Maralcli, Acad.des Sciences _, 1703^ y p. 22p.

tfT Le soleil est austì environné d’une atmosphère qui

' nous éclaire, puiíqu’elle est la caule phyiique de lalumière zodiacale. Est-ce par fa propre nature que lamatière de P atmosphère solaire est lumineuse? Est ceparce qu etant trcs-inflamtnable, elle est actuellementenflammée parles rayons du soleil? Est-ce enfin parceque consistant en des particules beaucoup plus grossiè-res que celle de la lumière, elle les réfléchit vers nous?Ce font là autant de points de physique dont l’éclair-cissement ne nous paroít pas possible.

§fT U atmosphère-, solaire est d’une étendue immense.Voyc? aurore boréale.

ATO.

CCT ATOK, ou ATOC, & ATACH. Ville d’Asie, dansl’Empire du Mogol, au confluent de Elude & duNilab.

ATOLLE. f. £ Potion dont se servent les Espagnols desiles. L ’atolle íe fait avec du maïs qui n 1 est pas en ma-turité , 8c qui n’est encore que du lait ; ils le broientavec de Peau , & en font une espèce de lait (flaman-des. Ils allai sonnent cela avec du lucre, de l’ambre,8c autres aromates, dont ils font une potion excellen -te, qui nourrit extrêmement, qui fortifie le poitrine,8c qu’ils mêlent encore avec le chocolat. Voye p leP. Labat. Ils appellent cela Yatolle. Ils en donnentaux malades & aux perlonnes qui se portent bien, dequelque complexion qu’elles soient. Cette potion pro-voque Purine en nettoyant les conduits.

ATOME. f. m. Petit corpuscule de toutes sortes de figu-res , qui entre flairs la composition de tous les autrescorps. Atomus. Les atomes ne tombent pas fous lessens, à cause de leur extrême petitelìe, qui les dérobeà la vue. Moschus Phénicien , Leucippe , & Demo-crite , ont été les premiers Philosophes qui ont établi ladoctrine des atomes. Plusieurs Philosophes ont eu lamême opinion fous d’autres noms. Empédocle admet-toit quatre élémens, composés de fragmens fort déliés :Heraclide suppoloit une poussière très-subtile, & indi-visible; 8c Platon divisait les quatre élémens en par-celles invisibles, & compréhensibles feulement par Pen-tendentent. Cette opinion si ancienne a été depuis re-nouvelée par Epicure , & par Lucrèce, & fort bienexpliquée par Gassendi, & par Bernier son Traducteur&r son Abréviateur. Les atomes font la matière pre-mière 8c préexistante, & incorruptible, de laquelle tou-tes choses font engendrées, 8c dans laquelle touteschoses se résolvent en dernier lieu. Les atomes nefont pas censés indivisibles, parce qu’étant dénuésde toute grandeur, ils n’ont point de parties ; mais ilsfont indivisibles, parce qu’ils font si solides, si durs Lcíi impénétrables, qu’ils ne donnent point lieu à la di-vision ; & qu’il n’y a aucun vide qui donne entrée àune force étrangère pour les séparer, & pour en désu-nir les parties. Gomme les atomes font la matière pre-mière , il faut bien qu’ils soient indissolubles , afinqu’elle soit incorruptible. %fT Epicure suppose un nom-bre infini de ces atomes 3 c’est-à-dire, des corpusculesdurs, crochus, carres, oblongs, de toute figure , tousgraves, tous en mouvement dans l’espace immense duvide. Mais comme avec le seul mouvement provenantde leur gravité, les atomes n’auroient jamais pû se rap-procher les uns des autres, ni former aucuns composés,Epicure leur en suppose un autre éternel 8c essentielcomme le premier , qui est un mouvement de côté ,de déclinaison, qui les éloigne de la perpendiculaire.Par ce moyen les atomes venant à s’accrocher parleursangles, ont formé un ciel, un soleil, une mer, uneterre, des plantes, des hommes, en un mot les diffé-rais aliemblages que nous voyons. Ce tout formé parbalard, doit de même fe décomposer 8c se distoudrepar hasard.

fpTCe. système,dit M. Pluche,digne des petites rna ^ OI1 j^ _plus propre à nous faire éclater dc rire,qu’à ncuslcan *íer.ll est difficile de soutenir que les atomes font leurprpre cauíe a eux-mêmes, & qu’ils font éternels. S. fcv fLa matière aveugle, 8 c qui s’est formée de Pamas con_fus des atomes , n’a pû produire un chef-d’œuvre aadmirable que l’Univers. Id. Les Anciens ontla nature avoir allembié tous les atomes de la fag epour compoíer Epicure. Mal. ..

Ce mot vient du grec «f v", qui signifie indiv l J Lbl 3d’«privatif, 8 c n^a, seco. _ r

II y a cette différence entre les Epicuriens 8 c lesfendilles , que les Epicuriens difoient que les Gtorn ^ ncroient éternels , incréés, 8 c qu’ils avoient en euxprincipe de mouvement; au lieu que les Gaflencu -conviennent qu’ils íont créés. ,

Le sentiment des Epicuriens furies atomes repugj 1 ’i°. La foi nous apprend que le monde est créé. a -les atomes qui ne íont que matière , aient en eux-m emes un principe de mouvement, ce qui choque le nosens. (hue l’on raisonne tant que l'on voudra fur latière ou fur les atonies y jamais on n’y découvrira ahtre chose qu’étendue, figure, & capacité à être mis emouvement; mais jamais on n’y concevra un principde mouvement actif. Tout corps qui se meut, a reyson mouvement d’une cause étrangère. Mettez-lerepos, de foi il y demeurera éternellement, 8 c par c ° : ’féquent il est impossible que d’eux-mêmes les ax° m __aient formé le monde par leur concours, 8 c en s entrechoquant les uns les autres. .

Atome, fe dit figurément pour une chose méprisant ?de nul prix, de néant. F. es nihili 3 aspernabilis , e ,.suis-je, mon Seigneur & mon Dieu, q.uiíuis-je,si u î\orgueilleux atome , 8c qn’un aveugle qui s’égare, “que votre lumière celle de m’éclairer? Mad. vEValuere. Resex, sur la Miséric. de Dieu. .

Atome, se prend aussi pour toutes sortes de petits co Fqui font sensibles à la vue; pour cette petite P 011 ! 1que l’on voir voltiger en Pair aux rayons du íolen-donne encore ce nom à une poudre très-subrile, <1°enferme dans une bouteille, & qui conserve ^° n . íS1 ° rt .gvement pendant dix ans. Elle se fait avec un amalg 3 * 1 ^de Mercure & de Jupiter, & du sublimé, apresq u ^ont été plusieurs fois dissous, & qu’ils ont pafle P‘le feu de chasse. , / ^

Atome , est aussi un nom qu’on a donné au plus p et)ttous les animaux, qu’on a découvert avec les plu, s e .cellens microscopes. C’est un animal qui ne patch f ^plus gros qu’un grain de fable le plus délié au lVlCÍ ? tíJlcope tel qu’on le voir lans microlcope, pendant ^de ces grains de fable paroít avec le microscope j %comme une noix ordinaire. On lui a découvert Psieurs pieds, le dos blanc & plein «écailles. rsautoir trop admirer Part de l’ouvrier , lequel a c ttrust cette multitude d’insectes, qui font comme ah ‘d 'atomes organisés 8 c animés. Malb. „ - ne

l/CT ATOMISME. f. m. Physique corpusculaire, flocdes atomes réduite en système. L’ancien atoms’^s^un pur athéisme ; mais on auroit tort de faire ss £jlcette accusation íur la philosophie corpulcula"général. , i oC -

ATOMISTE. f. m. & f. Philosophe qui soutient.la ^^trine des atomes, que les parties de la matière l° natomes , & que le monde en a été formé. ]e

Leucippe , Démocrate, Epicure , &c. connus 1 ° .nom de Matérialises jd ’Atomises } ou delaires 3 ramenoient tout à faction mécanique-de Tr. ç, qU i

ATONIE, f. f. Terme de Médecine grec franci ^signifie dérangement, débilité , astoiblifl'emen ' ^plomb dans fa préparation de sucre de Saturne ,• - tC $des atonies dans les nerfs, d’où viennent des ad’impuissance & de paralysie qu’il attire souvent £S

qui en usent. Il est des hémorragies ou e ^ ar

de sang, qui viennent par P atonie y c’est-à-dst - n ^violence faite & restée au mouvement ton ,

vailleaux, lesquels demeurent' béans , pour a ^ ^dans leurs diamètres entr’ouverts. BrigandsMédecine.