AUL
mais à Aulis. Nous paflâmes un jour de bon matin àAulis , ou nous montâmes à cheval. Bien qu’il n y ait-aucune raine qui puiíleíaire connoître à présent qu’il y-eût jamais une ville à l’endroit de la Béotie qui est vis-à-vis de Chalcis , je ne laiííe pas de la nommer encoreAulis , puisqu’ií y en avoir une autreíois de ce nom.
11 est vraiqu’elle n’étoit pas bien grande, puiíque. leshabitans n’étoient que des Potiers de terre. Ub. Em.
L. III. De Vet. Gr. & qu’il se trouve des Auteurs qui•doutent s’ils lui donneront la qualité de ville ou debourg : je crois pour moi qu’on n’en eût jamais parlé,fans l’Euripe & fans Agamemnon, qui fit voile dans sonport pour aller contre Troye avec toute la flotte desGrecs, après y avoir íacrifié la filleIphigénie dans leTemple de Diane. Je ne rechercherai point à présent íìcette flotte pouvoit être de tant de voiles, je m’en rap-porte à ce que chante Homère. Mais enfin le port estpetit. Du Loir. Aulide est mieux qu 'Aulis : car i°.C’est l’uíage. z°. L’analogie le demande. Communé-ment nous donnons la terminaison ide aux noms quiviennent des noms grecs terminés en is au nominati! ,
& en idis au génitif.
AULIQUE. f. f. C’est un aile qu’un jeune Théologiensoutient dans rUniversité, lorsqu’il s’agit de recevoir•un Docteur en Théologie. Aulica. Cet acte est ainsinommé du mot latin aula , qui signifie falle ; parcequ’il se fait dans la grande salle de l’Archevêché de Pa-ris. Celui qui y préside est le même qui doit prendre1c bonnet de Docteur. La matière n’est point déter-minée , puisque c’est toujours celle que le SoutenantpoíTéde le mieux. L Auiique commence par une haran-gue du Chancelier de Notre-Dame , à celui qui doitêtre reçu Docteur ; à la fin de laquelle il lui donne lebonnet. Le jeune Docteur lui fait auffi-tôt son compli-ment, & préside à ìaulique. U y dispute seul. L ’auli-que étant finie , le Chancelier & les Docteurs, accom-pagnés des Bédeaux, menent le nouveau Docteur àNotre-Dame, où il fait le serment de la Faculté devantl’ Autel de saint Sébastien, à présent saint Denys. En-suite, file nouveau Docteur est de Sorbonne , ou deNavarre, on le reconduit dans l’une ou dans l’autre deces maiíons, où il donne à dîner à tous ceux qui font defa société. Ce dîné s’appelleà Navarre & en SorbonneDoclorerie. On donne aux Docteurs aflistans ou nonaisistans à la dite Thèse la somme de trente-deux soushx deniers, & aux Religieux mendians Docteurs cellede vingt fous. Cette Thèse ne se soutient pas seulementdans l’Université de Paris,mais au tir dans d’autresUni-versités , & l’on y observe les mêmes formalités qu’àParis.
Auiique. adj. m. & f. Qui regarde & concerne la Cour.Aulicus, a. Je ne pourvois jamais m’alíîijétir à la vieauiique des Courtisans. M. le Duc de Montausier avoitpris plaisir à la lecture des Anciens, autant que fa viemilitaire & auiique le lui avoient pu permettre. Huet.Dans ce sens il n’est plus en usage.
Aulique, est auffi un nom qui s’appliqueà quelques Of-ficiers de l’Empire , qui composent une Cour supé-rieure , laquelle a une Juridiction universelle òc en der-nier ressort, sur tous les sujets de l’Empire, pour tousles proces qui y font intentés. Aulicus. On dit Conseilauiique , Cour ou Chambre auiique , Conseiller au-iique. Le Conseil auiique est établi par 1 Empereur,qui nomme les Officiers; mais l’Electeur de Mayencca droit de visite. Ce Conseil est compoié d’un Prési-dent Catholique , d’un Vice-Chancelier que l’Elec-teur deMayence présente, & de dix-huit AflesseursouConseillers, neuf Catholiques , & neuf Protestans. Ilsfont divisés en deux Bancs, dont l’un est occupé pardes Nobles, & l’autre par des Jurisconsultes. Ils tien-nent leur Assemblée auprès de la personne de l’Empe-reur; c’est pourquoi on l’appelle Juílice de l’ Empe-reur ; & Conseil auiique, parce qu’il suit la Cour, &fait sa résidence dans l’endroit où elle est. Ce Conseila concurrence avec la Chambre Impériale de Spire , >en ce que la prévention y a lieu , & que lorsqu’unecause y est retenue, elle ne peut être portée à la Cham-bre Imperiale, Scviceversâ. L’Empereur même ne peutpas empêcher , ni suspendre la décision , & encore
AU
moins évoquer à foi les causes dont l’une ou 1 autreCour est une fois saisie , si ce n’est du consentementcommun des Etats de l Empire. Dans beaucoup d a -faires pourtant ce même Conseil n’arrête rien lansparticipation de 1 Empereur, & décrète ainsitum ad Casarem. C’est qu’on en fait le rapport à 1 En 1pereur dans son Conseil d’Etat. Cette Cour auspecesse auffi-tôt que l’Empereur meurt. La ChamdrImpériale de Spire au contraire est perpétuelle, repre'íentant non-seulement le Chef mort, mais encore toutle corps de l’Empire ensemble , qui est toujours reprisvivant. Heiss. Lymnavus, Liv. IX, ch. 4 .
AU LIT, Au lit , chiens. C’est un des termes dont onuse pour faire quêter les chiens loríra’on veut frirelancer le gibier qui est au gîte. .
AULMULCIER. f. m. Les marchands bonnetiers oe aville & fauxbourgs de Paris, prennent cette q ual1dans leurs Statuts.
AULNAY. Bourg de Poitou, en France. Alnia. ljaux confins de la Saintonge, & il a íáint Jean dA 11 ^geli à l’orient, & Niort au midi. Aulnay est ïA unedonacum des Anciens.
AULNAYE. Voye\ Aunaie.
AULNE. Voye% Aune.
AULNE NOIR. Voye% Aune noir.
AULNÉE. Foyei AunÉe.
AULOF. Voye\ Aulae.
AULOT. Ville autrefois épiscopale de Catalogne» eEspagne. Aulotum , Auleota. Ce n’est plus qu’unsitué dans la Viguerie de Campredon, lur la llViede Fluvia, au nord de Vie.
ffF AULPS. Voye\ Aups. . r
AULU-GELLE. f m. Nom propre d’homme. C'est al ”qu’on appelle en François Aullus Gellius , l’AuteurNocles Attica , & non pas Aule-Gelle , cuGelle. Les savans ont douté s’il falloir l’appelerGellius. Quelques-uns le nomment Agelhus , d alI , t rÂugellius. Lipse est le premier qui a remué cettepute ; mais c’est la coutume de n’exprimer le pt esl ^que par une feule lettre. De plus, les manuscritsVatican, ceux qu’avoit consulté AÍde Manuce, &pus Ferrariensis, qui écrivoit il y a plus de So 0 ^ 1 ’mettent tout au long Aulus , ou séparent l’A de ,lius. Quelques-uns en François écrivent tout en un 1 ^Aulugelle. Les Nocles Attica d ’Aulugelle íont U' 1 1mas de choses curieuses & agréables, & une crinstde plusieurs Auteurs qui l’avoient précédé. Il ^ crlV aà Athènes au II e siècle-de l’Egliíe. Aulus-GelU
t  u
èle»
Agelhus , que nous avons accoutumé de nomme 1 Jlu-Gelle, doit avoir vécu du temps de Marc-A^Lppuisqu’il a été disciple de Favorin &de Titustins, tous deux connus par Adrien. Il semble aVécrit ses nuits attiques avant i6j. Tillem. -f ,ne
AULULAIRE. f. f. Aulularia. Titre de la tror íC ^Comédie de Plaute. Ce nom est dérivé d ’aulul a > Vpot où étoit renfermé le trésor que trouva l’avare >clion, le Héros de la pièce. L ’Aululaire ne va %qu’au commencement du cinquième acte : le rété perdu. Antonius Codrus Urceus , Professe UI p” )t>inanités à Boulogne la Grasse, y a fait un supP ieimprimé dans plusieurs éditions de Plaute.
A U M.
£
AUMAILLES. adj. f. pi. C’est un nom qu’on
des bêtes à cornes, ou autres bêtes domeffist^ ' p amétayer a un troupeau de cent bêtes aumau e ^- lfna -Cange dérive ce mot de manualia pecora ,Je u ' ra nt>lia mansueta , qua ad manus accedere con l ue n(ll ^s decomme dit Varron. Il en est parlé dans les CouBretagne, de Sens, de Loudun, &c.
AUMAIRE. f. f. Vieux met. Armoire. r. e dans
AUMALE. Albamata. Petite ville de N°rmjm ^ £ - trele pays de Caux, fur la rivière de Brêle. E ^ slstnl otde duché. Quelques-uns croient quAumale u anC he,corrompu XAlbe-Marie, c’est-à-dire, MaW ^ tc rri'' parce que cette espèce de terre abonde dans ^ lT1 ottoile. Dom du Plelîis, croit au contraire q feU 10 'est composé d ‘Au, qui est le nom Franc 0