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hl que tíc la rivière de Brcle, & de maie, ou malle,fi 111 signihoit sous la première race denos R.ois, une es-pace d’aísise, ou de Cour ambulante pour l’adminis-tration de la Justice. Voye\ Descript. Géogr. & Hìjl.de la Haute-Norm’. Tom. I, pag. /7.
AUMÉ. j. m . C’est un terme dent se fervent ceux quir°nt des filets propres à la pêche ou à la chaste ; 6ccet aumé n’est autre chose que les grandes mailles des“hts qui font triples, telles que sont celles qui sont'ìtt» S ^ eux côtés d'un tramail ou d’un ballier.Arnî ELETTE * V ° y ^ Omelette,
U MIGNON. Rivière duVermandois, en Picardie. Dal-™ a nia. Elle paíse à Vermand, &so mêle à la Somme,A n E eue environ au-destlis de Péroné.
U MOME. f. f. Libéralité, don qu’on fait aux pauvresP ar charité , ou par compassion. Inopis. , egestatis ,Paupertatis subsidium , levamentum. Il faut racheterces péchés par des aumônes. C’est le plus grand desMalheurs, cl’être réduit à l’ aumône. C’est une belle au-ttone que de nourrir les vieilles gens. C’est un fai-néant qui travailleroit bien, il dérobe l 'aumône auxpauvres. Acad. Fr. La Reine faisoit couler ses au-mônes jusque dans ces retraites sombres où la honteRenferme la pauvreté. Fléch. Combien de gens fontnés aumônes que la vanité leur inspire, ou que l’im-P°ttunité des pauvres arrache de leur main, & nonP as de leur cœur ? Id.
On appelle quelquefois aumône , une œuvre spiri-tu ell e de miséricorde exercée envers le prochain; maise n ce sens on ne le dit jamais seul, on ajoute l’épi-* ete spirituelle , une aumône spirituelle; aumône°ut seul lignifie toujours l 'aumône manuelle.
Ì’T Tr Rcds ont donné en aumône plusieurs terres à• Ees biens que 1 Eglise polïede de cette ma-
nieie s appelent tenures par aumônes j car , selon Ras-a , aumônes j ou tenure en almoigne , est tenure pardivm íervice. En pariant des terres ou des rentes qui
“ e d T CeS 3 1 £gílse Par , le Roi » ou par quelqueSeigneur, lans aucune autre obligation que de recon-
noitre qu’on les tient de celui qui les a données on, qu’elles sont tenues en franche aumône . au’èlles, relevent en franche aumône.
Umo nes fieffées j sont des fondations que les Rois ontía «es aux Eglises.
II y a chez le Roi des Trésoriers des aumônes. Au-divT S ‘ CS aum ° nes taues par les fidèles à l’églisc, seEvê 01ent cn tr ois Paries, dont lune appartenoit auxcr Ea ^oonde aux Prêtres, la troisième aux Dia-
es oc Soudiacres. Quelquefois on les divisoit en qua-e s dont la dernière partie étoit pour les pauvres, ikf re patations de l’Eglise, comme on voit dans lesConciles de Tolède, de Tarragone, d’Orléans, & decelui de Rome tenu sous Sylvestre 1 . Chrodegang, Evê-st. Ue de Metz, du huitième siècle, au ch. 41 de fa rè-T> “tdomie qu’un Prêtre à qui l’on offre quelqueposo pour s a messe, ou pour la confession, ou unM- er c à qui l’on offre quelque chose pour chanter desPsouunes ou des hymnes, le reçoive en aumône. M. dej\ taaront remarque, dans Theodose pag. a 57 , sstœ^ es e quatrième siècle il y avoir des Dames occupéeso^tatailhr les aumônes pour les prisonniers. C’étoitj S |.~,°tite, ajoute-t-il, des veuves & des Diaconneíles
4mô Eglisc -
gen^" El l tes mes d’Eglisc on appelle aumône , l’ar-leu f iUe Eon donne aux Prêtres pour les méfiés qu’onsid' m due - L ’ aumône pour les messes est plus con-^tabl e à p ar i s q UC dans les Provinces.
Pa ul, dans son E vitre II aux Corinthiens , ch.ç, x Pho>i« i- / - ^ 1
les T 'c a,VVJ1L pane ucs utuu auj
Vies \ S ^ Xer cent encore cette charité envers leurs pailiv ' 'oici ce que dit là-dessus Léon de Modène, £f a " 1 ? c h. 1 4 des Cérémonies & Coutumes de ceux cv e ^ atl0 n : dans les grandes villes les pauvres vontles e fui a t 6’ des autres fêtes confidérables ch
ld cg C ^ es J & c he% ceux qui font un peu à leur aispl ks acu n leur donne à proportion de ses forces. L* ks Parnaffins ou [Mémunins, qui font prép.
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posés pour cela j ont foin de leur envoyer toutes lesfè-maines quelque argents&fur-tout aux pauvres honteux j,aux veuves & aux infirmes. Les Juifs appellent ìau-mône } tfedaka 3 Justice. Les Evangélistes & jes Apôtreslui ont aussi donné ce nom dans le Nouveau Testa-ment. Voye\ le mot de Justice.
Aumône, est quelquefois un payement forcé qu’on faitpar autorité de justice, quand elle condamne quel-qu’un à payer une somme qu’on applique d’ordinaireau pain des prisonniers, ffCF Cette peine pécuniairen’est point infamante en matière criminelle , parcequ’elle n’est qu’une charité forcée; mais elle est infa-mante en matière civile, parce qu alors on la regardecomme une véritable peine, pour tenir lieu de répa-ration pour quelque dol ou malversation. Quand onfait au Conseil quelques adjudications des droits duRoi, il y a toujours une aumône, ou une somme qu’ondestine à des œuvres pies.
On dit proverbialement que c’est une belle aumô-ne , quand on donne à ceux qui en ont grand be-soin.
On dit aussi hyperboliquement, qu’un Seigneur estréduit à l’ aumône, quand il est ruiné, ou sort incom-modé en ses biens, quoiqu il ne mandie pas effective-ment. On dit d’un mauvais payeur, que quand on valui demander ce qu’il doit, il semble qu’on lus de-mande l 'aumône.
AUMÔNÉE. s. f. Les distributions de pain aux pauvresaprès les obsèques, éap^eWcniaumônées , & il y en a quisont fondées. J’en ai vu une fort ancienne à Ccurte-nay, petite ville de l’Eiurepoix. Elle s’exéclitefidelle-ment, & tous les pauvres qui s’y trouvent, y ont pair.Le P. Pou? ART.
AUMÔNER. v. a. Qui ne se dit guère qu’en style dePalais. Il a été condamné à aumôner vingt écus ailpain des prisonniers. Il faut aumôner de son bien, &non pas de celui d’autrui. Egenorum , inopum mise-riam levare ; pauperes adjuvare. Le peuple le ditquelquefois en raillant, en mauvaise paît, des coupsque l’on donne à un autre. II lui a aumôné un grandsoufflet ; pour dire , il lui a donsié. Expression tri-viale.
AUMÔNÉ, ÉE. part. ê miseri levatus.
AUMÔNERIE. f. f. Office claustral qui est dans la plu-part des anciennes Abbayes & des Prieurés Conven-tuels, dont le titulaire doit avoir soin de faire lesaumônes aux pauvres du revenu affecte a cet effet.largitionum prffeclura. Les Aumoneries font des ti-tres de bénéfice. Dans les Congrégations réformées,on a supprimé ces titres à!Aumoneries , & on a réunileur revenu à la Manse Conventuelle.
if3" La grande Aumônerie de France est la charge dcGrand Aumônier.. Voyeg ce mot.
AUMÔNIER, ÈRE. adj. Qui donne souvent l’aumône.In pauperes benignus largus 3 liberalis , effusus.Cette femme est fort dévote & grande aumônière.Le Cardinal de Lorraine etoit si grand aumônier , ou’ilportoit une gibeciere pleine d’argent, & distribuoit cetargent a poignee aux pauvres qu’il rencontroit par lëstues. Brantôme.
Aumônier, f. m. Est un Officier ecclésiastique, qui sertle Roi, les Princes, & les Prélats, dans les fonctionsqui regardent le service de Dieu. Eleemojynarius 3largido nU rn prafeclus. L ’Aumônier de quartier aide-Rm à faire ses prières, & fait la bénédiction de latable. Les Aumôniers des Prélats les fervent à l’Auteldans les jours qu’ils officient. Il en est parlé dans leConcile d’Oxfort en izaa, Can. Et des Aumôniersdes Papes dans le Gefla Innocenta III 3 p. ijo , &c.
It y a chez le Roi un Grand -Aumônier, un pre-mier Aumônier , & des Aumôniers ordinaires. Sébas-tien Rouiliard fit imprimer en 1607 un Ouvrage qui aPour titre, le Grand -Aumônier. II prétend que cetteCharge a été à la Cour de nos Rois dès le commen-cement de la Monarchie ; que fous la première race ils’appeloit Avocrisiaìre fous la seconde Archi cha-pelain , & sous la troisième Grand-Aumônier. Ils su-rent nommés, dit-il, Apocûsaircs , parce que leutcharge étoit de répondre à tous ceux qui les consul-