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toient sur les affaires du royaume, principal emenr fur \«elles dc l’Egliíe , ou plutôt, parce que c’étoit un jprélat resident à la Cour, de même que l’Apocrisiairedu Pape réhdoit à celle de Constantinople. Ils furentnommés Archichapelains 3 parce quais íe chargèrentdu foin de la chapelle de nos Rois : Sc parce que fousla troisième race, & principalement depuis S. Louis,lesmaladreries, léproseries, & autres hôpitaux royauxs’éroient beaucoup accrus, on leur en donna f admi-nistration ; ils furent appelés Grands-Aumôniers. Ilprouve ensuite par Plincmar, Sc Adelard, Abbé deCorbie , que l’Apocrisiaire & l’Archichapelain étoientce qu'est aujourd'hui le G rand -Aumônier ■ que fousla première race c’étoient des Evêques qui venoient tourà tour faire cet office au Palais; que fous la seconde racecc ne furent que de simples Prêtres, pour né pointempecher les Evêques de résider ; que quelquefois ce-pendant il y eut des Evcques Sc des Archevêques, té-moin Dragon, Evêque de Metz, qui le fut fous Louisle Débonnaire, & Gonthier, Archevêque de Colo-gne, fous Lothaire, &c. qu’ilavoit juridiction fur toutle Clergé du Palais: qu’il avoit pour collègue & as-socié le Chancelier, qui s’appeloir alors Secrétaire ;qu'il décidoit toutes les affaires ecclésiastiques, ou mo-nastiques, comme le Comte du Palais jugeoit les as-sures séculières; qu’il étoit toujours appelé aux Parle-mens, ou Etats ; qu’il étoit Évêque du Roi, ou Pré-lat de fa Cour ; que fous la seconde race il avoir toutel’Intendance de la Chapelle du Roi ; qu’il avoit foinde la conscience du Roi, Sc de l’avertir des devoirsdu Christianisme; qu’il béniífoitfa table, & difoit lesgrâces; que l’Apocrisiaire, Archichapelain, ou Grand-Aumônier íont la même choie que le Protopapas dela Cour de Constantinople ; que l’Archichapelain estnommé Garde du Sacré Palais 3 Cujlos Sacri Pa-latii , Évêque du Sacré Palais, Antilles Sacri Pala-tii , Prêtre du Palais, Presbyter de Palatio 3 termequi selon lui, signifie Évêque, Pontife, domestiquede l’Empereur , familiarissimus Pontifex Domini Im-peratoris ; que fous la troisième race le Grand-Aumô-nier zvok appartement chez le Roi, ce qui n’étoit pointnouveau, puisque l’Apocrisiaire ik l’Archichambellanétoient Gardes du Palais ; que le Grand -Aumônier Scle Confesseur íeuls peuvent parler au Roi pendant laMe Ile ; que souvent les Princes & Princesses l’ont faitExécuteur Testamentaire ; qu’aux obsèques des Roisle Grand -Aumônier 3 comme Evêque ou CuréduRoi,marche immédiatement devant l’Effigie ; qu’aux ob-sèques de Henri II, l’Évêque de Paris accompagna leGtznà-Aumônier 3 disant qu’il étoit auffi Evêque duRoi; mais qu’aux funérailles de FrançoisI, cette placelui avoit été refusée , parce qu’il lui remontra que laCour du Roi ne reconnoît point d’Evêque de Sa Ma-jesté que le Grand-Aumônier ; que l’Archichapelainavoit été de même reconnu pour Evêque du Roi ; qu’encette qualité P Archichapelain de Louis le Débonnairelui donna le S. Viatique à la mort ; qu’autrefois leGtznà-Aumônier devoir être Prêtre; qu’il semble quedans la íuite il ne le fut pas toujours,puisque Jean XXIII,dans la bulle par laquelle il soustrait l’Hôtel des Quinze-Vingts a la juridiction de l’Archidiacre, & le soumet àcelle d\i Grand-Aumônier y ajoute cette clause; pourvuqu’il soit Prêtre; ou sinon à celle du premier Chape-lain du Roi ; que c est au Grand-Aumônier à donnerles buletins des lépreux pour les mettre aux Léprose-ries ; que fes Ordonnances s’exécutent par provision,pourvu qu’elles soient signées de quatre Conseillersde Cour souveraine; qu’il dispose à fa discrétion desoffrandes du Roi, &c. Quoique cet ouvrage deRouil-lard pût être écrit avec plus de goût, & qu’on y trouvebien de l’antiquaille Sc des digressions hors de propos,il ne lailìe pas d’y avoir des recherches assez curieuses.
M. Du C ange croit que la Charge dé Aumônier estdifferente de celle de Chapelain. Avant Charles VIII,il n avoit que le titre d’ Aumônier: ce Prince augmentacette charge, & donna à celui qui en est pourvu, laqualité de Grand -Aumônier. Son office , dit Galland ,est.de fe trouver des premiers au lever du Roi, de sa-voir de lui où & à quelle heure il veut entendre la
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Messe. Il est le seul Evêque de toute la Cour. En quel-que lieu que soit le Roi c’est de-lui qu’il reçoit lesSa-cremens. Il a l’intendance fur la Chapelle du Roi, lules Pauvres, les Hôpitaux, Sc Maladreries de France-Autrefois il conféroit les bénéfices qui étoient a la 110mutation du Roi. Il officie devant le Roi aux gran eScérémonies. C’est lui qui à larrivée du Roi dans unÇville délivre les prisonniers , quand le Roi a accorleur grâce, &c. Voye^ Galland , dans la vie de PierreChastelain.
Outre le Grand -Aumônier 3 il y a chez le Roilep re ^mier Aumônier Scies Aumôniers de quartier,au no©bre de huit, qui font par quartier les fonctionsGrand- Aumônier.
On appelle auffi Aumônier dans un Couvent,Officier claustral qui est pourvu d’une A timonerie- ^Aumônier de vaisseau , Aumônier d’un régiment. G ^un Prêtre entretenu dans un vaisseau ou dans un régiment pour y dire la messe, administrer les Sacrem el ^à l’équipage ou aux soldats, Sc y faire les autres rontrous ecclésiastiques. ,
Aumônier, en vieux style de Coutumes, a signifietaire. On ne peut être aumônier 3 Sc paríonnier toensemble, c’est-à-dire, légataire Sc héritier. .
Tous ces roots, Aumôner 3 Aumônerie 3 Autnótí 1 ^>viennent d’ Aumône 3 qui est dérivé du grecqui signifie proprement miséricorde 3 Sc le fentiw^intérieur de la miséricorde ; Sc parce que le nom decause passe souvent à l’effet qu’elle produit, de-là v,c ^que le nom d’ Aumône tMitfunn , est donné aux g lân .carions que l’on fait à ceux que l’on connoît en sbeíoin, comme la remarquéNaudé dans son M *‘ c ■rat ,p. 263 3 quand la vertu Sc le sentiment de la lT1séricorde ou de la piété est la cause de ces grati 11rions; car hors de-là ce n’est plus aumône ; c’estê rafication, c’est présent, c’est libéralité, &c. .
AUMÔNIÈRE, s. f. Eleemojynaria. Dans le ChaP 1de Remiremont, l’ Aumônière tient le cinquième ra 1Elle jouit de plusieurs revenus qui font affectes ^dignité; mais qui lui imposent auffi de grandes cges. P. Hélyot , T. VI 3 p. 4J3 - k U Y a oU f^ p SCdeux petites Aumônières 3 qui íont à la difpolst 10 ^nomination de l’Abbesse ou de la Doyenne en l 011fence. Id. e .
Aumônière. On a ainsi appelé en vieux langagerite bourse ou gibecière, almonaria } Sc eleemofy na .dans la basse latinité , à cause de l’argent qu’on y ^toit pour faire des aumônes. Comme son premie 1 ’ ,sorier lui bailla en garde son aumônière.
Pompe funèbre de Voiture. C’étoit auffi pont ieS )£mes un ornement pareil à celui qu’elles enip lUI1aujourd’hui d’une montre attachée à leur ceintu re ‘•.hommes en portoient auffi, Sc l’on en voltsieurs anciens mausolées. Ce terme est pris all e S°iment dans le Roman de la Rose, v. 2 o y /2 3 &le scrotum des Latins , seu pellis quœ tefliculos c0!1Supplem. au gloff. du Rom. de la Rose. . r p 0 uf'AUMUCE, plus communément AUMUSSE. f ' ^ \erure que les Chanoines & Chanoinesses P° ltell n j^verbras en été, & dont ils fe fervoient autrefois e arn icii'pour couvrir leur tête. Pelliceum ac vitt°J unl , , al its£'lum. Une aumujfe de petit gris. L ’aumuffe a ete ci)CO r£fois non-seulement un habit de Moines, mais ^ j £Scelui des laïques, tant pour les hommes Q ue Pfemmes.
la tete
Pendant plus de mille ans on ne s’est c0 } TV csiapem 11tu France que ò! aumuffes Sc de chaperons- Le oP leétoit à la mode dès le temps des Méroving 1 j’ a pièsfourra d’Hermines fous Charlemagne. Le ,^ p neloi CIlton en fit tout-à-fait de peaux : ces derniers s ^ nû niAumuffes: ceux qui étoient d’étoffe renll ^ rn iTiUi' l£5 ’’
de chaperons. Les Aumuffes étoient moins c ^ ^paul eSon commença fous Charles V à abattre l Lir bonne 1,1 ’aumujfe Sc le chaperon, & à se couvrir ^re JcSLe Gendre. Dans un Registre de la ^ {bus erfl'Comptes, on trouve un article de trente £ ouro nne,ployés pour fourrer ì’aumujfe du Roi. La 03'
mettoir fur Yaumuse 3 comme dit Du fclsid° íC ’rive ce mot de amicula . C’étoit, selon Fe un