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Tome premier. [A - BOU.]
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AVO

650 AU N

Vanne de Breílau est: tenue égale à celle de Ham-bourg , & 1 aune d’Osnabruk a celle de Paris.

Vaune de Cologne est égale à celle de Hambourg,Léipfic, &c.

Vaune de Copenhague est d'un tiers plus courte quela verge d’Angleterre, qui a de long deux pieds, neufpouces, huit lignes du pied de France.

Vaune de Dantzick a de longueur un pied, dix pou-ces, quatre lignes & demie du pied de France.

Vaune de France, ou de Paris, contient trois piedssept pouces, c’est du pied de Roi dont il s’agit.

Vaune de Francfort fur le Mein est égale à celle deHambourg.

Il y a deux aunes en usage à Saint-Gal, l une pourles toiles, Fautre pour les étoffes; elles font toutes deuxplus courtes que l 'aune d’Amsterdam. Vaune de Saint-Gal quiíertàmeíurer les toiles,fait une aune moins unsixième d'Amsterdam : celle qui sert à mesurer les drapsest encore plus courte que Fautre, & elle est pluscourte que celle d’Amsterdam d’un peu plus d’un di-xième.

Vaune de Hambourg a de longueur un pied, neufpouces du pied de France.

Vaune de Londres palle pour égale à celle de Paris.

Vaune de Lubeck est plus courte d’un seizième quecelle de Hambourg.

Vaune de Lyon est un peu plus courte que celle deParis, il y a fur cent aunes une aune de difterence.

Vaune de Nuremberg est tenue égale à celle d’Ams-terdam, & l ‘aune deLéipsic, de Naumbourg & de Hall,est égale à celle de Francfort & de Hambourg.

Les aunes de Riga, de Konigsberg, 8c de Revel, fontun peu plus longues que celle de Dantzick.

Vaune de Rouen, de Bourdeaux, de la Rochelle,deNantes, se rapporte à celle de Paris.

Vaune de Suède, ou de Stockolm est plus courte quecelle d’Amsterdam, 8c sept aunes de Suède en font sixd’Amsterdam.

Il y a un dix-septième de différence entre Vaune deParis 8c celle de Genève , deiorte que dix-sept aunesde Paris n’en font que seize de Genève.

Samuel Ricard a ainsi réduit les aunes dans son Traitédu Commerce. Cent aunes d’Amsterdam en sont qua-tre-vingt-dix-huit & trois quarts de Brabant, Anvers ,Bruxelles; cinquante-huit & demie de France 8c d’An-gleterre ; cent vingt de Hambourg, Francfort, Léipíìc,Cologne; cent vingt-cinq de Breslau , en Silésie; centdouze & demie de Dantzick; cent dix de Bergue & deDronthem ; cent dix-fept de Stockolm; de Saint-Galpour les toiles quatre-vingt-six, & cent douze pour lesdraps.

Matthias Dogen, & Casimir, Polonois, ont fait desréduisions de toutes les aunes des plus fameuses villesde l’Europe au pied Rhénan ; & le Pere Mersene aupied du Capitule. Servius dit que Vaune est l’espacequi est contenu entre les deux mains étendues ; maisSuetone veut que'ce ne soit qu’une coudée. Chez lesetrangers, au lieu de ce nom l’on se sert de celui deCannes , V-irres, Verges, B r astes , Palmes , &c.

Aune , s’emploie populairement & dans la conversation,pour marquer une grandeur démésurée par rapport àla chose dont on parle. Ôtez-moi ce fuseau, il est longd’une aune : j’en veux un plus petit.

Suis-moi donc. Mais jevois fur ce débutde prône ,Que ta bouche deja s ouvre large d’une aune.

Boil.

Aune , se dit proverbialement en ces phrases : cet hommemesure tout le monde à son aune j pour dire, qu’il croitque tous les autres font frits comme lui. On dit, qu’Une faut pas mesurer les hommes à Vaune j pour dire ,qu’il y a de petits hommes qui ont autant de cœur &d’efprìt que les grands : qu’un homme fait ce qu’en vautVaune ; pour dire, qu’il a déjà eu de pareilles affaires :qu’il en aura tout le long de Vaune ; pour dire, qu’onlui fera tout le mal qu’on pourra. Tout le long de tau-nej signifie auffi beaucoup, tout-à-fait, avec excès.

Et c’ est tout jujlement la tour de Babylone",

Car chacun y babille , lS' tout le long de 1 aune*

On dit auffi , au bout de Vaune faut le drap; P°^ rdire, qu’on verra avec le temps la fin d une affaire, ndit d un grand mangeur, qu'rl a toujours dix aunesboyaux vides pour festoyer les bons amis. Ce mot vient,selon Icquez, d u vieux mot saxon eln ou elne. ,

stF AUNEAU. Bourg de France, au pays Chartrain> ^quatre lieues de Chartres , connu par la défaiteReitres, en r/ 87 .

AUNLE. f. f. Enula campana, ou Helenium. Plantequiest du genre des aster. Ses racines font branchues U 01gués, 8c allez greffes , aromatiques , d’un goût dotceâtre, mêlé d’un peu d’amertume. Elles donnentleurs collets plusieurs œilletons, d’où naissent de gtandes feuilles longues, larges , pointues par leurs deuextrémités, molles, vert pâle en dessus , blanches ■ estdélions, crénelées fur leurs bords. D’entre ses Vcf} es’élevent une ou deux tiges droites , velues , creule »hautes de cinq à six pieds, garnies de quelques founplus petites que celles du bas , 8c semblables à ce edu bouillon blanc : les tiges font enfin terminees P^quelques petites branches qui. soutiennent des ncuradiées jaune doré, d’un pouce 8c demi environ de dnmètre. Leur calice est écailleux, & leurs semencesìooblongues, grêles, & chargées d’une aigrette. Les radnés d’aunée font pectorales ; on en fait une coulerqui est bonne pour les asthmatiques, & qui conviesencore pour les maux d’estomac. L’onguent â’aunee eestimé pour la galle, & pour dissiper les douleursrhumatiímes. Vaunée croît communément en N°mandie , dans le Bourbonnois ; & on la trouve d 3 ^beaucoup de jardins. Elle est très-aisée à élever, d 31leurs elle est vivace. La superstitieuse antiquité lui av°donné le nom d TIelenium , à cause qu’elle croyoit <5venant dans l’île d Hélène, elle avoit été produitelarmes de cette belle Princesse.

AUNER. v. a. Mesurer avec une aune. Pannum s te L rSulnâ metiri. Les Marchands ont une adresse particu»pour auner , ils trompent en aunant.

Auner bois à bois, ou auner pince à pince. C’est- 3 '^ ’Auner juste, fans donner ou faire aucune bonne íTiesure.

AUNE, ÉE, part.

AUNEUR. f. m. Officier commis pour marquer & vl1ter les aunes des Marcharîds. Mensor. Il y aàP arlscorps de vingt-quatre Jurés Auneurs. L’Ordonn an ^veut que les Auneurs mesurent les étoffes bord 3justement, 8c fansévent. Cet évent étoitautrefoispouce au delà de Faune, qu’on donnoit en rne:ssss „Les Auneurs ne peuvent être Courtiers, Cornnunaires, ni Facteurs, ni acheter aucune draperie?leur compte.

AUNHAR. Nom propre. Voye j AUNAIRE.

AUNIS, ouïe pays àlAunis. Alnifium, Alnenfi sAlnetenfis traclus. Petit pays de la Saintonge e11 f st.ce. VA unis est borné au couchant parla mer de ~cogne, séparé du Poitou au Nord par la Sevre, *■tonné de la Saintonge au Midi & au Levant- Ç cchelle en est la capitale. On ne dit guère A UIllSseul, mais toujours le pays d ’Aunis.

A V O.

AVOCASSER. v. n. Faire la profession d’Avocat.agere. On ne le dit point des Avocats célébrés-de ceux quisont peu employés. Il y a long-tessP ^ slCavocajste, 8c meurt de faim. Ce mot estfiufo^'se dit qu’en mauvaise part. , ns atio-

AVOCASSERIE. s.s. Profession d’Avocat. st dV L\A-On ne voit guère de gens s’enrichir aujourd’hui £ ostJlllCvocajserie. Il y a déja plusieurs années que ces’adonne à VAvocaJserie. Ce mot est bas.

AVOCASSIE, f. f. Vieux mot. Art de plaider. qU i

AVOCAT, f. m. Homme savant en Jurispru e ujje 8Cen vertu de ses licences 8c de fa matricule, P

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Fran;