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Tome premier. [A - BOU.]
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AUT

étoit que dans le temps même qu’il n’y avoir qu unRoi dans toute la Fiance, il y avoir un Maire du Palaisen Auitrasie, différent de celui deNeustrie, & ce Maireeût cru mal faire fa charge, s’ii avoir souffert le démem-brement de la moindre partie du Royaume dont il étoitMaire. Cord. La résolution que Dagobert prit 011629,de faire son séjour ordinaire enNeustrie, augmenta lajalousie que les Auftraftens avoient déjà contre lesNeustriens. Id. Dagobert oubliant qu’il venoit d’épou-fer Nantilde, fe donna tout entier à l’amour d’une jeuneAujirajienne 3 qu’on appeloit Regnatrude. Id.

'AUSTREGËSILE. Foyei Outrillet. En 62.4, S. Sul-pice Sévère, qui étoit de Bourges, succéda à S. Auftre-géfile dans le liège de Bourges. Fleur.

AUSTRÉGUES. f. m. pi. Arbitres, Juges, en Allemagne,ffT devant lesquels les Electeurs, Princes, Comtes ,Prélats & la Noblesse immédiate, ont droit de portercertaines causes pour être jugées en première instance.Tous les Membres de l’Empire n’ont pas indifférem-ment le droit à!Auftrégues. C’est à-peu-près ce quenous appelons en France Droit de Committimus. Ar-biter j Judex j Austraga. Si les Etats même ont des dif-ferens entr’eux, la'plu part vont en première instancedevant les Arbitres nommés Auftrégues 3 dont les unsíbnt établis par un consentement particulier des Etats,& les autres par la disposition des Lois. Il est difficiled’en apporter l’origine. La plus vraisemblable est, qu’ilsont commencé du temps de Frédéric II, & je ne puisêtre du sentiment de ceux qui en attribuent Rétablisse-ment à Maximilien I, quoiqu’il soit vrai qu’il leur adonné une nouvelle forme que l’on trouve dans l’Or-donnance de Rétablissement de la Chambre, donnée àVormes l’année 1495, dans laquelle on voir diversesmanières de prendre des arbitres, dont il n’y en a quedeux qui soient en usage. L’une, quand l’accusé nom-me trois Princes aux Etats de l’Empire, desquels Rac-cuf ateur choisit un ami ; & l’autre, quand on obtientde l’Empereur un ou plusieurs Commissaires : mais ily a des affaires qui ne peuvent être jugées devant lesarbitres,ou Auftrégues , & qui doivent aller directçmentà la Chambre de Spire , ou au Conseil Aulique. Cequ’il y a de fâcheux en ces jugemens des Auftrégues 3c’est que l’on peut encore en appeler à la Chambre &au Conseil Aulique, & qu’ainsi peu d’atfaires s’y ter-minent. D’ailleurs, les dépenses y font grandes, il fautdonner des présens, & faire de grands festins aux Com-missaires des Princes Arbitres, outre que leur puissancene dure que six mois, ou au plus un an, qui n’est pasun temps suffisant pour vider une grande affaire en Al-lemagne. Monsanbano, traduit par D. C.

II semble que la juridiction des Auftrégues s’appelleauffi Austrégue , car Georges Schubhard, dans son Traitéméthodique d os Auftrégues 3 les définit ainsi, Auftragosunt judicia in quibus certorum ordinum Imperii rescontroversa , in prima inflantia , juxta modum in or-dinationibus Imperii proscriptum 3 ad utilitatem eorum

r diventilantur 3 examinantur & deciduntur.AUSTREMOINE. s. m. Nom d’homme. Stremonius ,ou Strymonius. Saint Austremoine , Evêque d’Auver-gne , est Run des sept illustres Millionnaires Apostoli-ques qui furent envoyés dans les Gaules par les Evê-ques de Rome vers le milieu du III e siècle de l’Eglise.Baill.

ÀUSTRIE. Foyei Austrasie.

A U T.

AUTAN. f. m. Vent qui souffle du côté du midi. Alta-nus. Selon quelques-uns, c’est le vent du sud-est, Scselon quelques autres , de sud-ouest. Il est d’ordinaireorageux, & les Poètes Remploient en parlant des tem-petes. Ce mot n’est guère d’usage en prose.

Non loin du fier Egée , ou l’on voit en tout temps 3

Contre les Aquilons combattre les Autans. MÉnag.

On 1 appelle Garbin fur la Méditerranée.

AUTANT, adv. relatif, qui sert à marquer égalité dansle nombre. Tot 3 quot. On demande quelquefois, s’il

y a autant d’hommes que de femmes. Il envoya Par-ménion avec deux mille étrangers, Sc autant de Ma-cédoniens. Vaug. J ai été autant de fois chez vous,que vous chez moi. Toties , quoties.

Autant, marque auffi l’égalité de prix. Tantum 3 quan-tum. Ma maison coûte autant que la vôtre.

Autant , sert encore à marquer l’égalité en toute autrechose. Tantum 3 quantum. Il faut dans cette compost"tion autant de Run quç de l’autre. Autant qu’estvaste letendue qui est entre le ciel & la terre, autantest grande & infinie la miséricorde de Dieu sur ceux. qui le craignent. Port-R.

fCF Quelques Auteurs ont écrit, autant comme : c’estune faute assez ordinaire aux auteurs du siècle dernierqui ont précédé Racine, Boileau, &c. Il faut autantque.

Autant , fe dit quelquefois fans relation , d’une quan-tité incertaine. Tantum 3 quantum , tàm 3 quàm. Cettefemme a autant de beauté, de vertu , d’elprit, qu’onen puisse avoir; c’est-à-dire, qu’elle est belle, vertueuse,& spirituelle au dernier point.

Autant , signifie encore, suffisamment, selon son pou-voir, extrêmement. Ce mulet est assez chargé, il en aautant qu’il en peut porter. On dit auffi d’un hommeivre, qu’il a bû autant , qu’il en a autant qu’il lui enfaut; tout ce qu’il peut porter de vin. Je Rai nourri,protégé, affilié autant que j’ai pû, selon mes forces. Au-tant que je puis conjecturer, cette affaire réuffira.

Autant , fe dit quelquefois d’une certaine partie deschoses. Tantum. Cela est fait, ou autant vaut. C’estautant de fait, d’épargné ; autant de rabattu , autantde temps gagné. On dit absolument, c’est toujours au-tant.

Autant. A la charge d’autant. Manière de parler enusage. Je vous donne mon amitié à la charge d’ autant ,à condition que vous me donnerez auffi la vôtre.

Autant, f. m. Copie, duplicata, expédition pareille.

Le Procureur-Général m’a répondu & signé que c’étojten vertu des ordres de Votre Majesté, qu’il nous avoirfait faire notre procès, & que fans ces mêmes ordres «ne pouvoir me délivrer un autant de ces ordres. SaH"zay, Placet au Roi. Cela n’est bon qu’en matière dePratique & au Palais, où l’on dit, donner, fournir nnautant d’un acte.

fCP Autant gomme autant. Expression populaire,qui signifie une grande quantité. Il en meurt autantcomme autant.

IsT Autant bien, autant mal que. Il eíí autant bif nà la Cour qu’on y puisse être. Façon de parler surannée-Il faut dire, aujft bien 3 aujft mal.

l 'fT D’autant. adv. employé absolument dans cettephrase du discours familier. Boire d ’autant 3 c’est-à-dire»beaucoup.

T D’autant plus , d’autant mieux , d’autA* 1,moins. Adverbes dë comparaison. Je l’aime d’autantplus , &c. Il agissoit avec d’autant plus de chalejVque, &c. J’en suis sûr, dé autant mieux que j’entémoin oculaire. Foye% Plus et moins. ,

fCP D’autant que. Conjonction d’usage, en sty^Palais Sc de Chancellerie; pour dire, garce que.devez prendre ses intérêts, dé autant que vous êtes »tuteur.

Autant , se dit proverbialement en ces phrases ain eUexpliquées. Autant dépense chiche que large. Au tavaut être mordu d’un chien que d’une chienne-en emporte le vent. Autant de frais que de falé.^"^^bien battu que mal battu. Il lui en pend autant m stête. Autant vaut traîner que porter. Il consommer ^autant de biens qu’un Evêque en pourroit bénis-sais autant de cas , que de la boue de mes stmAutant qu’il en pourroit tenir dans mon œil- A u ^de têtes , autant d’opinions. Autant en dit le í£ïl

slpç miìrpç Ssr • f

AUTEL. s. m. Lieu élevé pour sacrifier à une

Ara. C’étoit chez les Païens une espèce de pie ^ 3

ou carré, ou rond, ou triangulaire', orne de c ^res, de bas-reliefs Sc d’inscriptions, surleque _ p a , ,' en sloir les victimes qu’on sacrifioit aux idoles- p cr ffi c c«-ont distingué deux sortes dé autels pour les a

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