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Tome premier. [A - BOU.]
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calle le vaifleau, &c on pulvérise ce qu’il contient.Dictionnaire de James.

AZY.

AZYGOS. Tenne d’ Anatomie. C’est le nom grec qu’ondonne à une veine qu’on appelle autrement Sans-pair,

( c’est ce que signifie azyga ) parce qu’elìe se trouveleulemcnt du côté droit : c’est le troilième rameau dutronc ascendant de la, veine-cave , qui reçoit seizerameaux, huit qui lui viennent des huit elpaces deshuit côtes inférieures du côté droit, & autant dugauche.

AZYLE. Doye\ Asile.

gcCT AZYME. adj. de t. g. Terme de l’Ecriture-Sainte.Qui est fans levain, qui n’est pas fermenté. Azymus ,non fermentatus. Le même mot employé substanti-vement au pluriel, déligne la fête que les duits cé-lébroient fous le nom de Fêtes des Azymes. Les painsazymes étoient des pains fans levain , que les Juifsmangeaient dans le temps de leur pâque. Les Juifsavoir grand foin pendant leur fête de pâque , c’est-à-dire, pendant sept jours, de n’avoìr en toutes leursmaisons que des pains azymes , & ils faisaient pour celade grandes perquisitions qu’on voir dans le Traité du Paina^yme j, que le sieur Compiegne a traduit duRabbi Mo-ses, extrait duTalmud. J. C. institua l’Eucharistie aprèsavoir mangé l’agneau paschal avec ses Apôtres au tempsmarqué par la loi, qui étoit le quatorzième de la lune,fur le soir, où commençait auffi l’observationdes painsazymes 3 c’est-à-dire, fans levain. God, La dispute desazymes n’est point la cause de la rupture entre lesGrecs & les Latins. Photius avait rompu avec les Papeszoo ans avant qu’elle éclatât. C’est Cerularius qui pourcela, dans le XI e siècle, excommunia les Latins. S. Tho-mas in-A. Sent. dijl. 1 1 3 q. 2 , art. 23 qu&Jlione j, dit quedans les commencemens on ne se íervoit que d 'azy-mes dans l’Eglise pour l’Eucharistie; qu’eníuite l’hé-résie des Ébionites, qui disaient qu’on étoit encoreobligé aux observances de la loi de Moyse, fit quel’Eglise d’Orient & d’Occident userent de pain levédans ce Sacrement ; que cette hérésie étant éteinte,l’Eglise latine reprit Pancien usage des a\ymes 3 & ilcite fur cela un Pape Léon.

Le P. Sirmond, dans une dissertation faite exprès,a montré qu’avant le X e siècle les Latins ne s’étoientpoint servi d 'azymes 3 &c qu’ils communiaient avecdu pain levé. Le Cardinal Bona, Perum Litturg. c.2s 3 p. 18s 3 doute auffi de ce que dit S. Thomas jparce qu’on ne fait quel est ce Pape Léon qu’il cite.Dom d’Achery, & le P. Mabillon dans les Alla Sancl.Sac. III 3 Part. I , pag. 4s &'fuiv. ont tâché de mon-trer contre le P. Sirmond, que cet usage étoit plus an-cien que le X e siècle. La raison qu’ils apportent, estque les Peres avant Photius ne parlent point du toutqu’on ait rien changé en cela à la manière dont Jásus-Christ consacra en instituant cc Sacrement, quoiqu’ilsparlent des autres changemens ; par exemple du j eûne que1 Eglise exige dans les Consacrans & les Communians."Quant aux autorités qu’ils rapportent, ou bien il n’estpoint parle de ferment, ni d’açyme , ou il paraît queles mots de ferment & de fermenté ne s’entendent quedu mélange de quelque autre chose avec seau & lafarine; ou ils disent seulement comme Léon IX, quejamais personne n’a dit, que ce fût un crime de con-sacrer avec des azymes 3 comme le disoit Cérula-,i'ius : mais Léon ne dit pas que l’on n’ait jamais con-sacre qu’avec des azymes. Ainsi le sentiment du PereSirmond se soutient toujours. Jean Ciampini fit im-primer à Rome, en r688, un ouvrage furies azymes 3qu’il intitula Conjeci ure fur F usage perpétuel des azy-mes dans l’Eglise latine, ou pour le moins dans la ro-maine. On est convenu dans le Concile de Florence,qu’on peut varier fur cette coutume, selon qu’il plaîta l’Eglise. L’Eglise latine a préféré l’a sage des azymes _,parce que Jésus-Christ fit la pâque le jour des azy-mes.

Il y a des médaillés fur lesquelles 011 voit d’un côtéune espèce de petit pavillon, qui pourroit palier pour

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un parasol, avec ce met grec, ArpirtA -,6c de 1 autredeux épis de blé, avec ces deux lettres, A d un cote,& del’autre*, c’est-à-dire, anno sexto. fi. Spanncms’est imaginé que cela signifiait d’un côte la st te ^tabernacles, & de l’autre celle des azymes 3 ou de p-que , parce qu’on oftroit à pâque une gerbe de npveau blé dans le temple de Jérusalem; mais deux e P^ne íont point une gerbe, & il y a plus d’apparenqu’ils marquent à l’ordinaire une contrée fertile en PCe mot vient du grec à4 v i“ t! if ne fermento 3 c °poíé de l’« privatif, Sc de ÇvA», fermentum. f ^

Les Arméniens & les Maronites se fervent auMpain a^yme , ou fans levain, dans la célébration,la liturgie; de forte que quelques Grecs leur ont <st>nle nom d ’A^ymites 3 comme l’a remarqué Abrau^Echellensis, dans une lettre qu’il écrivait de Istp-Jl’an 1654, au P. Marin de l’Oratoire. Antiquis f ffuit mos ifle apud duas orientales nationes 3Maronnas & Armenios. Hinc Azymi ta: à quibujfScriptoribus G racis dicîi & appellati funt. Il y a uC ,moins peu d’apparence que cet usage toit si anciens ~ces deux nations, principalement chez les MaroniCar Jean Maron, Auteur d’un Commentaire st 1liturgie des Syriens, qu’Echellensis produit pour mtrer l’antiquité du pain a%yme , chez les Maroni jn est pas si ancien que ce Maronite l’a cru. Le Caru •Bona a remarqué judicieusement,.dans ton Lh'A.Liturgies3 ch. 23 3 pag. 274 , que ce livre de fMaron n’a pas l’antiquicé que lui donnoit M- N a,rneveu d’Echeliensis. Il ne faut que lire cet oU / vl q l jtdit ce savant Cardinal, pour juger qu’il a été eaprès la dispute des Grecs & des Latins, t tir les F‘ _ ^azymes. Patet autan ex contextu , scriptumbrum ( Maronù ) poft Gr&corum fchifma & p°fde a^ymo excitatas. . r - Jir

Abraham Echellensis prétend encore prouver i‘\\ rcibleraient l’antiquité des pains azymes chez les ^ronites, par Içs constitutions de cette F gliíe, q ul ^été traduites il y a déjà long-temps de lyrrac en ^5-On lit au chap. 10 de ces constitutions, que si 5Christ, lorlqu’il institua lLuchanstre, prit °- u f cíazyme qui étoit fur la table. Mais il est ailé de ) ^que ce mot d ’ayyme a été ajouté après coup >Maronites ont eu plus d’égard en cela, à ce ^pratiquait chez eux, qu’à l’institutionde JÉsus-C^'C^stIl faut cependant avouer que l’uiage des a^yn 1e f j c spas nouveau, tant chez les Maronites, que csi e j £SArméniens; mais il n’est passi ancien que cesP^^jtle prétendent. Comme les uns Sc les autres ffynSdiverses unions avec l’Eglise romaine, & enddtemps, il se peut faire qu’ils aient emprunte ^tins cet usage. L’Auteur de l’Hifioìre critiq ue ^créance des nations du levant 3 a fait une ielìli oí [écau ch. 4 de son livre, laquelle mérite d’ètre rapP .au long, parce qu’elle éclaircit plusieurs faits 4 jugardent les coutumes & cérémonies des Cht £t Clevant, & principalement des Maronites. Jep û f J (sûU 'filence 3 dit cet Auteur, quelques acies qui nef, c0t n-vent que dans les livres arabes , & qui ont et j>gglifeposes après la réunion des Maronites aveC c rr ff 'af'

Romaine. Pour peu qu on sache l’Hifioire Jf c j> 0 fittique 3 il fera aisé de juger que ces líift° l . MA 0 'aui$tn fondement dans l’antiquité 3 & que ‘ 0 ijitnites & les autres peuples du levant , qui ne fs n (giqU e>favans dans la critique de l’ Histoire EcM 1 fa tri-ont rapporté à des temps anciens , ce bf 1 feul e 'usage parmi eux que depuis quelques fi eCíC pflSment. C’efi auffi fur ce principe qu cn ne cfacilement à l’autorité de Jean Maron 3j aC quejmentaire fur la Liturgie syriaque de f a f c . c( ir dn a pas toute l’antiquité qu’on lui attrwu F u j lC uf scontient des faits qui font pofìérieuts n e cJïècles. ' , Je pa* 11

AZYMITE. f. m. & f. Qui se sert d’azymes ,0^ ^fans levain. Azymita ; qui non pane fermen G u f

Les Grecs ont appelé les Latins A\y m j teS ? ^.jftie.se servaient de pain non levé dans 1 Eue 1 ^j al .j us \c° cauffi le nom injurieux que Miche; tièrr.edonna, lorsqu’il les excommunia dans 1 01 P