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àe tout votre cœur, òtez du milieu de voús les DieuxRangers, les Baalim 8c les Astaroth, Liv. de R-,*II 3 3. Baal, ou Baalim au pluriel, & AstarothuiárqueiK en général les Dieux & les Déciles des Païens.^Aci, dans fa note fur cet endroit. Cependant lemê-Auteur a toujours évité d’employer le pluriel Baa-*. lrn dans le texte de l’Ecriture, & il ne mer jamais que, singulier Baal. Otez du milieu de. vous les Dieuxétrangers Baal 8c Astaroth. Mais ce n’est pas parlera ^ ez exactement; car comme nous avons dit, il y•rvoit plusieurs Dieux de ce nom tous disterens les unsdes autres. D’ailleurs, pourquoi ne pas retenir Baalim,comme Astaroth, qui est au pluriel, austì-bien qUeRaahm ? Ou il falloit changer P un & 1 autre, ou il fal-°it retenir l'un & l’autre, comme ont très-bien fait lesL °vanistes. C’est que M. de Saci ne savoit pas les lan-ërres originales. Les Traducteurs de Genève ont encoreP Us mal fait : C ar quelquefois ils ont auili íubstitué leln gulier Baal au pluriel- Baalim 3 mais quand ils ont.conservé l e pluriel, au lieu de Baalim, ils ont mistiahalinsj comme si on disoit Bakalín au singulier,° u qu en francois le singulier Bahai pût jamais avoirRahalìns au pluriel ; c’est enter un pluriel françois furpluriel chaldéen, & faire un double pluriel. Lesfovainstes font aussi une faute à mon sens; c’est qu’ilsPunirent Baalim pour un singulier, & ne lui joignentstuc Particle du singulier. Les enfáns d’Ifraël firentdonc mal en présence du Seigneur, & servirent kBcu-hm. Frison le change quelquefois en singulier, Baai,dc quelquefois il met Baalim fans article, lailsant àdouter s’il en fait un singulier ou un pluriel. Otez dumilieu de vous les Dieux étrangers Baalim 8c Asta-mth. Je crois que peur parler exactement, il faut lefaire pluriel, & lui en donner Particle. Les Baalim ,des Baalim, aux Baalim. Il est même mieux & plusdégant de dire, ôtez les Baalim , 8c les Astaroth ,que de dire, ôtez Baalim 8c Astaroth , ou Baal 8cAstaroth. Voyez Vossius , de Idol. Lit. IL, cap. 4,8c dans d’Herbeìot ce qu’en disent les Musulmans.Baal, est aussi quelquefois un nom propre d’homme ,comme L Parai. VIII, 3 0 , IX, 3 6. Et dans Jo-fephe,Ziv. lit, contre Appion, un Roi deTyr, suc-cesseur de Ithobal, ou Ethbaai, est appelé Baal, soitque ce sût un nom appellatis & général, comme celuide Pharaon, soit que ce fût son nom propre.
"Aal, est aussi un nom de lieu au Liv. I‘, des Parali-pomènes, ch. IV , v. 23 , & v. 33. C’est le mêmeque le Livre de Josué ,ch. XV, p,ie,tr,& XIX ,2 j appelle Baalath , ou Baala. Ce lieu étoit aux con-fins de la Tribu de Siméon, du côté du midi. S. Jé-rôme l’appelle Ballath dans son Livre, de locis he-bràicìs .
îfcf BAALA. Ancienne ville de la Palestine, dans la Tribude Juda. Elle est autrement nommée Kirjathjearim,lelon Reland,& Canat hiarim ,ou Caríath-Bàal, ou sim-plement Baal, ou Baalim de Juda, selon D. Calmer.L’arche d’aliiance y fut transportée lorsque les Philis-tins Pe urent rendue.
ss? BAALLATH. Ville de la Tribu de Dan,que Josephe-nomme Baleth, près de Gazara.
Baalath. Ville d’abord de la Tribu de Juda, en-suite de la Tribu de Siméon, entre Azem, ou Azemon* Chazar-Sual.
BAALAT-BEER. La même, à ce qti’on croit, queT* a a mat hj fur les confins de la Tribu de Siméon.AL-BE.ÌUTH. f- m. Nom d une Idole. Les TalmUdif-^' S Prétendent que cette idole avoit une figure obscène., Síe fondent fur la signification de son nom, qui veutUe m aître de Vaillance , Dominus f cederis ; selon latemarque de Buxtorf, la Circoncision étoit la marquepr .^fiance que Dieu avoit faite avec les hommes.
ei ner croit que Baal-Berith étoit le Dieu protec-tui' des traités & des alliances, tels à peu-près qu’étoit,t , on ti Kippin , Jupiter vengeur des fermens violés ,p‘ ’í” 1101 - Baal-Berith , selon Bochart , dans sonjy a beg. Liv . II, ch. 17 , p. 8pç , est l’idole, ou leteu de Berith, ou Beryte, patrie de Sanchoniathon., friture en parle dans le Livre des Juges en deuxen-0lCs > t °Jud. VIII 3 27 , où elle dit que Gédéon
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étant mort, les Israélites prirent Baal-Berith polir Dìeiíj,& au même Livre, IX, 2, où elle dit que les Siclié-mites donnèrent à Abimélech soixante pièces d’argentqu’ils tirèrent du temple de Baal-Berith : & parce qu’onne trouve Baal-Berith en aucun endroit, Bochart con-jecture que cette idolâtrie se communiqua aux Israé-lites par le commerce fréquent qu’eut Gédéon avecquelque Bérytien considérable, ou de quelque allianceou traité fait avec' lui. Il y a cependant une diffi-culté , c’est que le nom de la ville de Béryte vientcomme nous le disons, à la place, de l’hebreu m'tîtfn jqui lignifie des puits, & très-différent de N'12 - be-rith , que l’Ecriture met toujours a Baal-Berith , &qui signifie, traité , alliance., confédération , feedus 3mais cela ne Parrête point, Autre conjecture: Nonniusappelle la ville de Bérith, Béroé, 8c dit que ce nom luifut donné en Phonneur de Béroé fille dc Venus & d’A-donis, ou, selon d’autres , de Thétis & de l’OcéamDe là Bochart infère au même endroit que Béroé est lamême que Bérith 3 que Baal par conséquent, dansBaal-Berith -, est féminin; mais que cela n’est pointextraordinaire, & que les Septante le font souvent déce genre, comme / , Sam. XVII, 4. J en II, 28 , XI,13 j XIX : , / 3 XXXII, 3 y. Gf. If 8. Sophon. II, 4 *& A. Paul Rom. II, y. Seldenus a remarqué la mêrnéchose dans son Traité des Dieux de Syrie , Synt. ILAinsi, selon Bochart, Baal-Berith est une Déesse, Òcnon pas un Dieu. ïl confirme ce sentiment par Sancho-niathon, qui parle d’un Elioun, c’est à-dire, Trh-haut ,8c d’une femme nommée Beruth, qui demeuraient àByblos, qui étoit entre Berite & Sydon. Pour ce quiest du Liv, des Juges qui, ch. VIII, v. 27 , dit quéles enfans d’Israël prirent Baal-Berith poUr DieiiCUinVìn , il répond que les Hébreux ne cònnoissantpoint de sexe entre les Dieux , ils ont du parler ainsi*Quoiqu’il en soit, il ne satisfait point sur la différencede rvnfctn, Bérite, & nnn-, dans \Baal- Bérith 3 8c ilest plus probable que Baal-Berith étoit un Dieu desPhéniciens, ou des Syriens, ainsi nommé, parce qu’ilscroyoient qu’il présideit aux traités & aux alliances ;Baal-Berith, Dieu du traité ou de l’alliance.
D’autres veulent que ce loi t Un nom de lieu , oude montagne , dans la tribu d’Epluaïm, non loin déSichem, où les líraëlites bâtirent un temple à Baal,Scoù, selon d’autres, ils firent alliance avec Baal, d’oùvient le nom du lieu. En cc cas Baal-Berith signifie-rait Alliance de Baal3 métathèse qui n’est point dit.génie des langues hébraïque, syriaque ni phénicienne*BAAL-GAD. s. m. Selon quelques Auteurs c’est une idoledes Syriens, & ce nom est composé de B aal, Seigneur,ou Dieu; &de Gad , fortune, comme qui diroit Dieiide la fortune. Ils prétendent que l’on a dit aussi B agai, ou Begal, noms qui signifient, difent-ils, bonnefortune. Dans l’Allemagne, ajoutent-ils, les Juifs ontcoutume de mettre au-dessus de la porte de leur mai-son Ba-gad , ou Matait ob , c’est-à-dire, bonne for-tune , ou bon génie , pour attirer, ce semble la pros-périté dans leur famille. lien est parlé dans Josué X/ 417, aII, 7, XIII, j , 8c c’est un nom de lieu quietoit dans la plaine du Liban, au pied du mont Her-mon. Q u c 1 q u c s I n t e r p retes grecs l’ont appelé Baelgad s8c Galgal, 8c jraegga , ou Balgadc mais tous le pren-nent pour un nom de lieu. Il pourrait avoir été ainsinomme, à cause de quelque idole qui y étoit adorée.
Quant a ce qui est de Bagad, ou Begad, que cesAuteurs disent avoir été la même chose qu eBaal-gad sce mot ne se trouve qu’une seule fois dans l’Écriture ,Gen. XXX, 1 0 ,où l’Auteur sacré rapporte ce que Zelphadit en mettant Gad au monde, 8c ce qúi le fit nommerGad , Un, Ce mot hébreu ne peut avoir que deux éty-mologies. Ou il est formé du verbe an, venit, & du nom*1^3 qu’on imçtpzeve felicitas ; fortuna, 8c qu Aquila, q tufuit ce sentiment, a tourné ; ou bien il est composéde la préposition n, in , & du même mot Gad. Déquelque manière qu’on le prenne, c’est une maniéréde parler adverbiale, que la Vulgate a très-bien rendixépar feliciter, prospéré. Est-il vraisemblable que Zel-pha ait réclamé, ou remercié une idole, & que quandelle l’eût fait, ç’eût été de ee nom d 'idole qu’on cut
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