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Tome premier. [A - BOU.]
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, pris celui cle son fils î La coutume des Juifs d’Allema-gne est une preuve que ce n'est point un nom d’idole ;jamais ils ne surent plus éloignés de ridolâtrie qu’ils lefont. Boy et; Kirker , T c m . I, Synt. IV, cap. «f. Sel-den, de Diis Syriis Synt. I, cap. i.

fCFBAAL-HAZGR, lelonla Vulgate , BAAL-CHAT-ZOR, selon l’hébreu. Ville de la tribu d Ephraïm oùAbsalon avoir ses troupeaux. M. le Clerc n en sait qu unvillage.

Tfj' BAAL-HERMON. Ville de la Terre Sainte , au-delà du Jourdain, au nord de la tribu de Manasté.

BAALíS. Vcye% Baaltis.

BAALiTE. 1 . m. & f. Celui ou celle qui reconnoít Baalpour Dieu,' & lui rend un culte religieux. Baahs cul-tor. Quelques nouveaux Auteurs ont forgé ce nompour le donner aux Israélites qui adoroientBaal. AchabSc Jézabel croient l’un Sc 1 autre baalites. C’étoient desbaalites que ces Prophètes qu Elie fit mettre en pièces,après que par le miracle du feu du ciel qu’il fit descen-dre fur son sacrifice, il les eût convaincus que Baaln’é-toit qu une idole Sc un faux Dieu. j des Rois, XVIII,40. C’est Philastrius qui a fait ce nom de baalite ; ildit auíîì b élite , belita, parce quii croit que les baa-lices descendent de Bélus. Il dit que Belus est ou ne mpropre, ou nom qui fut donné à ce Prince pour ía va-leur dans la guerre, à fortitudine belli, il écrit baali-tes. Il dit qu iis adoraient les idoles dans des cavernessouterraines, & il distingue encore une autre secte d hé-rétiques parmi les Juifs qui adoraient fidole Baal, oule faux Prophète Balaam. Ce font autant Terreurs. Aureste les baalites croient plutôt idolâtres qu héréti-ques.

BAAL-MÉON. Ville de la tribu de Ruben, quisuc priíe par les Moabites : la même, à ce qu’on croit,que Beth Baal-Méon.

£CF BAAL-PHARASIM, ou BAAL-PERATZIM. Lieude la Palestine , dans la tribu de Juda. C’est là queDavid mit en fuite les Philistins.

ÊAAL-PÉOR. f. m. Dieu qu’adoroientles Arabes, fur lamontagne de Péor. On croit que c’est le Priape desGrecs. Voye^ Baalphégor qui fuir.

BAALPHHGOR,ou BAALPÉOR.f. m. Idole des Am-monites Sc des Moabitès. Selon S. Jean Chryfostômeil fut nommé du nom du lieu 011 il étoit adoré. Phé-gor, ou Péor avec un y, ain. S. Basile, S. Jean Chryí’oí-tôme, Théodorct disent que Baalphégor est le mêmeque Saturne. D’auttes en font le Soleil, Jupiter, ouBacchus. Selon le P. Kirker, c’est le Priape des Grecs,divinité impure, que le Baal Aruch interprète NL ->1M ,Peorpe ,c’est à dire,selon le P. Kirker, os nuditatis ;de-là à ce qu’ilprétend, s’estformé le nom Priape., quin’est point grec. Origène& S. Jérôme conviennent quec’étoit une idole infâme , & S. Jérôme dit fur Osée ,c h. IX, qu’on peut Rappeler Priape. Les Rabbins fontdu même sentiment. Quelques-uns néanmoins, commeSalomon Jarchi & Maimonides, trouvent à ce nomune origine plutôt ridicule Sc impertinente , qu’ellen est obscène. D’autres croient c;uc ion 110m Péor luivient de ce que cette idole avoit la bouche ouverte,ou beante. Certainement NS Yiys, Péorpé , signifieapertum os, ou apertura oris , & non pas os nudita-tis. Selden, De Diis Syriis Synt. 7 , c. j , croit plu-tôt, avec S. Chryfostôme & T héodoret fur le PfeaumeCV , v. 2d j que c’est Baal, surnommé Péor, du nomde la montagne où il étoit adoré. Voyey Origene ,hom. XX> fur les Nombres-, S. Jérôme fur Osée, ch.IV, & ch. IX. Maimonide More Nevokim. P. III ,ch. 46. Jarchi fur les NombresXXV, 3. Philon, Liv.des noms changés ; SeìàenDeDiisSyr. Synt. I, c, j ,& Voisins De idol. Lìb. II, cap. 7.

BAALSEMEN. f. m. Nom Carthaginois, ou Punique,& Phénicien , dont parlent Philo Biblius Sc Fusèbe.Le P. Kirker, Œdip. JEgypt. T. I,p. 263 , prétendque c’est Nemrod, qui fur ainsi appelé , parce qu’ilctoit grand Astronome. Baal signifie Dominus , Sei-gneur, Maître; & Semen ou Samain, les Cieux. Cequi fait un nom très-convenable à un habile Astro-nome. Volsius, De idol. Lih. II, C. 4, croit que c’estJe Soleil, & le meme que les Juifs appeíoient Bethçebub,

BAB

BAAL-THAMAR. Lieu de la Palestine où les lsia£lites combattirent contre les Benjaminites. C’est aui 1dans cet endroit que toutes les tribus s assemblèrentpour venger fourrage fait à la femme d’un Lévite de i*tribu d’Ephraïm.

BAALTIS, ou BAALIS. f. f. Divinité païenne. Aaa/a-'ipBaaltis. C’étoit une Déesse des Phéniciens, aPF e CCautrement Beltïs. Héfychius au mot b«a6 A, dit si 112c’est, ou Junon, ou Venus. Eusèhe écrit b-Iatís ,&l a Ppelle Reine ; d’autres disent que c’est la même q lieDiane, Venus, la Lune. Sanchoniathon dans Euscfe,Liv. I, les distingue , Sc dir qu Astharte Sc Rap lSfont sœurs, que la première est Venus, & l’autre D iaue ’que l’on prend pour Lucifer ; Sanchoniathonque Baaltis fut femme de Saturne, aulfi-bien qu o ^tliarte , Sc qu elle n’eut de lui que des filles. Po)fíIviRicer , 7 .1 (Ëdip. Xkg. p. 31 p , Sc VoiÌR's, P eIdol. Lih. II, cap. 21. Elle éroir honorée à Bybkjj ’car Eusèhe dir que Saturne lui avoir donné cette vi» e *BAANITE. f. m. Sc f. Baanita. Hérétique Sectate 111 ^

Eaanes ; car c’est de ce Chef de leur hérésie que

Baanites prirent leur nom. Il parut au commencemea

du IX e siècle, Sc íe disant disciple d’Epaphrodite > *sir une secte particulière de Manichéens. Pierre de -fcile en parle dans ion Hist. du Manichéisme t £lialfans, & Baroniusà l’an 810.gCFBAAR. Landgraviat d’Allemagne , dans la Suahe >dans la principauté de Eutstemberg. C’est l’ancien P atrimoine de cette maison.

BAARRAS. í. m. Plante fabuleuse, dont parle Joseph ’qui a une couleur dc feu , étincelante comwe u* 1étoile, qui fuit fous terre, Sc qu’on ne peut arrêtqu’en l’arrosant d’urine de femme, ou de son fl u s m eI1truel. Elle fait mourir quiconque la touche : dessl.que pour rattacheron la déchausse tout à ì’entour,on y attache un chien qui meurt en 1 arrachant, ap ltquoi on la peut manier fans danger. -r

Baarras , estausti le nom du lieu où cette plante C 101 ^soit. Ce lieu n’est point sur le mont Liban, c c m 111 c °l’a dit dans le Moreri,mais dans une vallée. josr pJÍ ’ ?de la guerre des Juijs,L. VII, c. 23.

BAAT en siamois, en chinois Tital.í. m. Pbidstout^semble & monnoie , qui ont cours, & dont on k 1 ■dans ces deux Royaumes. Le Baat pèse environ “ erionce, Sc vautà-peu-près cinquante fous deFran ce ’

B A B.

fOTBABA. Fameux imposteur Turcoman de nation >parut dans le Musulmaniíine dans la ville d’Amri lC u£638 de l’hégire. Il avoir un disciple aussi fourbelui , nommé Isaac , qui faisoit faire àteurs cette profession de foi : il n’y a qu’un feuQ-y cCSc Baba est ion envoyé. Les Musulmans indign eS . tque Baba dégradoit ainsi leur Prophète, seaux Francs qu’ils appelerent à leur secours , & f f-fuivirent si vivement Baba , qu’il fut entièren^! 1 r anfait avec l’armée qui le fui voir. Sc fa secte dss>rde J. C. 1 140 Benschohna citépar Mor- , i a (fe

(fT BABA. Ville de la Turquie en Europe , cíai- 5 g a bj.

Bulgarie, avec un port furlamerNoire, Bas ttj j 011 tBABAU,est je ne fais'quel fantôme imaginais - ç cí ,les nourrices de Languedoc & pays voisi )lS t j,vent pour faire peur aux petits enfants , otl .Nu-mides & imbecilles. Larva umbratilis. On ja-

bau généralement tout ce dont on fait peur, 1 ‘N ( . l , e

mais pourrant faire de mal.c’est ainsi qu<0 eX *j a j^e

le S r de la Peyre dans son AntiBabau, qui, sel° n T> p a -veut dire autre chose que chajfe-frayeur. b AI ^ LE p a be'nurgeluifit le babau , en signe de dérision \ lí ccS &lais. Ce qué M. Duchat interprète par é( irTia & eu^ cCJìnge , en citant un passage , où une nourriceson enfant de la bahoue Sc du marmot. Aor fìC

BABÉE, BABET. s. f. Nom populaire , que ^gfake-aux jeunes filles qui fe nomment Elifabetn-tha. C’est un diminutif de ce nom. v . ^iirBABEL. Nom qui fut donné à la ville & a ^^ c g' irt ar yles hommes bâtirent dans une plaine nom ava}1 t q 112ou Sennaar, quelque temps après le déluge?