Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
709
JPEG-Download
 

A

n

£ íain.' On le dit auffi de chaque fois qu’on se baigne,encoure tant chez un tel pour chaque bain. Un demi-ain * labrum minus, est une petite baignoire où onne 1Ttec que la moitié du corps.

A Í N 5 dit auffi de la liqueur où l’on se baigne. Il y aes femmes qui se baignent dans un bain de lait, dans11 la ' Ln d’eau rose. fC T Bain dans le vin, dans une^. Uve de vendange. Bain avec des herbes fines, aroma-tiques.

Bain, se dit auffi par rapport à la disposition dulieu° u du temps où l’on peut prendre le bain commodé-ri ( l Ci .' t & agréablement dans quelque endroit. Le baint bon, est dangereux dans cette rivière, dans tel en-r ott de la rivière. Le bain est bon dans telle saison, dansteJ temps.

Un ie dit auffi relativement aux effets que le bainPtoduit, ou qu’on en attend. Le bain est recommandéails b 1 néphrétique. Les Indiens disent que le bainPpS dans certaines rivières efface entièrement les pé-c nes. Lett. Edif.

. UnappelieenMédecineun^umvaporeuXi ou étuve,otfque les malades ne font pas plongés dans une li-seur, mais qu’ils reçoivent seulement une vapeur, ouu ne exhalaison qui les échauffe & les sait suer. Laco-nic um _, sudatio sudatorium. Il y a deux fortes de bainVaporeux, un humide & un sec. Le bain vaporeux hu-^tde n’est autre chose que la vapeur qui s'élève dune li^ u eursimple, oud’une décoctiond’herbesqu’onfaitre-eCV °u aux parties malades fur une chaise percée, ouaVcc des entonnoirs , pour ouvrir les pores & provo-quer les sueurs, dont on use particulièrement pour lesHialadies du fondement & de la matrice. Les matièresu bain font les mêmes que celles des fomentations.e bain vaporeux sec est lorsqu’on provoque les sueursP ar ' a simple chaleur du feu, ou par le moyen de bri-q . l ~ s > °u de cailloux bien chauds, qu’on met fous les,. es , ou sous la plante des pieds, ou bien par cesvernes cailloux ardens qu’on met dans un endroit étroit,ou ^ malade est renfermé.

1 ç tei 'mes de Médecine on appelle bains locaux>es fomentations qu’on applique fur quelque partie

Malade, parce qu’elles font le même effet fur uneP a rtie que le bain ou le demi èà font fur plusieurs.Un dit en été , de seau qu’on donne à boire fans

2 lafraichir , qu’eile est chaude comme un bain. Ontt auffi en été, quand on voir un gros nuage, que c’est

l s chauffe. On appelle aussi un lieu où l’eau

est sale & bourbeuse, bain de grenouilles, bain de cra-pauds. S. Amant a dit du Tibre , bain de crapaudstrust eau bourbeux.

En termes de monnoies, être en bain , c’est être en- jtièrement fondu. De for en bain , c’est de l'or entière-ment fondu ; 6c quand il est prêt à fondre, on dit defor en pâte. On dit de même, de l’argent en pâte. Boi-^ zard,

^ai n , en termes de Chimie, se dit de plusieurs coctions,distributions, ou autres opérations qui se font fur desmatières propres à entretenir une chaleur douce. 0 s? Ceío m les diverses matières dont on se sert pour eommu-g mquerdela chaleur à quelque substance.

Ain dc cendres , quand le vase ouUa cucurbitequicon-bentla matière que l’on veut distiller, est placé dans unpot où st y a des cendres, ensorte qu’il soit échauffé para chaleur des cendres.

T>

, Aln -Mariejíe. dit d’un vaisseau plein d’eau chaudefm.est fur le feu, où l’on met le vase qui contient lésmatières qu’on veut frire distiller. Distillation au bain-%ç~j. arLe ' ferventis aque fornax diftillatorïa.

^Ain vaporatoire ou Bain de vapeurs , balneumr ° r f .y quand le vaisseau où font les matières furles-lant CS ° n opète, est exposé aux vapeurs de l’eau bouil-

®Ain de fable , bain de limaille, bain sec, balneum\ CC ff j quand le vase qui contientla matière, est dansUnie, dans des limailles de fer, au lieu d’eau, qu’onO b°in de faire chauffer auparavant.n a ppelle encore en Chimie bain t une matière

I 70 C)

liquéfiée, rendue liquide & fluide, réduite en liqueur,de même qu’en termes de monnoies ci-dessus.BAin-Marie. 1 en termes de Philosophie hermétique, si-gnifie toute autre chose que chez les Distillateurs ; caril veut dire le fourneau philosophai , ou le mercuredans lequel le Roi & la Reine ( le soleil & la lune ) sebaignent.

Bain -Marie. Terme de cuisine. On appelle faire chauf-fer ou cuire au bain-Marie , quand ce que l’on faitchauffer ou cuire n’est pas immédiatement fur le feu,mais trempe dans l’eau qui est fur le-feu. C est ainsique l’on fait cuire des œufs au lait, du ris, &c.^

On dit en Maçonnerie, qu’une cour est pavee a bainde mortier , pour dire, qu’on y a mis du mortier abon-damment , comme doivent être celles qui font fur lescaves.

fCT Bain , dans les disterens arts & métiers, se dit desliqueurs & des vaiíleaux dans lesquels on donne quel-que préparation aux differens ouvrages.

Bain , en termes de Teinturiers, se dit d’une cuve pleined’eau & de drogues servant à la teinture , dans la-quelle on trempe ou on fait bouillir les étoffes qu’cnveut teindre. Le bain d’aiun se doit donner à froid ,parce que fa chaleur perd le lustre de la foie , & larend rude & acre. Un bain de cochenille , de garence.11 y a auffi des demi-bains.

ffT Bain, chez les Plumaffiers. C’est une poêle de cui-vre dans laquelle ils jettent ou plongent les plumesqu’ils veulent mettre t n couleur. Ils donnent auffi ce110m à la matière colorante contenue dans la poêle.Bain. Ordre Militaire en Angleterre , institué par Ri-chard II, au XIV e siècle. Richard régla qu’il n’y auroitque quatre Chevaliers du bain; mais Henri IV, sonsuccesseur, en augmenta le nombre jufqu’à 40. La mar-que des Chevaliers du bain étoit l’Ecu de foie bleuecéleste en broderie , chargé de trois couronnes d’or,avec ces mets, Ires in uno ; c’est-à-dire , Trois dansun j pour marquer les trois vertus théologales. CesChevaliers avo ient coutume de se baigner avant quede recevoir les éperons d’or ; coutume qui ne se gardaqu’au commencement de i’Ordre, & fe perdit eníuitepeu-à-peu. C’est de-là que leur vint leur ncm. O11 nedonne guère l’Ordre du bain , que dans la cérémoniedu sacre des Rois, ou de l’inauguration du Prince deGalles, ou du Duc d’Yorck. Il parois par un manus-crit cité par Du Cange , qu’on ne failcit les Cheva-liers du bain qu’en temps de paix. Le titre du manus-crit est, ci-apres ensuite T Ordonnance , & maniéré decréer & faire nouveaux Chevaliers du bainau temps depaix , selon la coutume d’Angleterre. Cela se fait, ditLarrey, avec de grandes cérémonies. Justiniani les dé-crit dans son II f. des Ordr. milit. Tom. I, ch. 1 jp. j p j. La Messe, la Confession, la Communion, n’yfont pas oubliées. II décrit auffi fort en détail leurs ha-bits , leurs ornemens, leurs devoirs , &c. Quand lesChevaliers prêtent le serment de fidélité dans la Cha-pelle de Henri VII,ils font vêtus d’un habit d’Hcrmiteavec dessimdales; ensuite on les revêt d’une robe ma-gnifique, & le Roi leur fait quelquefois l’honneur d’ai-der a leur mettre les éperons. Ils portent un ruban rougeen écharpe. Cambden, & d’autres après lui, font Hen-ri IV Auteur de cet Ordre en 1359. Cet Auteur dit quece Prince étant au bain, fut averti par un Chevalier,quedeux femmes veuves Venoient lui demander justice. Ilsortit fur le champ du bain , en disant qu’il devoit pré-férer de rendre justice à fes Sujets, au plaisir du bain 36ç ensuite il institua cet Ordre.

Joseph de Michieli, Auteur Espagnol, le P. AndréMendo, & Jean C ara muel, suivent l’opinion de Camb-den. Francesco Rédi, & après lui Justiniani > prétendentque Cambden fe trompe, que cet Ordre est beaucoupplus ancien. Ils fe fondent fur l’ancien manuscrit rap-porté par M. Du Cange, Sc dont nous avons parlé; maisce manuscrit ne prouve rien. D autres disent seulementqu’on attribue cette institution à Henri IV, au lieu deRichard II, parce que Henri augmenta l’Ordre, & luidonna une nouvelle forme, peut-être à l’occasion queCambden raconte. Justiniani montre que cet Ordreavoit passé d'Angleterre en France & en Italie , 6í