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B AP
toutes les maladies chaudes, les fièvres putrides, fur'- tout contre celles qui font d’une nature pestilentielle.~ V ° y e \ le Dict. db James.
v^BAOL. Royaume.d’Afrique, dans le pays des Nè-gres.
' BAORUCO. Contrée de l’Amérique, dans l’ileEípagnole, ou Hifpaniola.
B A P.
BAPAUME. Ville des Pays-Bas, dans l’Artois. Bapal-ma, Palma. Les François prirent Bapaume en 1641,Sc elle leur fut cédée par le 45 e article de la paix desPyrénées en 1659. Elle a de longitude 19 0 , 20', ;6";de latitude, yo°, 6 ', 8". Cassini.
Bapaume. Petite rivière de France, en Normandie,qui prend fa source à Cailly, dans le pays de Caux,paste à Bapaume , Hameau, & fe jette dans la Seine ,une demi lieue au-deífous du Château de Rouen.
bAPTE. f. m. Bapta. Les Baptes croient à Athènes lesPrêtres de Cottito, Déesse de l'impureté. Us faifoientles sacrifices de cette divinité abominable pendant lanuit, en s’abandonnant à des danses lascives, & àtoutes fortes de débauches. Us furent appelés Baptes 3du mot grec qui lignifie baigner parce qu’au-
paravant que de commencer leurs cérémonies exé-crables , ils fe baignoient dans de l’eau chaude. Eu-polis ayant fait une comédie contre eux, qu’il avoirintitulée Bn-^ 1 °-les Baptes ; pour s’en venger, le plon-gèrent dans la mer. On dit que la même chose arrivaaussi à Cratinus , qui avoir auffi fait une comédiecontre les Baptes , & à laquelle il avoir donné lememe nom. Voye% Scaliger dans fa Poétique , Liv. /,ch. 8 .
BAPTÊME, f. m. On ne prononce pas le p. Le premierdes facremens de l'église, qu on donne à celui qu’onVeut faire chrétien. Baptismus , baptisma , prima Chris-tiana religionis initiamenta . Le catéchisme romain dé-finit le baptême , le sacrement de la régénération quife consere avec de l’eau Sc des paroles de vie. On peutencore le définir le premier sacrement de la loi chré-tienne, institué par Jésus-Christ , pour effacer le pé-ché originel dans les enfans, & les péchés actuelsdans les adultes qui le reçoivent, & pour nous fairemembres de l’église chrétienne, enfans adoptifs de Dieu,& cohéritiers de Jésus-Christ. Le baptême fe donneavec de l’eau au nom des trois Personnes de la Trinité.Toute eau naturelle est bonne pour le baptême. Ter-tullien, dans son Traité du baptême , dit qu’il riy apoint de différence d’être baptisé dans la mer, ou dansun étang, dans une rivière, ou une fontaine, une mare,un badin, ni entre l’eau du Tibre, ou celle du Jourdain.
Tenir un enfant fur les fonts de baptême , c’est êtreson parrain ou fa marraine ; c’est à-dire, celui ou cellequi lui impose le nom.
Quelques Théologiens ont crû que le baptême ad-ministré au nom de Jésus-Christ seul étoit valable;
mais ce sentiment est rejeté : le baptême au nom deJésus-Christ, est le baptême que Jesus-Christ- ainstitué, & qui comme les autres facremens, tire faVertu Sc son efficace des mérites de Jesus-Christ.
Avant la venue de Jésus-Christ , la cérémonie dubaptême fe pratiquoit déjà chez les Juifs, qui bapti-soient leurs prosélytes , c’est-à-dire, ceux qui embraf-foient leur religion. Voici ce que dit Léon de Modène,Rabbin de Venise, dans son Livre des Cérémonies &Coutumes des Juifs , part. /, ch. j. Celui qui veut fefaire Juif, on le circoncit; & quand il est guéri, onle baigne tout entier dans seau en présence des troisRabbins qui font examiné, après quoi il est censé Juifcomme les autres.
On dit, la matière du baptême , la-forme du bap-tême 3 le ministre du baptême. Ta matière du baptêc’est ce qui fait l’ablution extérieure du corps de celuiqu’on baptise. Il y a la matière prochaine & la matièreéloignée du baptême. Celle-ci est la matière que l’on ap-plique au corps de celui qu’onbaptife, Sc c’est l’eau : celle-là e stl’application de l’eau au corps de celui qu’on bapti-fe ; appii cat ]on qui fe peut faire en plusieurs manières. LeTome I,
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baptême ne peut être donné qu’avecde seau ; c’est pour-quoi le Pape Etienne II déclara excommunié un Prêtrequi avoit baptisé un enfant avec du vin, parce qu’il avoirpéché contre les canons de l’Eglife. Le Pape Grégoire IXayant été consulté pat un Evêque de Norwège, si audéfaut d’eau l’on ne pouvoit pas baptiser les enfansavec de la bière , il lui fit réponse que les paroles deJésus-Christ étoient si expresses dans l’évangile : fiquelqu’un ne renaît de l’eau,&c. que le baptême don-né avec de la bière étoit nul.
Dans la primitive Eglise, le baptême fe íaifoit patimmersion, & même encore aujourd’hui dans toutel’Eglise orientale , il ne se sait point autrement: en ef-fet , le mot grec , signifie plonger , comme
Henri Etienne, Casaubon, Sc quelques autres person-nes savantes dans la langue grecque, font remarqué.
Les Eglises d’Occident, qui ont changé cet ancienusage, ne font fait que parce que c’est une choie dediscipline, Sc qui ne regarde nullement l’eílence dubaptême. On ne peut pas même dire proprement queles Eglises d’Occident aient changé fur ce point ; carquoique communément on donnât dans les premierssiècles le baptême par immersion , cependant on re-connoiíïoit que cela n’étoit point nécessaire, qu’on lepouvoit donner par aspersion ;& on le dennoit en effetíouvent ainsi ; par exemple, à tous ceux que l’onappeloit Cliniques , c’est-à-dire, qui étoient baptisésdans leur lit, étant dangereusement malades. Voye% S.Cyprien, Lett. à Magnus , où il prouve que f asper-sion suffit. En 754, l’assembléeque Pépin tinta Quier-cy sur l’Oise, approuve le baptême donné en cas de né-cessité par infusion, en versant de l’eau sur la tête avecune coquille, ou avec' les mains ; ce qui montre que,quoiqu’on baptisât encore par immersion, on ne croyoispas que certe manière de baptiser fût nécessaire , oude l’essence du Sacrement. Les Protestans ont suivien cela l’Eglise Romaine ; en sorte que dans tout l’Qc-cident on ne donne plus le baptême que par infusion ,en versant de l’eau sur la tête de Pensant ; il en sautnéanmoins excepter l’Eglise de Milan, qui marque dansson Rituel qu’on plongera trois fois dans l’eau la têtede Pensant.
Pendant très-long-témps on a fait trois immersions,pour marquer les trois jours de la sépulture de Jé-sus-Christ , ou les trois personnes de la tiès-sainteTrinité, ainsi que S. Grégoire le dit dans fa Lettre àLéandre, qui est la 41 e du I Livre ; & cet usage du-rcit encore en ce temps-là. On ne le regardoit pascependant comme nécessaire, puisque ce Pere dit àce S. Evêque qui le coníultoit là-dessus , que puis-que les Ariens plongent trois fois, il est d’avis que lesCatholiques ne le fassent qu’une fois, de peur qu’ilne semble aux hérétiques quel’on divise, comme euxla Divinité. Et il paroít que c’est par-là, Sc pour cetteraison, que cet usage se changea dans la fuite. Ncusapprenons de la vie de S. Otton, Apôtre de Poméra-me, de quelle manière ce Saint donnoit le baptêmepar immersion; & l’on ne doit point douter que danses autres Eglises, on ne prit clés précautions fembla-bies pour empecher que la pudeur ne fut blessée dansune si sainte cérémonie. Ce Saint avoit fait enfoncerdans la terre des cuves ou tonneaux, qui ne s’élevoientde terre que jusqu’à la hauteur du genou : il y en avoitpour les femmes au côté gauche du baptistère, & ducote droit pour les hommes. Ces tonneaux étoiententoures de rideaux, qui en sormoient autant de lo-ges différentes. Lorsque le Catéchumène étoit des-cendu dans le tonneau qui étoit plein d’eau, le Prê-tre levant doucement le rideau, lui plongeoir trois foisla tête dans l’eau, que l’on tenoit chaude en hiver.Martene. *
Quelques-uns ont cru que le baptême par infusionavoit commencé à s’introduire par les pays froids. Upatoîtqu’en Angleterre le baptême pat infusion s’intro-duifoit fort au commencement du IX e siècle ; car le con-cile de Calchyt, ou C al chu t, en 81 (, ordonne dans i onII e canon,que les Prêtres en baptisant ne répandrontpas feulement seau sainte fur la tête des enfans, maisks plongeront toujours dans le bassin.
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