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mercurielle. C’estlafemme du Gabrien , ou soufre desPhilosophes.
BE YNES. Lieu du Hainaut. Il y a des Lettres de LouisXI, données à Bey nes en Haynaut, le 3 Août 1461 ,par lesquelles il ôte l'Ofhce de Chevalier du Guet àPhilippe de la Tour.
BEYUPURA. s. m. Poisson de la mer du Brésil, qui estfort gras, d’un bon goût & sain. Il elì long de six ousept palmes. Il a le dos noir & le ventre blanc, &approche fort de l’éturgeon de Portugal. On le prendavec l’ameçon dans la pleine mer.
BEZ
Cette ville a ao°, 44', 33", de longitude, & 43°,ac/, 2j" de latitude, ácad. de Bez. Et selon l’Acad.de Montp. 43", 21' de latitude. La tour de Béliersa 20°, 43', 36" de longitude, & 43", 20' 37" delatitude. Cassini. Vyye% sur Béliers Cat. H fi- deLang. Liv. h , Cb- 3 p. 273 j & Liv . IV, p. 644>644. Andoque j .A.'/?, de Lang. p. //, 36 , //•
La charmante situation de Béliers a donné lieu dedire que si Dieu vouloir choisir un íéjour sur la terre,il n’en prendroit point u autre que Béliers. Ce qu’ona exprimé par ce vers latin :
B E Z.
BEZ A. Nom d’une Divinité adorée à Abyde. Voyt\Beza.
|KTBEZ ANITES , ou BEZANIENS., Nom d’une secteimaginaire qui s’eleva, dit Prateoks, & ceux qui l’ontcopié, fous ì’Empire de Charles V, & fous le PontificatAe Jules III, vers l’an r 550. Lindanus avoir dit la mê-me chose avant lui. Ce qu’ily a de certain, ditBayle,c’est qu’il n’y a point eu dans le XVI siècle de person-nes qui, en qualité de disciples de Théodore de Beze,aient fait secte à part.
BEZANS. s. m. pi. Toiles de coton qni se tirent de Ben-gale. Il y en a de blanches & de rayées de diversecouleur.
BEVANT. Voyes; Bezanî.
fCTBEZAT. Bdjìa, ou Befdra. Ville d’Aírique, auroyaume de Fez, dans la Province de Habat.
BEZESTIN , ou BEZESTAN. s. m. Terme de relation.Marché, halle, lieu oû íe vendent différentes mar-chandises à Andrinople & dans quelques autres villesdes Etats du Grand-Seigneur. Forum nundinale , atrium,porticus nundinaria. Au delà de cette mosquée, (la mos-quée neuve à Constantinople ) sont les deux Be^efiins,le vieux Sc le neuf, assez près T un de l’aurre. Ce sontdeux grandes places carrées & couvertes, dans lesquel-les se vendent tous les jours de Tannée les choses quifervent plus au luxe qu’à 1 a nécessité. On vend dansle vieux de beaux harnois , les cimeterres enrichis d’or,d’argent Sc de pierreries, les porcelaines, & enfin tou-tes les gentillesses de la vanité ; dans le neuf on y vendles tapis & les étoiles d’or , d’argent & de soie. Du Loir,P- jo.
BEZET. f. m. Terme de Trictrac , qui signifie deux as,en dez. Lufioru tessera monas gemina.
Ce mot vient de bis, Sc as. On dit dans le mêmesens ambesas.
BEZETTA. s. m. Crépon ou Linon très-sin, teintavec de la’cochenille dent les femmes se servent pourse farder.
BEZI. Voyei Besi.
BEZIER. s. m. Poirier sauvage qui porte beaucoup defruit sort menu Sc fort âpre. Les poires Rappellentbejees , besalles. On en peut faire un bon fruit en lesourlant, telles que sont les Befies d’Heri & de TEchaf-liere. Dïcl. des Arts 1731 . Voyez B es, & ce qu’endit M. Huet dans le II Te m. de ses Dissertations re-cueillies par M. V Abbé de ’TUladet, p. 177 .
BEZIERS. Ville episcopale de France, dans le Languedoc,fur une colline, autour de laquelle passe la rivièred’Orbe. Pline l’appelle Blìterra Septimanorum. Ptolo-mée Tappelle Bxinsai ,Betir&. Caíaubon a cru que c’é-toit une faute, & qu’il falloit un L, BAsr/^a,. œa ; s j}s’est trompé. Julien de Tolède, Grégoire de Tours,1 ’ Appendix de Frédégaire, la Table de Peutinger &ssìthius disent Beterras. Holstenius dit que M. Peyresclui avoit sait présent d’une médaille, lits laquelle onlisoit qu’ainsi il saut dire B a terra, B»A-^»,
& que par-tout où il y a Bliterra ou Biterra , c’estune faute qui consiste en ce qu’on a pris un a pourun A , de qn’au lieu de baiteppa on a lu baiteppa.D’autres soutiennent qu’on a dit Tun ou T.ratre, B li-tes ra , ou Bitens . , ou Baterrœ. Le plus ancien Evê-que de Besiers, que l’on connoiste, est S. Aphrodite,que Ton prétend avoir été disciple des Apôtres. B ester sa eu des Vicomtes. T. Cor. Maty. Hoffman donneà Besiers 23°, /o' de longitude, Se 24 0 ,42' de latitude.
Si Deus in terris 3 vellet habitare Bitorfis*
Quelqu’un qui croyois avoir lieu de se plaindre de*habitans , ajouta, ut iterum crucifigeretur. Oui poutêtre crucifié de nouveau.
BÉZOARD. s. m. Plusieurs écrivent bé^oart, bfioars,fans d. Le Besoard n’est que la pierre du fiel de plu-sieurs espèces d’animaux des Indes, tant orientalesqu’occidentales, comme chèvres, cochons, singes, y r-Cette pierre médicinale est un excellent contrepoison-Lapis be^ohar. Quelques-uns disent qu elle íe trouvedans le ventre d’un animal nommé Payan. C’est un*espèce de bouc, ou de chevreuil qui a le poil court,Sc un bois presque semblable à celui du Cerf. DURenou dit que cet animal est très-agile & fort cruel jqu’il tue souvent les chasseurs qui le pressent trop ; qu'da k corne des pieds fendue en deux comme le bouc;que ses jambes sont assez grosies, fa queue courte SCretroussée, Ion corps velu comme celui d'un bouc,mais couvert d’un poil beaucoup plus court, qui eltde couleur cendrée tirant fur le roux ; fa tête est com-me celle d’un bouc, armée de deux cornes fort noi-res , creuses en 1a partie inférieure, & renversées, SCpreíque comme couchées fur le dos, fur lequel clksfont un angle obtus en se réunissant. M. Pomet confir-me ceci, & dit qu’il a vu à Coubert, château du Ma-réchal de Vitri , deux cornes de cet animal tout-à-fai csemblables à celles que Du Renou a décrites.
Le bépoard oriental qui est le plus estimé, vient del’Inde, & fut-tout dans le royaume de Golconde, A-de Cananor. Quelques-uns diíênt, dans une provincedu royaume de Golconde, tirant au nord-est. Dans laPerse Sc dans les Indes, il est fort ordinaire de trouv csle bé-poard dans Festomac des chèvres, qu’on nourrien certains pâturages. On ne convient pas néanmoinsen quelle partie de l’animal il se forme. Quelques-uMveulent que ce íoit dans le coin des yeux, d’autres dafl sle ventricule ; quelqus-autres dans les reins, il y en ^qui soutiennent que c’est dans 1a vésicule du fiel: quel-ques-uns près du foie-, & enfin les derniers auprès dUcœur. Ce que nous avons dit, Sc ce que nous dn° níencore, montre que c’est dans le ventricule, ou estons*
La figure de ces pierres de lé^oard est différente :i£unes sont rondes, les autres oblonges, & les auM^semblables â un œuf de pigeon, à un rein, ou à ll! jchâtaigne. Leur couleur est différente aussi, tasli: ^ enoire, Sc tantôt cendrée, quelquefois cirant À 11 . '
jaune, Sc quelquefois verdâtre; mais pour Tordit 1 - 111 ^d’un gris obscur, ou d’un vert noirâtre. Elles so» c c0íílposées de plusieurs couches ou enveloppes, c0 ; irin ^les oignons, qui sont les unes fur les aunes, poli^ ^& luisantes, k seconde plus que k première, & 11des autres. Ces couches concentriques prouvent q ^ces corps 11e se forment pas touc d’un coup, matscessivement, en recevant des matières propres a ^formation. Au centre de ces pierres il y a une Pcavité, dans laquelle on trouve un peu de P 0 l u£qui est de 1a même nature que 1a pierre; ou bien CiU f. luCS?paille , ou bien quelque brin d’herbe, quelqU esdes fèves, des morceaux, ou petit caillou quU erC i uc-au béyoard, c’est-à-dire, qui a donné lieu à k P ^ £
tion de k pierre, & qui en a été la base- f® . neleur est aussi diverse : il y en a qui ne P e ^ quinze,dragtne, & d’autres qui en pèsent douze q 'Sc même davantage. .
Pour les éprouver, on les frotte ayee de ^^mués