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!Ellc court d’une très-grande vitesse, & a la vue fort•bonne. Un faon de biche. La biche entre en rut aumois-d’Août Sc de Septembre. Elle porte son petit huitmois,Sc n’en fait qu'un à la fois. Callimaque donne des cor-nes aux biches comme aux cerfs. Voye\ le Callimaquc?de Mademoiselle le Fèvre, qui fut ensuite MadameDacier.
Jamais la biche en rut n a pour f aie d 1 impuijsance 3Traîné du fond des bois un cerf a V audience. Bon..
On dit qu’une biche montra un gué à Clovis,quiyfit passer la Vienne à son armée. Ce gué fe nomme en-core le pas de la biche. Le P. Jourdan.
Cet animal estle symbole de Junon conservatrice,parce que de cinq biches aux cornes d’or, Sc plus gran-des que des Taureaux, que Diane poursuivit à la chassedans la d hessalie, ellcn’en prit que quatre qu’elle atta-cha à son char ; la cinquième fut sauvée par Junon.
Saumaiíe dérive ce mor de bicula • Ménage de bic-ca , féminin de biccus , bouc. Guichart de 'OIC , tfebi 3eaprea , chèvre, dont fe fait tTOK, tsebija 3 qui ligni-fie la même chose , & selon lui cerva , bije 3 d'où bi-ché s eit formée.
On dit proverbialement, il s’enfuit comme une bi-che ; pour dire, avec poitronerie Sc légéreté.
BICHE. f. f. Glaucus primus. Poisson de mer quia le ventre blanc & le dos bleu , d'où lui vient sonnom latin. Sa chair est blanche & de bon goût. On luidonne austì le nom de derbio.ftT BICHE. Ville. Voye^ Bitche.,
BIC HEN AGE. s. m. Vectigal ex frumento , nucibus 3&c. C’est un terme de coutume. On connoît ce quec’est que le bichenage , par un extrait du dénombre-ment fait au Roi l’an 1 y22 , par le Châtelain de latetre & Seigneurie de Buílï, en Bourgogne. Le droit debichenage de tous grains, Sc de toutes autres choses quife vendent au boesseault au marché duditlieu, & nonà autre jour est tel. C’est à savoir, que d’un boesseaultl’on ne doit rien: de deux boesseaultsJ’on doit pour lebichenage une écuelle, de trois boesseaults l’on ne payequ une éculée; de quatre boisseaults , deux éculées; decinq boesseaults l’on ne paye que deux éculées; de-sixboesteaults l’on paye trois éculées, Sc ainfi de plus leplus, Sc du moins le moins , fans rien payer de nonpair.... Item est à savoir que ledit bichenage se pren Scleve audit marches des noix, des oignons, Sc de tou-rnures autres choses qui fe mesurent au boesseault en laforme Sc manière que dessus.... Item est encore à savoirque ceux qui payent ledit bichenage 3 uo doivent rien devente ni de péage, à cause de ce dont ils auront payé lebichenage. M. Galland.
BICHE i. s. m. Mesure de grains qui contient environ unminot de Paris. On le dit tant de la mesure que du bléqui y est mesuré. Le bichet est particulièrement enusage en Bourgogne Sc dàns le Lyonnois. Dans les an-ciens titres on trouve qu’il en falloir deux pour faireune hemine, ou deux quartaux ; en d’autres qu’il con-tenoit deux quartes, que chaque quarte contenoit deuxboisseaux, Sc le boisseau vingt écuelles. Bichetus.
'Le bichet est encore en usage à Montreau, á Moret,à iens , a Meaux. A Montreau le biche t de froment pèse40 livres ; celui de meteil 3 8 livres, de seigle ; 6 livres,d’orge 31 livres, de champart 32 livres; huit bichetsfont un fetier du pays, qui est de seize boisseaux deParis. Ainfi 1 ekichet est égal à deux boisseaux de Paris.Le muid est de douze setiers; mais on y ajoute tou-jours quatre bichets pour faire le compte rond de 100bichets pour un muid. Le bichet de Moret est un peuplus petit que celui de Montreau. A sens il y a huit bi-chets au íetier du pays, & il en faut sept pour fairele fetier de Paris. Ainsi il est plus petit d’une sixièmeque celui de Montreau : car le fetier de paris est dedouze boisseaux. A Meaux le fetier contient quatreminots, ou bichets , Sc pèse 200 livres ; par conséquentle bichet pese 50 livres , & est de dix livres plus pesantSc plus grand que celui de Montreau.
On dit auiîì un bichet de terre, en parlant de la me-sure d’une terre qui a besoin d’un bichet de blé pour
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être semée. On dit à Lyon une bichetée de terre.
BIC HO. s. m. On volt au Brésil des vers de différentesel-pèces, qui causent de cruels maux à ceux qui en l»» 1attaqués. Les Portugais appellent ces vers Sc les mala-dies qu’ils cauíent, bicho ; ce qui en leur langue hg 111 'fie un ver, ou un petit infecte .... Ces bickos s’attache»taux pieds & aux jambes. Les Brésiliens Sc les Nègres 3qui vont pieds nus, en font fort incommodés ; les Eu-ropéens y íont moins expoíés, parce qu’ils portent dessouliers Sc des bas. Voyaa. de Dcllon 3 to. 2 ,p.l 7 2>&suiv.
BICHON, f. m. Petit chien qui ale nez court, Sc le poulong, blanc, & fort délié. Catellus - Les bichons ontété long-temps à la mode chez les Dames. On dit bi-chonne quand on veut parler de la femelle, Sc alors dest féminin.
Quelques-uns croient que ce nom vient de barbet 3Sc qu’onadit barbiche 3 barbichon , pui s babiche } babi-chon j Sc enfin par abrégé biche Sc bichon 3 comme uc’étoit un petit barbet.
BICHOT. f. m. Mesure de grains en usage à Dijon, st ulest la charge d’un cheval, & pèse 336 livres. Menfuf aaridorum pondo j 3 ó librarum. A Dijon l’on y comp tCpar quatranches, quartaux, bichots Sc hémines. Le q» 3 'tranche de froment tient 13 pintes & demie de lagrande mesure : il pèse 42 livres, & criblé 41 livres:le quartant tient quatre quatranches ; le bichot de»Xquartaux; & 1 hémine, qui est la charge de deux che-vaux, tient deux bichots. De la Mare. Traité de &Pol. U V, T. VIII 3 c. 3.
BICIA. f. f. Plante qui croît de foi-même aux D*des occidentales. Elle s’élève à la hauteur de íept oUhuit pieds. Elle a les branches comme l’arbre du co-ton ; ses fruits íont enfermés dans des gousses sembla-bles aussi à celles du coron; excepté qu’en dehorselles font revêtues d’une petite toile un peu grofloen certaines veines, qui marquent par dehors les com-partimens qui fe voient an-dedans delagouste, danslaquelle font renfermés de petits. grains rouges, st» 1s’attachent comme de la cire, & font encore plusvii"queux. Les Sauvages font deces grains de petites bou-les , auxquellcs ils mêlent de la gomme& dont ilspeignent le visage.
BICLARE. C’est ainsi que nous appelons en François ceque les Catalans nomment Valclara. C’est le iiomd’u»bourg' Sc d’uu Monastère de Girondins, ou de Moi-nes de Biclare , situé au pied du mont Pradès, dansf Archidiaconé de Tarragone en Catalogne. VelalV a ‘Le Monastère de Biclare fut fondé au VI e siècle. Il y fencore aux environs de cette montagne plusieurs rui-nes qui peuvent être celles de ce Monastère. Il fut h aripar un Abbé nommé Jean , qui en fut tiré pour cic félevé fur le siège épiscopal de Girone , Geronda 3 ^ >ï "ronde; & c’est ce qui adonné lieu à quelques Auteurde le frire Fondateur des Girondins, appelant ain* 1 IfMoines de Biclare 3 du nom de la ville épiscopal fr cleur fondateur. Leur habit étoit blanc. Ils portoientl»la poitrine un écusson, qui, selon Adrien Damma» ,étoient les armes de l’Èvêque de Girone ; savoir , » ° rà deux pals de gueules, & deux de sinople. Si cela c»,ces Girondins auroient subsisté après l’onzième siècle ,avant lequel il n’y avoir point d’armoiries. Mar 13 ° aprétend qu’ils avoient la Règle de S. Benoît ; mais o»ne doute point, dit le P. Hélyot, que l’Abbé Jf 3stn’ait dressé une règle pour fes Disciples. Voye t cet Au-teur. T. V. C. 4.
BICONGE. f. m. Mesure des Romains , conte» 30douze setiers. Voye\ Conge. Ne croyez pas les V°Ç 3bulistes qui disent que ce mot est du genre fém»» 0,Biconge , de même que Conge , est masculin. ,
BICOQou PIED DE CHEVRE, f. m. Terme de Mec 3 'nique. C’est le troisième pied qu’on ajoute à la chevre»ou machine qui lerr à élever des poutres, ou autre- rfardeaux, quand on n’a point de murailles contrequelles on la puisse appuyer. r ,t-i*
BICOQUE, f. f. Place peu fortifiée L fans defenle. y u*oppidulum. fCP Cette Bicoque n’arretera pas noprince » *■
Ce mor vient d’une place fur le chemin de Lodi