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Tome premier. [A - BOU.]
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B ID

Milan j qui étoicune simple maison de Gentilhomme,entourrée de sosies, dans laquelle les Impériaux s’é-tant postés en l’année i yzi ,loutinrent l’aíiautde l’Ar-mée Françoise , conduite par le sieur de Lautrec, dutemps de François I, Lc cette bataille s’appela lajournéede la Bicoque.

BICOQUETS. s. m. pi. Vieux mot. Sorte de parure defemme.

C~?’ BICORNE, adj. vieux. Bicornis. Quia deux cornes.La lune bicorne. Rab. Gorg.L. /, c. p.

ifT BICORNIGER, adj. Surnom latin de Bacchus ,quelquefois représenté avec deux cornes.

BICORNIS. C. m. Terme d’Anatoinie. Plusieurs ne fontqu’un muscle de deux des extenseurs du bras, le long &le court, & ils les appellent Radial externe , & d’autresbicìornis. Dionis.

BICQUETER. Voye\ Biqueter.

B I D.

BIDACHE. Château & petite ville deFrance, dans labasseNavarre, aux confins de la Gascogne. La terre &leigneurie appartient aux Ducs de Grammont. Quel-ques-uns écùvem Bidastcke.

ífT BIDASSOA. Petite rivière qui sépare la France del’Espagne. Elle a ía íource dans les Pyrénées, & sonembouchure dans le golfe de Gascogne, entre fontara-bie , & Audage-. C 'esi. dans une île formée par cette ri-vière que se tintent en 1669 , les Conférences pour lapaix des Pyrénées, d’où lui vient le nom de Y Ile desConférences. Elle s’appeloit auparavant Y Ile des Fai-sans.

BIDAUCT. f. m. Nom que les Teinturiers donnent à lafuie de cheminée dont ils se fervent pour les couleursbrunes, tirant fut le brun, & autres semblables.

BIDAUS, ou BïDEAUX. f. m. pi. Vieux mot Françoisqui íîgnifioir autrefois des gens de guerre à pied, qu’ona appelés autrement Pitauts. Voyez ce mot.

0CF BIDENS. Plante. Voye\ Tete cornue.

BIDENTALE. í. m. Prêtre chez les anciens Romains. Zr-dentalis. Les Bidentales étoient des Prêtres instituéspour faire certaines cérémonies & les expiations pres-crites , lorsque la foudre étoit tombée quelque part. Lapremière & la principale étoit un sacrifice d’une brebisde deux ans, qui en latin s’ appelle bidens. De-làlelieufrappé de la foudre s’appeloit bidental : il n etoit pointpermis d’y marcher : on l’entouroit de murailles ou de palissades : on y dressent un autel, & les Prêtres qui faiíoientces cérémonies, du même mot bidens , étoient nommésBidentales. Ce mot se trouve dans les Inscriptions an-tiques. Par exemple, Semoni SanctoDeo FidioSa-crum Sex. Pompeius Sp. F. Col. Mvssianvs Qvin-

QVENNALIS DE CVR. BlDENTALIS DoNVM DeDIT.

BIDET. f. m. Cheval de petite taille. Mannus. Les meil-leurs bidets viennent en France. Pégase sut un bon bi-det. V 01T. Poussez votre bidet. Moi. c’est-à-dire figu-rément, poussez votre fortune, persévérez. Ce mot aaussi signifié un petit pistolet de poche.

On appelle double bidet, un cheval de taille mé-diocre, au dessus de celle du bidet.

Bidet , signifie encore un petit établi de Menuisier, quiest portatif.

On dit, passer pour bidet , passer franc, ne rien payer,parce que les Messagers ne payent rien pour le bidet quileur sert de monture. Dans les régals qui se font à pique-nique, on mène quelquefois le jeune fils de quelqu’undes Convives, qui passe pour bidet.

fìCT Bidet fe dit auísi chez les. Ciriers , d’un instrument debuis, taillé à plusieurs pans par un bout, pour formerles trous du cierge pascal, où l’on met des clous d’en-cens.

0CF Bidet, est aussi un meuble de garde-robe, servant àla propreté.

ÌÇT On disoit autrefois au tric-trac , charger le bi-det , pour, mettre un grand nombre de Dames fur unemême flèche.

BIDON. f. m. Terme de Marine. C’estun vaisseau de boisdont on s e sert fur mer, pour mettre la boisson de csia-

que pse t péquipage. il contient sept chopines pour

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sept personnes. On l’appelle autrement canette. Ceuxqui font d’étain ou de terre cuite, s’appcllenc frisons.

Bidon , se dit aussi dans l’Infanterie, d’un vaisseau de fer-blanc, propre à porter la boision. Lagena. Un barilou bidon de fer- blanc. Bombelles.

BIDORIS. f. m. Diminutif du bidet. C’est le terme fa-milier dont les Officiers subalternes d’Infanterie appel-lent leur monture. J’acheterai un bidons, je monteraifur mon bidoris. U se dit généralement de tous les petitschevaux de peu de conséquence.

fCF BÍDOURLE. Petite rivière de France, en bas Lan-guedoc , qui prend fa source aux Cévennes, & sc renddans l’étang dePeraut, près d’Áigues-mortes.

§éF B1DOUZE. Rivière de France, en basse Navarre,qui a fa source dans l’Ostabares, aux Pyrénées, & scperd dans l’Adour, après avoir passé à Bidache.

B I E.

ffT BIEEZ. Bacia. Petite ville de la haute Pologne, auPalatinat de Cracovie.

03“ BIEL. Petite ville d’Espagne, en Arragon, au diocèsede Pampelune. C’est l’ancien Ebellanum, scion Bau-drand.

03“Biel, en Suisse. Voye^ Bienne.

03* B1ELA. Ville de í’Empire Ruifien, capitale de laprincipauté de même nom, aux confins de la Lithua-nie.

03*BIELAOSERO, ouBELOZERO. Province de l’Em-pire Ruffien, avec titre de duché. Elle a pour capitale-une ville du même nom, au nord du lac qui donnele nom à Lun 8c à l’áutre.

0CT RIELICA. Petite ville de Lithuanie, au Palatinat deTroki.

BIELLE. Petite ville de Piémont, en Italie. Bugella yGaumellum , Laumellum. ,

BIELLOIS. Bugellensts ager. Petit pays de Piémont ,qui tire son nom de la ville de Bielle qui en est capitale.Les Italiens l’appcllcnt Bielèfè.

Ao BIELSK, ouBielsko. Ville de Pologne, au duché &Palatinat de Podlaquie, dans la petite Pologne.

v-'r BIEN. f. m. Ce mot, dans fa première signification ,est synonyme avec bon, bonum. On le dit généralementde tout ce qui peut nous rendre heureux; de ce qui nousest utile, avantageux, convenable. La santé est un bien ,la force du corps, la richesse, le plaisir, &c. font desbiens. En Morale, lavertuscuíeestunêien, puisqu’elleseule peut nous rendre heureux. Le souverain bien estcelui auquel on doit rapporter toutes choses. La Reli-gion nous apprend que Dieu est notre souverain bien.

IT? Epicure faisoir consister le souverain bien dansle plaisir, 8c 1e souverain mal dans la douleur, ce qu’ilne faut pas entendre à la lettre des seuls plaisirs des sensmais encore de ceux du cœur & de l’esprit, que la raisonapprouve , Sc qui ne font point suivis du repentir.

, .ft L’Ecole de Zénon, opposée à celle d’Épicûre,f-aiíoit consister le souverain bien dans la vertu seule 8cíoutenoit que la douleur n étoit pas un mal. '

. ce lìss est propre a causer, ou à augmenter leplaiiu' en nous, le nomme bien , & le contraire mahC’est fur ce bien & fur ce mal que roulent toutes nospassions.

Un avare idolâtre , & fou de son argent.. -

Mettra toute fa gloire & son souverain bien,

^ § ro Jst r un trésor qui ne lui sert de rien. Bon.

Pour mieux les supporter (les maux) il est un sûr moyen ;c ’est qu’entre plusieurs maux que f on avoità craindre y

Du moindre mal il faut fe f aire un bien.

On dit en Théologie, l’Arbre de la science du bien.8c du mal. /seyeç au mot Arbre.

Bien, en termes de Jurisprudence, signifie, toutes sortesde possessions 8c de richesses ; tout ce qu’on posiède enfonds de terre, en argent ou autrement. Bona,, divi-tia , fortuna , opes. U y a deux sortes de biens-, sesmeubles, Res moventes , mobiles - & les immeubles,Res non moventes , immobiles.

On 11 c doit pas quitter les biens éternels pour les liens

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