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BIQ
soit, c'est-à-dire, grande ; car une bouche qui autoitdeux pieds scroit énome. F?ye% le passage , íous lemot Figon.
BIPEDE, adj. Il se dit des animaux à deux pieds, quimarchent à deux pieds. Bipes.
BIPENNE, f. f. Bipennis. M. Moreau de Mautour a em-ployé ce terme dans son discours préliminaire sor lesAmazones , peur signifier la double hache qui étoit1 arme ordinaire dont usoient ces femmes guerrières.
Ce n’est autre chose que le mot latin, auquel il a donnéune terminaison Françoise. Je ne crois pas qu’on trouvece terme dans aucun autre Auteur ; mais ce sont de ceslibertés que l’on sc permet quelquefois dans des dis-cours d’érudirion, & que l’on ne doit point sc donnerailleurs. Ainsi dans une dissertation fur les médaillesde l’île de Ténédos , on pourroit peut-être dire, àl’exemple de M. de Mautour, qu’elles ont au reversune bipenne avec ce mot , teneaiun , &c. Maisaprès tout, je crois que les Vaugelas, les Patru,les Ré-gnier, les Des Marais , les Fénelon,les Bouhours, di~l'oient plutôt double hache , ou une hache à deux t ra n-chans , qu’une bipenne.
B I Q.
AF» BIQUADRATIQUE. adj. Terme d’algèbre. Nomqu’on donne au carré carré, ou quatrième puissmee.Voye p Racine, Carré.
BIQÚE. f. m. Capra. Ce mot sc dit dans quelques Pro-vinces de France, & principalement en Champagne ;pour dire, la femelle du bouc; mais à Paris ce mot estinconnu , & on dit Une Chèvre.
Le Pere Thomaffin dérive le mot bique & bouc deISóo, qu’on trouve dans Héfychius , pour signifierune chèvre.
B1QUELAR. f. m. Terme de relation. Cuisinier du Di-van d’Alger. Coquus. Les Janissaires , que les Algériensappellent Oldachis, après avoir été quelque temps sim-ples soldats, sont faits Biquelars, autrement Cuisiniersdu Divan , qui est le premier degré pour monter auxgrands offices iuivans.Ces biquelars font ceux qui , dansles Cassettes, aux Garnisons, aux Champs & aux Ar-mées , ont soin d’apprêter à boire & à manger aux Offi-ciers 8c aux Chefs principaux de la Milice d’Alger. Debiquelars ils deviennent Odabachis, c’est-à-dire, Capo-raux des Compagnies, ou Chefs de quelque Eícadrede ioldats. Dan. Hìjl. de Barb.
BIQUET. Terme de monnoie. C’estune forte de Trébu-ches, dont on sc sert pour peser l’ot & l’argent. Nu-meraria trutina.
Biquet, f. m. Chevreau. Le petit d’une chèvre.
La Bique allant remplir fa traînante mamelle 3Et paître F herbe nouvelle 3Ferma fa porte au loquet 3Non fans dire à son Biquet :
Gardetgvous fur votre vieD’ouvrir que l’on ne vous diePour enseigne & mot du guet
Foin du Loup & de fa race ..
La Bique, comme on peut croire 3
N’avoit pas vu le glouton .
Le Biquet soupçonneux par la fente regarde ......
La Fontaine.
BIQUETER. v. a. C’est sc servir du Biquet pour peser.
_ Appehdere.
Biqueter. v. n. Ce mot sc dit des chèvres, 8c signifie,faire un petit chevreau. H&dulum parere. Notre chèvrea biqueté.
Le P. Pezron dit que biq est un mot celtique, quisignisioit chèvre, Sc qu’en plusieurs endroits on dit en-core une bique. Il dérivé même de-là le grec ,chèvre.
A? BIQUE, BIQUET, BIQUETER , sont des terme*usités seulement dans les campagnes. On dit chèvre ,chevreau & chevroter. Les Vocabulistes auroient dun ous en avertir, au lieu d’expliquer les deux premiersde manière à les faire regarder comme des termes deordinaire. L’Acad. n’en avoir rien dir.
WF BIQUintilE. adj. Terme cl’Astronomie. Aspect: des
BI R 9op
deux planètes, lorsqu’elles font éloignées l’une de l’autrede deux fois la cinquième partie de 360 degrés,- oude 144.
ffcTBIR, BIRE, & BIRO. Ville de Turquie, en Asie,dans le Diarbeck, sor l’Euphrate, moins considérablequ’autrefois, iorfqu’elle étoit le Siège d’un Evêque suf-fragant d’Edeííe.
fer BIRCKENFELD. Petite ville d’Allemagne, dans lePalatinat du Rhin, au Comté de Spanheim, avec titrede Principauté.
ífF La Principauté de Birckenscl, Principatus Bercofel-densis , est un démembrement de l’ancicn comté deSpanheim.
B I R.
BIRAMBROT. f. m. Mot corrompu du Hollandois. 11 nesc dit qu en riant, a 1 exemple de S carton, qui a dit :adieu mon cher mangeur de Bìrambrot 8c de tartines,revenez-vous mettre au beurre de Vanvre. Le Biram-brot est une forte de soupe qu’on fait avec de la bière,du sucre, de la muscade, & quelquefois avec du beurre8 c du pain.
Ce mot est composé de bier , bière , 8 c broot , pain.
BIRE. Terme de Pêche. Engin ou instrument d’osier pourprendre des poissons. Il est défendu dans le temps dédu frai par le VIII e article de l’Ordonnance des Eauxî 8c Forêts.
cscr Les Vocabulistes qui copient à tort 8c à travers, ontcopié juíqu’à la faute qui étoit dans cecarticle, & di-sent que cet instrument est défendu en temps de f aie.On ne dit point fraie , mais frai temps où les poissonss’approchent pour la multiplication de leur espèce.BIRÈME. i. f. Terme de Marine ancienne. Biremis. Labirème étoit un Vaisseau qui avoir deux rangs de ramesF un sor 1 antre, de chaque côté. 11 y a fut la colonneTrajanne des figures de birèmes , qui font une preuvesensible 8 c manifeste qu’il y avoir chez les anciens desvaisseaux qui avoient plusieurs étages de raines les unsfur les autres.
BIRÉTE, f. f. Foyeç BIRRÉTE.
BIRG 1 TE. Foyeq BR 1 GIDE.
BIRGITTIN, INE. Foyei BR 1 GITTIN.
BÍRIBI, f. m. Nom de jeu de hasard fort connu aujour-d’hui , où i’avantage du banquier est de six sor soixaiue-dix.
BIRLOIR. s. m. On appelle ainsi ce petit tourniquet quisert à arrêter un châííis de fenêtre quand il est levé , doGirulatorium. MÉn.
BIRMINGLAM. Ville d’Angleterre, dans la province deWarwich.
BIRDN. Biranium. Ville de France, dansle Périgord, quia donné son nom à la maison de Biron.
{GP BIROTA, ou BIRO IUM. Charriot à deux roues,qu’on atteloit de trois mulets,sor lequel on pouvoit char-ger le poids de deux quintaux pesant.ConstantinleGranden ordonna sillage pour la commodité du public, 8cfit défense d’y mettre plus de deux cens livres pesant.Lorsqu’011 vouloir s’en servir pour transporter des per-sonnes, il ne devoir y en avoir tout au plus que deuxou trois , selon l’ordre porté pat Valentinien. Mor. quicite Pancirol. notit. Imp. Orient.j BIROT1NE. s. f. Sorte de soie du Levant, dont il íe faitun assez grand commerce à Amsterdam.
BIRRETTE. si f. Sorte de bonnet que portent les Novi-ces chez les Jésuites, pendant leur Noviciat. Biretum.Ce bonnet vient d’Italie , auffi bien que le nom , quicependant vient encore de plus Join, & c { ui sie trou-ve dans la vie de S. Henri, Eveque d Upfal & Martyr,Act-. SanB. Jan. T. II > F'f S°- Bollandistes re-
montent même encore plus haut dans le II e T. du moisde Mars > p• 241 y & ** p^-roit que hiretrum
est un diminutif de birrhum , que l’on trouve parmiles noms des habits saints ou sacerdotaux, dès letemps de Saint Cyprien. Ils ajoutent que ce nomvient de la couleur rouge foncé que cet habit avoir,& qu’en grec il íe nommoit so/so-, dont les latins firentbyrrhum , en changeant le ® en b. Dans le même ou-vrage , T. I de Mai, p. 340 , E. biretum. est distinguéde galerus , 8c les Bollandistes disent que biretum est