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Tome premier. [A - BOU.]
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AIO BIS

bonnet carré. Aujourd’hui ce qu’on appelle biretteest rond: c’est l’ornement de tête que les hommes por-toienten France , il y a 200 ou zyo ans, comme il pa-roît par les anciens tableaux & nos anciennes tapiileries.

Quoique le birrus ou bìrrum fût un habit du corps,Sc non pas un habillement de tête, son diminutif bi-rettie a pu fe donner à un ornement ou habillement detête, parce qu’autrefois il étoit joint à 1 habit & en fai-

■ soit partie ; que le byrrus ou byrrurn tvSir: un habille-ment qui couvroit non-feulement la tête, mais aulsi lesépaules; d où vient que quand on en retrancha la par-tie d’en-bas qui couvroit les épaules, gardant seulementla partie d’eW-haut qui couvroit la tête, comme il étoitrapetissé, on ne lui donna plus pour nom que le dimi-nutif de byrrus ou byrrum , & 011 l’appela birrette oubarrette ; car on dit auíîì barrette , mais aujourd’hui ilsignifie autre chose, comme on le peut voir à sa place.

BIRSEN, f m. Mot arabe ou persan , qui signifie une in-flammation ou un abcès à la poitrine ; car bír signifiepoitrine,selonAvicenne 8c d’autres Auteurs. Casteliicité par James.

Ç3“ BIRUN. Ville d’Asie, aupays de Khuarezme.

Birun. Ville des Indes, dans le Send, province quis’étend le long dn fleuve Indus.

03“ BIRZE. Petite ville du royaume de Pologne, dans laSamogitie, entre la ville de Mitaw, enSemgal, 8c Braf-law ou Lithuanie, avec titre de Duché.

B I S.

BIS. adverbe. Ce mot est purement latin, & signifie deuxfois en ftançois. On s’en sert en musique pour marquerla répétition d’un couplet ou d’un vers, d’une chan-son , qu’il saut faire par deux fois.

-Bis, fe dit en termes de pratique, lorsqu’on paraphe despièces, ou des feuillets d’un Registre, &qu’on en cottedeux de même nombre, on met à tous les deux bis.ífZT On le dit auíîì chez les Marchands des numérosdes pièces d’étoffes quand on a mis le même deux fois.

Bis , fe dit aulsi à la Chambre des Comptes, lotfqu’il ya un double emploi, ou qu’il y a deux quittances rap-portées pour une même partie qui ne valent que pourune; on met fur l’une 8c l’autre bis; 8c quelquefoisbis capiti quand on est payé deux fois d’une mêmepartie.

On appelle aussi en termes ecclésiastiques un bis can-tando , une permission qu’on donne à certains Curés dedire deux Messes, pour desservir deux Cures en deslieux ruinés, où il n’y a pas moyen d’entretenir deuxPrêtres.

BIS, ISE. ad. Il fe dit proprement du pain & de la pâte,qui est entre le blanc & le noir. Cibarius , secundariuspanis. Mettre un lièvre en pâte bise. Cette pâte esttrop bise. Les pauvres, 8c ccux qui vivent dans fau sté-rile , ne mangent que du pain bis.

O 11 appelle du pain bís-blanc , celui qui est mitoyenentre le pain de fine farine de froment, 8c le pain bisou il y a du son d u seigle.

On dit aussi familièrement d’une personne brune &bafannée, qu’elle a le teint bis , qu’elle est bise.

BISA. Noyey Biza.

03“ BISACCIA, ou BISAZZA. Petite villed’Italie, dansle royaume de Naples, dans la principauté ultérieure,avec titre de Duché.

BISACHO. f. m. Sorte d’animal du Peton, dont la chairest semblable à celle de nos lapins, 8c qui a la queuelongue comme celle d’un écureuil.

BISACRAMENTAUX. f. m. pi. Hérétiques qui ne re-connoissent que deux Sacremens, le Baptême & laCène, ou l’Eucharistie. Ce mot est composé de bis,qui dans la composition signifie deux, & de Sacramen-tum. Pratéole s’est servi le premier de ce mot, & quel-ques Auteurs François l’ont employé après lui.

BIS AGE 8c réparage. f. m. signifie, en termes de tein-ture, la façon qui le donne à une étoffe, lorsque leTeinturier la met dans une autre couleur que celle oùelle avoir été teinte la première fois. Il est permis auxTeinturiers du petit teint de faire toutes fortes de bisages8c réparages.

#3“ BISAGOS (îles dss) Bijagos 8c Bijego. îles de l’O-

B I S

céan, en Afrique, fur la côte de Nigritie, à l’ouest dtt

pays de Guimala, habitées par des peuples qui leur don-nent le nom. La plus considérable de ces îles est cellede Formosa.

BíSAYEUL, EULE, f. m. & f. Terme relatif. Qui estpere ou mere d’un grand-pere ou d’une grand mere,ou d’un aïeul ou d une aïeule. C’est le troisième degrede parenté dans la ligne ascendante avec les petits-fib-Proavus. Chacun de nous en particulier ne peut dou-ter que son pere, son aïeul, son bisaïeul , ne crustentcomme croient les Catholiques. Ce bisaïeul étoit tres-certain que son bisaïeul avoir cru de même. Peliss. Lacérémonie de la béatification de S. François de Borgia,faite à Madrid, fut particulièrement remarquable , ence que le corps du Saint fut suivi dans toutes les au-tres processions par quarante-six Seigneurs , qui le re-connoissoient pour leur aïeul, pour leur bisaïeul, oupour leur trisaïeul, dpnt il y en avoir quatorze Grandsd’Eipagne. P. V erj.

BISANCE, ou plutôt BYZANCE. f. m. Bysantiutn-Voyez Byzance , car c’est ainsi qu’il faut écrire, & M*Corneille lui-même qui écrit Bisance, a cependantécrit dans le même article Byyas òc byzantins ; ce q ulest d'autantmieux, qu’il faut distinguer cette ville d’uneautre ville de Thrace, selon Ptolomée, ou de Macé-doine, selon Etienne de Bysauce, 8c dont j’ai vu unemédaille, avec cette inscription , bisanghníìn.

03“ BISANNUEL, ELLE. adj. Bisannuus. Terme de Bo-tanique. Plante bisannuelle , est celle qui périt après avoirsubsisté deux ans. Ces plantes donnent leur semence laseconde année , & elles meurent ensuite.

33-BlSANTAGAN. Ville d’Asie, dans l’Indoustan, auroyaume de Cambaye ou de Guíurare.

BISANTHE, BIS ANTE, ou B1SATE. Ville de l’ancienneMacédoine, Bisanthe , Bsate. Quelques-uns la pren-nent pour Rodosto, que Samson appelle Rudosío, 8cqui est une ville de la Romanie, sur la côte de la metde Marmara, au midi de Celivrée, ou Sélivrée. MaisDu Loir doute si c’est Rodosto ou Kemer, qui est unpeu plus au midi. Voye £ son voyage du Levant , p. 10 j& l’article précédent. Cette ville s’apeloit aulsi ancien-nement Paclia.

BISBILLE, f. f. Terme populaire & de peu d’ufage, poUtlignifier murmure, ou quelquefois dispute. Ils ont eUquelques bisbilles ensemble. De l’italien bisbiglio. M®^-BISCAPIT. f. m. Mot latin, devenu françois feulementdans le style de la Chambre des Comptes. Il fe dit dudouble emploi d’une somme employée, comptée, oUreçue deux fois. Un comptable qui fait un biscapit àiïsion compte , doit ctre condamné à payer le doublela somme mal employée; c’est-à-dire, que st le bifcapsest de cinq mille livres, la peine du double doit être u edix mille livres, fans y comprendre les cinq mille hvi eSqui ont donné lieu au biscapit. ^ ,

K3“ BISC ARA, Ville d’Afrique, dans la province de ’

au Biledulgerid. ç

BISCAYE. Bise cy a , Viscaia , Cantabria. Province d Bpagne bornée au nord par la mer de Biscaye, au cpflchant pat les A fluides, pat la vieille Castille au mit* 1 »8c par le pays de Guipufcoa au levant. Bilbao est capitale de la Biscaye. La Biscaye a été anciennementdemeure des Cantabres, selon quelques-uns; by’d’autres, la Biscaye a été habitée anciennement pafAntrigons, vers le levant, 8c par une partie des Gatables propres vers le couchant. La Biscaye est ; y c ,dante en bois, en fruits sauvages 8c en pommes, ®°ils font de la sdra , ou du cidre; en vin, en nuen noix, en châtaignes, en raisins, en mines de *

d’acier, de plomb. u h partie

La mer de Biscaye, mare Cantabricum , ett x - F a j ede 1 océan atlantique, qui baigne la côte fepteutp^^de l’Efpagne. La Biscaye françoife, B'scaia , ° ubria Gallica, c’est le pays des Basques. . < flS

La nouvelle Biscaye est une nouvelle Provml’Audience de Guadalajara, dans le Me-xistp^- JArn. Oihenarti, Notitia utriusque JJasconisBISCAYEN, ENNE, f. m. & f. Qui est de Biscaye, ^l tif originaire cle - Biscaye. Cantaber. Catel, al