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fort pointu ver; le front. II étoit fait de taffetas dediverses couleurs , de gaze rayée, ou unie & peinte ,où l’on mettoit de la chenille , du clinquant d’or oud’argcnt, ou d’autres agrémens. Mer c. Mai. iyi6.
CABOLETTO. f. m. Monnoye qui a coursdails les Etats de la république de Gênes, valantenviron quatre fols de France.
CABOSSE, s. f. C’est la gousse qui renferme lesamandes du cacao. On connoit que le cacao estmûr, lorsque les cabosses commencent à jaunir.
CABOT. Voyei Malet.
CABOTAGE, s. m. Terme de Marine. Le cabotageest la première partie du pilotage. Le cabotage , estla navigation de terre à terre, ou le long des côtes.BotfG. Le cabotage est apssi la connoiiìànce de laboussole, des côtes , des mouillages , des ancrages,des courans & marées, des profondeurs des bancs,
& autres dangers , & le pointage des cartesplatteS.lD.
CABOTER, v. n. Terme de Marine. Naviger le longdes côtes ; & faire de petits voyages fur mer ; allerde cap en cap, de port en port. Littora radere. LesCorsaires, ou les navires qui croisent les mers , nefont que caboter , aller de cap en cap.
CABOTIER. f. m. bâtiment dont on fe sertpour caboter. Académie Françoise.
CABOTTIERE. f. f. Bateau plat , long & étroit,d’environ trois pieds de profondeur , avec un gou-vernail très-long, fait en forme de rames. Cetteforte de bateaux ne sert guère qu’au commerce quife fait par la rivière d’Eure, qui vient du côté de' Chartres , passe à Dreux , 8c fe jette dans la Seineà un ouart de lieue au-dessus du pont de TArche.f£F CABOUCHAN. Ville d’Aiie, dans le Korassm.
Elle dépend de Nichabour.
Iffr CABRA. Ville d’Afríque , dans la Nigritie, LURoyaume de Tombut, furie Sénégal.
CABRE. f. f. On appelle cabres , en termes de Ma-rine, de gros boutons ronds joints par le haut, &posés proche des Apostis aux extrémités du côtéd’une Galère. C’est aussi une espèce de chèvre com-posée de deux ou trois pieux joints ensemble parle haut, qui s’étendent beaucoup par le bas, auhaut delquels on met une poulie de caiiorne avecune étague , pour tirer de gros fardeaux. C’est avecune cabre qu’on enlève de dessus le bord des riviè-res les grosses pièces de bois de construction. Cettemachine s’appelle chèvre en quelques endroits. Lemot cabre semble venir du Latin capra , aussi-bienque le mot chevre. Machinamentum.
§2° Cabré , en termes de Blason, se dit d’un Chevalacculé. Equus arreclus , arreclo peclore.
CABRER, ( se ) v. récip. On le dit au propre des che-vaux qui se dressent sur les pieds de derrière. Peclusarrigere. Ce Cheval est vicieux, il fe cabre quandon lui tire trop la bride.
|p* Se cabrer , dans le sens figuré, fe dit, des hom-mes qui se mettent en colère, qui s’emportent dedépit. C’est un fantasque, qui se cabre aisément &fans sujet. Pronum , facilem effe ad offensionem.II y a des tempéramens ennemis de toute résistance ,que la vérité fàit cabrer > & qui fe roidissent tou-jours contre la raison. Mol.
Monsieur de la Châtre s’est servi de ce terme acti-vement, quand il a dit: Le discours de la Princessefut rempli de beaucoup d’attaques contre M. deBeaufott, auxquelles je répartis du mieux que jepus fans la cabrer.
Ce mot vient de chèvre , parce qu’elle a accou-tumé de, se dresser & de sauter.
CABRE, EE. part. & adj. LoyQ Cabrer.
CABRI, f. m. Voyei CABRIL & CABRIT.CABRIL, s. m. Mot populaire, Chevreau, le petitd’une chèvre. Capreolus. Sauter comme un cabril.On dit aussi C abri t , plus communément cabri.CABRIOLE. Mieux que CAPRIOLE. f. f. Elévationdu corps , faut léger & agile , que font les Danseursordinairement à la fin des cadences. Levis , agilisinsublime saltus. Friser la cabriole, c’est, remuer les
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pieds prestement, tandis qu’ils font en l’air. En nd'tière de Danse la cabriole est la meme chose que Pfaut. La demi-cabrioíe est lorsqu’on ne retombeque sur l’un deS pieds. L’Auteur des Réflexionfur l’ usage de la Langue Françoise se déclare p° u! 'capriole , & quelques autres avec lui. L’usage le pR* .général est pour cabriole. Mén.
Cabriole, en termes de Manège 1 , se dit, lorscfueRcheval étant cn l’air, avant que de tomber à terre»épate entièrement du derrière, c’est-à-dire, rue enétendant les jambes avec violence. C’est un faut quefait le cheval, fans aller en avant, en forte qu’étanten l’air , il montre les fers, & détache les ruades-Ce qu’on appelle épater & nouer l’aiguillette, °îjl’appclle autrement faut de ferme à ferme. Quand >>n’èpare qu’à demi, on donne à la cabriole le nofflde balotade : & on lui donne celui de croupaàe »quand , au lieu d’étendre les jambes en arrière , "les trousse fous lui, corpme s’il les vouloir rétifsdans le ventre , & retombe presque les quatre piedsensemble.
|ssF La Cabriole est un manège* par haut, 8c le pl u *difficile de tous les airs relevés. On dit qu’un chevdse présente de lusmcme à cabrioles , qu’il se met delai-même à cabrioles , lorsqu’il fait des sauts égatri& dans la main , c’est-à-dire, fans forcer la main $fans peser fur la bride.
siT II y a plusieurs sortes de cabrioles ; ccibrioUdroite, cabriole en arrière, cabriole de côté , cí 'briole battue ou frisée , cabriole ouverte.
\ÇT Ce mot vient de capreolare , qui a été faitcapreolus.
Cabriole , fe dit aussi des sauts dangereux, dÇ schutes. Periculosus saltus. Cet homme est tombe»il a fauté dix marches fur l'escalier, il a fait un?jolie cabriole. Cela ne fe dit qu’en riant.CÁBRIOLER. v. n. Faire la cabriole, ou des cabrioR s 'Agili , levi saltu se in sublime tollere. Ce Dansent»ce Baladin , cabriole bien.
fsT CABRIOLET, f. m. Sorte de voiture légère , mon*tee fur deux roues , fort à la mode depuis quelque*années.
CABRIOLEUR. f. m. Faiseur de cabrioles Agili s n*sublime saltator. C’est un excellent Cabrioleur.CABRIONS, s. m. Terme de Marine. Ce sont de*pièces de bois , qu’on met derrière les affûts deScanons pendant le gros temps, de peur qu’ils n*rompent leurs bragues & leurs palans.
CABRIT. f. m. Jeune chevreau. On le nomme aínf etíplusieurs endroits de la France. Haedillus, kcedulu*'capreolus. Sauter comme un cabrit.
CABROLLE. Poisson de mer. Voyet^ Biche.
CABRON. f. m. Peau de jeune chèvre ou cabn 1 -Pellis koedina.
CABROUET. f. m. C’est ainsi qu’on nomme les c\siterres dans les îles. Je nc manquai pas de lui en t £ 'moigner ma joie, & de lui offrir nos cabrouets^nos bœufs pour Ballet chercher. P. Labat. II emba 1 'que lés marchandises à la porre de fa maison , &&avoir besoin de cabrouets ou charrettes pour I e *transporter. Id.
Les Cabrouets sont ordinairement tirés par de*bœufs.
CABROUETTIER. f. m. Celui qui conduit unbrouet.
CABRUS. f. m. Terme* de Mythologie. Cabrus. C’ e ^le nom d’un Dieu des Phalèlytes citoyensville de Pamphilie. Ils lui offiroient du poisson iaRDe-là vient qu’on appeloit proverbialement du p D1son salé, un sacrifice de Pliasélytes. Suidas app cl fce Dieu Calabrus , au lieu de Cabrus. Erasme p rCtend qu il faut dire Caprus. Peut-être que CaE’As’est dit plutôt pour Cabirus, Cabire. II est otd 1naire de changer IV en un e muet.
CABOTA, f. m. Herbe qui croît aux Indes Occident 2les. Ses feuilles ressemblent à celles de l’iris ou dchardon. Les Sauvages en fontdes cordes 8c des sil ctí ” -CABOT., f. m. Petit pays de Galilée, que Salon 1 ® 1 !donna à Hiram Roi dc Tyr, à cause de ce R