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Tome second. [BOU - CRA.]
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avoir fourni pont bâtir le temple de Jérusalem. IIPLivre des Rois, IX, 1 Terta ChabuL G’estHiram quilui donna ce nom en langue Phénicienne, dit j oíéphLïv. FIJI , ch. 5 , 8c il paroît qu'il le lui donna parmépris ; car il fut peu content que Salomon luidonnât íì peu de chose. Josephe l’interprête déplai-sant , malplaifant ; d’autres sable , SC disent qn’Hi-ram l’appela ainsi, parce que ce n’étoient que dessables stériles. Quelques Rabbins au contraire pré-tendent qu’il signifie, de la boue ; que c’étoit unpays marécageux 8c stérile. Fullerus est de mêmesentiment', mais la fertilité de la Tribu d’Aíèt où ilctoit,8cle voisinage du Liban, lui persuadent quela terre ChabuL étoit une terre fertile '8c grasse,mais forte 8c difficile à labourer , 8c que c’est pourcela qu’Hiram en fut mécontent. Au reste, les uns8c les autres tirent ce mot de Vob impeditus con-Jirictus , parce que l’un 8c l’autre, c’est-à-dire, le fable,auífi-bien que la boue, 8c la terre grasse, arrête 8cretient les pieds.

C art t t. , est aussi une ville de la Tribu d’Afer , dontparle Jofué, XIX , xp. Cabul.

Cabul, est encore aujourd’hui une grande ville d’Asiedans l’empire du Mogol, 8c qui est capitale d’unRoyaume , auquel elle donne le nom. Cabulum.Cabul est fur la rivière de Bchat, vers les montagnes8c le pays de Zagátaye. Le Royaume de Cabul estune grande Province du Mogolistan, au midi duCaucase , qui le sépare de la Tartarie. Cahuli , ouCabulenJ'e regnum.

tjtCP CABULISTAN. La même chose que Cabul,Royaume.

fpT C ABURLANT. Poisson de mer. Foyeç Chabot.CABUS. II y en a qui disent Capus. adj, m. Epi-thète des choux qu’on appelle autrement pommés.Caulis capitatus. On le dit aussi des laitues , quandelles font transplantées 8c pommées. Rabelais feintque ce fur d’une sueur de Jupiter qúe naquirent leschoux cabus.

Ce mot vient de capitatus , ou bien de caputus ,selon Ménage. Les Allemands les appellent Kab-skraut , c’est-à-dire , herbe à tète ,

C A C.

.CACA. f, m. Ordure. Stercus. On le dit aux petitsentans. II faut aller faire caca. Ne mangez pas decela , c’est du caca, II vient du Latin cacare. C’est unterme de Nourrice.

CACA. f. f. nom de femme. Caca. C’est la sœur deCacus, dont parle Virgile au FUI 1 Liv. de l’Enéide.Elle fut honorée à Route contme une Déesse. FoyersLactance Liv J, ch. xo. Servius sur l’endroitde Virgilecité v. 190. Elle avoir un temple dans lequestonlui entretenoit, comme à Vesta , un feu perpétuel.CAÇAÇA. Ville de la province de Garel, dans leroyaume de Fez en Afrique, fur la côte de la merMéditerranée, proche Melile.

CACABER. v. n. C’est le terme dont on fe sert pourexprimer la manière de crier de la Perdrix. La Per-drix cacabe. On prend plaisir à entendre cacaber lesPerdrix. Ce mot est tour latin. Cacahare.

LMlADp. f. f. Décharge de ventre. Alvi dejeclio.

, Terme populaire.

Cacade , f e dit figurément 8c familieremtnt dumauvais succès de quelque folle entreprise , où un

homme sétoit vanté de réussir. 11 a lait une vilainecacade. Casas.

, mot est du style bas, au propre 8t au figuré. IIident de I Italien mn«r cagada , qui signifie

C A C

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CACAGOGUES. f. m. pi. O.nguens qui ap-

pliqués au fondement provoquent les selles. Caca-&°o a ’ J-unes, dans son Dictionnaire, rapporte la ma-niéré dont Paul Eginere laisoir cet onguent.

ÇACALIA. s. f. Plante dont il y a deux espèces. Je nedécrirai que la première, parce que la seconde lui esttoute semblable , excepté que sa tige Sc ses feuillesfont fans poil, & que fa fleur est d’un purpurinï*st\s pâle ou jaune. La Cacalia croît fur ìes mon-

tagnes > est pfopíe polit amolli', adoucir, & ei*catriser. On s’en sert aussi en décoction pour epaisssir la sérosité qui tombe du cerveau. Ses feuilles fontpresque tondes, épaisses, dentelées par les bords,anguleuses, cotoneuses , SC blanches en deisouscomme celles du Petasites, II s’cleve d’entre ellesune tige d’eiiviron deux pieds, velue, moelleuse,sb divisant vers fa sommité en quelques rameaux quisoutiennent des fleurs disposées en bouquets , decouleur purpurine dans un calice cylindrique. Quandces fleurs font tombées, il naît en leur place desgraines oblongues, garnies chacune d’une aigrette.

Sa racine est grosse comme le petit doigt, entouréede fibres menues. Lémery. Dioscoride en parle*Galien rappelle cancanum.

CACAO. s. m. Cacao. C’est l’amande d’un arbre ap-pelé Cacaoyer. Elle est la base du Chocolat. FChocolat. On distingue le Cacao en quelqueSespèces qui paraissent des variétés dépendantes deleurs différentes grosseurs, ou du lieu dont ellessont apportées -, telles font les distinctions en Cacaogrand SC petit Caracque , Sc en Cacao gros Sc petit. des Iles.

CACAOTETL. f. m. Pierre Indienne, autrement ap-pelée Lapis-corvinus , qui quand elle est échauf-fée , produit, à ce qu’on. dit, un bruit comme uncoup de tonnerre.

A C A O Y E R ou CACAOTIER, f. m. Cacao .C’est un arbre d’une moyenne grandeur , qui croîtdans le Brésil , 8t qu’on cultive à présent dansnos îles d’Amcrique. Son tronc est dé la grosseur dela jambe , haut de quarte à cinq pieds , couvertd’une écorce brune , gersée , Sc divisée en plusieursbranches qui fe subdivisent en plusieurs rameaux »chargés de feuilles alternes, lisses, glabres , inclinéesen bas, assez semblables à celles du citronier, longuesde neuf à dix pouces , fur quatre pouces de largeur.Ses fleurs naissent par bouquets , attachés aux bran-ches , quelquefois au tronc , Sc font composées decinq pétales d’un jaune pâle , soutenues par un ca-lice à cinq découpures , pâles en dehors, & rougesen dedans. Le pistil, qui est environné d’un nombred’étamines courbées Sc chargées de sommets pâles ,devient un fruit d’un demi-pied de long, fur troispouces d’épaisseur , relevé de dix crêtes , raboteuxextérieurement, d’abord verdâtre , ensuite jaunâtre,

85 enfin d’un bran rouge pointillé de taches jaunâtres.

Le pédicule de ce fruit est oblong, & de la grosseurd’une plume à écrire. Ce fruit est blanc en dedans, SCrenferme une trentaine de semences ou amandes,de la grosseur d’une olive , taillées en forme decœur alongé, luisantes, polies, d’un beau violet,clair en dehors , 8c blanches en dedans, 8c d’ungoût d’amándes lorsqu’elles font sèches. Cet arbredonne deux à trois fois l’année' des fleurs. Plumier ,Hermand , Du Tertre , Rochefort, Pison, Laet,Acosta, Clusius.

Cet arbre, dans les Indes Occidentales, se nommela cucuhuagttahuitl. II est fort foible 8c tendre ; c’estpourquoi il a besoin d’un autre grand arbre quisoir tout proche de lui pour lui faire ombre, SCqui s’appelle altynan , par les Espagnols, la madredel cacao. On en trouve beaucoup dans le pays deGuatimabuOn tire du beurre de son fruit, del’huile,qui ont plusieurs propriétés en médecine. Le cacaosert aussi de menue monnoie dans le pays.CACAOYERE , f. f. Lieu planté d’arbres de Cacao,ou de Cacaoyers. Locus arboribus Cacao consitus.Quoiqu’on écrive Cacao , Cacaoyer , Cacaoyére ,néanmoins dans les Iles de l’Amcrique, on prononce

V.Ì-CÍ.11C» XivJ J. J — -J.

Caco , Cacoyer , Cacoy'ere, 8c l’arbre, ou le acaoyer , s’appelle le plus souvent Caco, comme onfruit. Le P. Labar ccrir Cacoy'ere-, par contra ion.Foyei l’Hifi. Naturelle du'Cacao, impr. a r ansen I7I0. U'irrn

CAÇAR. Nom Arabe , 8 C originairement Hcor 1,

qui entre dans plusieurs noms de vi _ es -‘ ’

possédées pat des Arabes. Cr - '.' 7 ' 7 >«e-breu Wl, Uhaifar , ou Chaifir , ssui en cette lan,