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fuila , qui se trouvent dans la baise Latinité póurexprimet cet oiseau , 8c qùi sont des mots faitsfut lc citant des cailles. ' .
Quoiqu’il soit étonnant , comme Pline la re-marque Liv. X, ch. r; , qu'un oiseau si pesant >
Le qui s’éleve à peine de terre , dans les lieux deséjour, puisse palier la mer , 6c que quelques-unsaient mieux aimé croire que les cailles ne chan-geoient point de pays, mais se retìtoicnt en deslieux écartés, Sc à l’abri pendant l’hiver , &c qu’ellesy vivotent de leurs plumes , ou de leur propregraille, Sc de leur propre substance , le fait estcependant certain. Belon , de ía Nature des Oij.
Liv. 5, di. io , assure qu'il s'est trouvé deux foisfur mer au temps que les cailles passent , unefois en Automne lotíqu’elles s’en retournent , 8c june fois aú Printemps, quand elles reviennent ; Scque toutes les deux fois il avoir vu plusieurs caillesse reposer sur le vaisseau. Pline dir Liv. X, ch. í 3 ,qu’elles s’abaissent quelquefois en si grand nom-bre fur les voiles, que par leur poids > elles ontfait couler à fond des barques 8c d’auttes petitsbâtimens. L’on remarque aussi qu’elles se reposentdans les Îles qu’elles rencontrent en mer, fut leuttoute, Aldrov. Ornithol. Liv. XIII , cfi. zz. Voyezde la Mare, Traité de la Police , Liv. V , Tom.XXIII ,ch.x.
Les cailles arrivent à la fin d’Avtil Sc aú com-mencement de Mai , 8c s'en retournent à la siúdel’Etc. Lorlqu’elles ont levent contraire, ort ditqu’elles se chargent de sable qu’elles avalent ,
Sc qu’elles prennent de petits cailloux à lentspieds, afin de se tendre plús pesantes , deétainteque le vent ne les emporte. Elles font Volontiersleur passage quand le vent de Nord souffle, &elles appréhendent le vent de Midi, qui est char-geant , & les fait périr en mer quand il les sur-prend , à cause de sa moiteur , qui mouille 8c ap -pesantit leurs ailes. Belon dit qu’elles ne vontpoint en troupe quand elles font leur pasiàge ,mais qu’elles partent la nuit deux à deux , bienqu’en même temps. Lamaùgeaille des caillés estle millet 8c le blé.
La caille se plaît dans les blés verts : elle yfait aussi fa demeure lorsqu’ils font murs ; 8c dansleurs chaumes , quand ils sont coupés. Elles de-viennent quelquefois si grasses , qu’elles ne peu-vent s’en retourner , Sc servent de pâture pourl’ordinaire aux oiseaux de proie;
II n’y a point d'oiseau qui multiplie davantage.Elles font jusques à seize œufs au mois de mai.Les femelles qui viennent à éclore en ce temps,s’apparìent au mois d’Août , Lc font jusqu’à dixœufs. Dans les pays óù elles retournent , ellesfont aussi, deux pontes ; tellement qu’elles cou-vent quatre fois pat an. Elles conduisent leurscailleteaux par la campagne , SC les retirent fousleurs ailes à la manière des poules.
Les Arabes disent que l’Iémen , ou Àrabie-heu-reuse , a une espèce de cailles que l’on ne vóitpoint ailleurs ; ils les appellent falova , Sc ilscroient que celles que Dieu envoya aux Israélitespour les nourrir dans le désert , furent pousséespar un vent du Midi de l’Iémen jusqu’à leur campIls écrivent que ces cailles n’ont point d’os , 8cqu elles se mangent toutes entières. D’Hetob. Le. nom falova , est le même que l’Hébreii iyttJ ,felav , 8c au pluriel tmiVe’ j falvìm , qui est celuique 1 Ecriture donne aux oiseaux que Dieu envoyaaux Israélites. M. d’Herbelot, au mot Salva , ditque Houssaín Vaez , Comm. de l’Alcoran, remar-que la mente chose : il ajoute que c’est ùn oiseauparticulier de l’Iémen , qui est plus gros qu’unmoineau, &C plus petit qu’un pigeon , qui n’a ninerfs, ni os , ni veines, 8c dont le chant est fortAgréable. Cela ressemble fort à nós beefigues. Quantà ce que disent les Arabes, qu’il n’a ni os , ni nerfs,m veines, c’est une de ces expressions 8c hyper-boles qui leur font si communes , aussi-bien qu’à
tous les Orientaux, 8c qui signifie feulement quecet oiseau est fort gras ; que les os, nerfs , &c.sont petits Sc cendres , Sc qu’on mange l’oifeautout entier , comme eh ester le becsigue, Porto-lan , &c. se peuvent manger tout entiers. Voye{_ce que l’Antiquité a dit des cailles dans Vóssius,
De Idolol.L. III, c. 86, 88,93.
Les Phéniciens osts oient à Hercule des Caillésen sacrifice, & disoient que cette coutume venoi tde ce que ce herds ayant été tué par Typhon ,lolaiis lui rendit la vie avec l’odeut d’une Caille,Fable fondée fur ce que dit Bóchard, qu’Herculeéroit sujet au mal caduc , 8c qu’on le faisoitrevenir en lui faisant sentir une Caille dont l’o-deur, au rapport de Galien , est ùri remède utile
à ce mal.
IjKT On appelle roi des cailles , ún oiseau que l’onprétend servir de guide áux cailleé , quand ellespassent d’une région dans une autre, Sá chair *esttrès-délicate, 8ç l'on dit proverbialement que c’estun morceau de roi. Son plumage est grivelé com-me celui de la Caille.
AF- CAILLEBOT , pour CAILLOT , ne se ditqu’à la place Maubert. Voye^ Caillot;
C AILLEBOTTE. s. f. C’est une masse de lait caillé,qui est ferme & épaissi. Concreti laciis grumus ;massa. Nous n’avons mangé que des caillebottes.GAILLEBOTTE , EE. adj. Réduit en caillots, coa-gulé. Coagulatus , a , um. L’oreille droite du cœurétoit remplie d’un sang noir, épais 8c caïllebotté,Duverne. Acad. des Sc. 1703. Mern.p. 158.CAILLÈBOTTIS. si m. Terme de Marine. Espècede treillis > ou tillac à joiir s fait de menu bois,Lc placé entre deux hiloiies i oú bordures pourservir à évaporer la fumée du canon quand on ledécharge, & pour donner du jour eritre les ponts,quand les sabords sont fermés durant l’agitarionde la mer. Tabulatum petvium , ou cancellatum .L’efpace qui reste des ponts est couvert de borda-ges de pareil échantillon que celui qui est attachéfur les membres, ou cotes dú navire,CAILLELAIT. si m. Terme de Botanique. Gallium,Plante dont les fleurs ou tiges nouvellement fleu-ries font cailler le lait; d’où lui vient son. nom.Sa racine est menue , noueuse , rampante & tra-çante , d’un jaune tirant fur le rouge, chargée dequantité de filamens. Sés racines portent plusieurstiges carrées, menues, hautes d’u'n pied 8c demiau plus, noueuses, & un peu velues ; chaque nceùd
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est entouré de six, huit, 8í juíqu’à neuf fouilles,longues de trois quarts de pouce fur moins d’úneligfte de largeur, d’un vert foncé. De la plupartde ces nœuds fort de chaque côté une branchenóueufe, garnie de feuilles, Lc terminée aussi-bien.que les tiges par dés bouquets de petites fleursjaunes d’une feule pièce fendue en quatre quar-tiers , soutenus par un embryon qui devient, aprèsque la fleur est passée, un fruit menu, brun, foc,composé de deux femertees arrondies Lc aplatiespàr l’endroit où elles se touchent.
II y a úne elpècè de caillelàit aussi communque celui-ci-, mais qui en diffère i° , par ses fleurs,qui font tout-à-fait blanches, i°, Par ses feuillesqui sont un peu plus larges, Lc plus courtes, d’unvert gai, & par ses branches qu’elle répand çà SClà ; enfin ; par l’odeur de ses fleurs, qui est fossile.
Ces deux plantes sont à présent recommandéespour l’épilepsie. Ón prend l’une 8c l’autre indif-féremment ; on en tire le suc en ajoutant du vinblanc , lorfqu’on les pile , ou bien l’on en faitune décoction, ou on les prend infusées a froid.On joint à l’usage de cette plante des purgatifsplus ou moins forts, Se qu’on réitère suivant l’étatde la maladie & les forces dú malade. La poudrede ses feuilles est astringente, & elle suspend leshémorragies. La première de ces espèces fe nommeGallium luteum , 8c lá seconde Gallium vulgarealbum. Infl. R. herb.
CAILLEMENT. si m. Etat du lait * du sang