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Tome second. [BOU - CRA.]
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à former forl arrêt , avec les aides dú gras desjambes, du soutien da la bride , & du caveçonemployés à propos. Clivius. On l’appelle auííi baffe.Pavimentum déclive , declivitas.

Ce mût vient de calada , qui signisióit autrefoispavé, & le dit encore à Montaubart ; & est dérivéde l’hébreu kala , qui signifie une pierre. On ap-pelle encore calade en plusieurs Villes, & fur-toutdans le L.yonnois, le parvis qui est au-devant del’Eglise , où se promènent les faiiiéans.

CAL AF, f. m. Espèce de saule qui croît en 'plusieursendroits de l’Egypte, fur-tout dans les lieux hu-mides. Salix uEgyptiaca. Voyez Coleáfe , car c’estainsi qu’il faut dire, Sc non pas calas.

CALAHORRA. Ville épiscopale d’Espagne. Calaguris.Elle est dans la vieille Castille, aux confins de laNavarre , fur le bord de l’Ebre, à l’endroit où cefleuve reçoit la rivière nommée Cicados di Caffilla ,entre Lagrono &; Tudela. L’Evêque de Calahorrdétoit autrefois suffragant de Tarragone, II l’est au-jourd’hui de Burgos.

|£F CALÀJATE. Ville de l’Arabie-Heureufe j versle Golfé-Persique, dans la contrée d’Ofman, dé-*truite par les Portugais.

CALAIS. Càlœuin. Ville & poft de mer en Picardie,province de France. Calais est capitale du pays re-conquis , petite contrée de Picardie aU septentrion ,Sc le long de la mer. Cette Ville n’est pas grande ,mais elle est bien bâtie & fort peuplée , à causedu commerce qu’y attire la bonté de son port. Ca-lais est une des plus fortes villes de France, étantpresque toute environnée ou par la mer, ou pardes marais, à quoi Part a ajouté un grand nombrede bastions, une bonne citadelle, Sc Un fort ap-pelé le Risband , qui défend l’entrée de sort port.Les Anglois prirent Calais Pzn 1347 ,& l’ont gardejufqu’en 1558, que le Duc de Guise la reprit. Máty.Quelques favans croient que Calais est P Iccius por-tus de César. Les Caletes des anciens ne sont pasCalais , c’est le pays de Caux ; mais ces Caletes,ou une partie de ces Caletes s’étant établis à Ca-lais , lui ont donné leur nom. Baudouin IV , Comtede Flandre , fur la fin du dixième siècle, est celuiqui a commencé à faire travailler au port de Ca-lais. Philippe , Comte de Boulogne, au treizièmesiècle, fit fortifier la ville. Edouard III, Roi d’An-gleterre, la prit en 1347. Le Duc de Guise la re-prit en 1558. En 1596, PAtchiduc Albert la prit.Deux ans après elle fut rendue â Henri IV, parla paix de Vervins, Voye £ Du Cheftte, An t. desvilles de F rance , L.I, c. 110. Valois. Notit. Gall.p.I14 Sc 11 > , ou il montre que Caletum n’est pointCalais. Le nom de Calais vient, à ce que quel-ques personnes croient, de Caletes, nom latin d’unpeuple, dont parle César, Sc qui habitoient dansle pays de Caux, Sc sot cette côte. Vigenère Scquelques autres , ont cru que Calais étoit le P ortusIccius de Ptolémée & de César ; mais aujourd’huice sentiment est abandonné.

Le pas de Calais , fretum Gallicum , ou Cdle-tdnum. C’est un détroit qui sépare la mer de Bre-tagne de celle d’Allemagne, Sc qui ?st entre lescôtes du pays reconquis en France, SC à Comtéde Kent en Angleterre. II peut avoir 7 a 8 lieuesde long 8 c autant de large ; fi bien qu’avec deslunettes d’approche, on peut de Calais voir lesAnglois qui marchent fur les côtes. Maty.

Calais est au 50 e degré 57 minutes de latitudenord, Sc au 19 e degré 28 minutes de longitude,selon Mrs de l’Académie des Sciences.

Calais diffère du méridien de Paris de 0° 32'30".Cassini : Sc conséquemment il a 20° 24' o" delongitude. L’élévation du pôle y est de 50« 37' o".Cassini.

CALAIS, s. m. Nom d’homme. Carilefus. S. Calais^ou Carilef , sut Moine du monastère de Micy, àdeux lieues d’Orléans , fondé par Clovis. S. Calaisou Carilef, étoit natif d’Auvergne , Sc ayant étéélevé dans le monastère de Menat , il en sortit

CAL

avec S. Àvit > pour sc mettre sous la conduiteS. Maximin près d’Orléans. Ensuite ils sc retirèrentdans une solitude du Perche, où, par la libéralitédu Roi Childebert, ils bâtirent un monastère, q 01porte encore le nom de S. Avit -, mais il est à pré-sent habité par des Religieuses. S. Calais passa dansle Maine, Sc des bienfaits du même Roi, sondaun monastère près de la rivière d’Anisole, aujour-d’hui Anille, dont il prit le nom, mais dans Bfuite on lui a donné celui de S. Calais -, qui mourutversl’an 540. Fleury. Baillet écrit Calais ou Colis.II ne faut point dire Carilef en françois, comme faitM. Fleury ; mais toujours Calais ; c’est Pufage.

CALAIS, f. m. Terme de Mythologie. Fils de Bu-tée Sc d’Orithye; II étoit ailé, aussi-bien que scufrère Zéthès. Ils partirent tous deux pour la con-quête de la Toison d’or. Ayant été bien reçus duRoi Phinée, ils chasseront les Harpies qui insec-tóient la table de ce Prince malheureux. Ils furenttués par Hercule, & changés en vents , qui com-mencent à souffler environ huit jours avant le le-ver de la canicule. Leurs noms signifient, qui souffi 1fort, Sc qui souffle doucement.

CÂLAISON. f. f. On homme ainsi dans les ports dela province de Guyenne, particulièrement à BoUt-deaux, la profondeur d’un vaisseau depuis le pre-mier pont jufqu’au fond de cale. Jauger la calaifon tC’est-à-dire , en jauger lá profondeur.

CALALOU. Ragoût que préparent les Daines Créoleen Amérique , avec les herbes potagères du pays.’beaucoup de pimant, Sc de la volaille, du bœuf’ou du jambon, les jours où l’on fait gras, Sc ave cdés crabes Sc des poissons, en maigre. Encyc.

CALAMANDRE. f. fi Nom de femme. CalamandisSainte Calamandre est honorée à Calasse en Car 1 'logne. ChAstelain. Martyrol. 5 e Févr.

CALAMBA. f. m. C’est la plus excellente sorte d®bois d’aloës, qui n’est destiné que pour les Ro' sdes Indes , Sc qui rend une odeur admirable , lotf'qu’on le remue seulement entre les mains. Xyloalo c ‘On l’appelle aussi calampart. Voyez Bols d’A'loes.

CALAMBOUR. f. m. C’est une espèce de bois dr 5Indes que l’on vend chez les Droguistes en bûche 1Sc dont les Ebénistes se servent dans leurs ouvrages d emarqueterie. II est verdâtre, & d’une odeur si agrê 1 "ble, que l’on s’en sert dans les bains de propre^'On en fait aussi des chapelets Sc d’autres oU-

VI âges . r

CALÀMEDON , sous-entendu fracture. Terme dde Chirurgie, emprunté du grec. Espèce de fractitransversale qui s’étend jusqu’au bord de l’os, do° cl’un des bouts est éclaté en manière d’ongle ou dbec de flûte. Ce mot est un adverbe grec ’

in modum calami , en manière de roseau taillé &bec de flûte : de w , roseau , flûte. On appl-audi cette fracture en grec «*•.»*, de a^f , ong^'CALAMENT , s. m. ou CALAMENTE. f. f. Tesofde Botanique. Nepeta. C’est une plante dont ^feuilles, qui naissent de tiges Sc de branches ctf'rces, sent de la longueur d’un pouce, ou d’un p o^ ciSc demi » légèrement découpées tout autour , ^lues, Sc d’une odeur assez bonne. Ses fleurs vienne 0en bouquets dans les aisselles des feuilles : eh csont en gueule, de couleur de pourpre Sc d’une od^agréable. En latin calamentha vulgaris , du««V, , beau , .««vi» , mente, comme qui diroit éfmente. Cette plante est chaude & acte : else e .propre pour Testomac , pour provoquer les h 101des femmes, l’urine, Sc contre la toux. II y a plusi 2 ^autres espèces de calamente . II y en a une q 111l’odeur du pouliot ; il y en a une autre dont Kfeuilles ressemblent à celles du basilic, & qui, enommée par cette raison Calamintha ocimi f 0 { llS û

CALAMINAIRE. adj, M. Sc f. Qui appartient 1 ^Calamine. Calaminarius, a, um.Cadmiœus. J e .f l ‘.fère les matières minérales , telles que la P lCÍ , eicalaminaire, le minium ou le vermillon, P oU L finjections rouges. Demours , Acad. d’Edirnb- ’