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p. 115. Aux environsd’Aix il y a beaucoup déminésde pierres ca.lamina.ires . Àcad. 1700. Hijí. p. 59-Voye^ l’ardcle suivant.
CALAMINE, s. f. Espèce de cadune naturelle 3 quiest privée de parties ' métalliques. Terre fossile8e bitumineuse , qui affine le cuivre avec lequel onla jette dans la fonte, & l’augmente de plus d’un tiersen i’aSìnant. Calmìa. C’est une terre fossile de cou-leur jaunâtre , qui n’est pas fort dure , & qui jette ,loríqu’on la brûle , une fumée jaune : elle est des-iicative , détersive Se astringente. On la mêle aussiavec le cuivre pour le rendre jaune, & pour aug-menter son poids. Avec tout autre métal elle s’c-vapore ; & si on la met toute feule dans le feu ,elle devient cendre. Sa trop grande quantité mêléedans l’airain, le rend fragile : il redevient roilge , lîon le fond cinq ou six fois. II y en a une espècenommée calamine blanche, qu'o n trouve au hautdu creuset, quand on fond lc cuivre avec la pierre ca-lami naire. On l’appelle pampolix ou capnites. Cen’est , à proprement parler , qu’une suie métallique.
En 15<S 1, sous le règne d’Elisabeth', on fit en An-gleterre la découverte des mines de cette terre.LARR.On trouve aussi de la calamine , en Allemagne 8cdans plusieurs provinces de France, où il y a desmines de plomb Se de cuivre , au milieu desquelleselle existe. Vvye%_ Galien , Pline , Dioscoride, Agri-cola, Gonxus , Savot, &c. Voyez Cadmie.CALAMISTRER. v. a.Friser, mettre les cheveux enboucles. II est du style familier. Crispare comam.CALAMISTRE, EE. part. Frisé, nais en boucles. Ho-race oppose incomptos capillos , les cheveux négligés de Curius aux cheveux frisés & calamistris qu’onvit dans les siècles suivans, 8c qui furent après regar-dés comme des marques de mollesse. D acierfur Hor.
ÇLT Les Vocabulistes
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d’après l’Académie , disentque calarnijlrer , c’est friser , poudrer. Poudrer ,non t ce mot est formé du latin , 8c calamijìraresignifie feulement friser des .cheveux , les mettre enboucles. Calamìjlrum , fer à friser.
CALAMITE, s. f. C’est un des noms que l’on a donnéà la pierre d’aimant, 8c ensuite à la boussole. Marnes ,lapis magnefius. Ce mot a signifié proprement enfrançois une grenouille verte , à cause qu’elle vitvolontiers parmi les roseaux -, 8c il a cté donné àl’aiguille aimantée, parce qu’avant qu’on eût trouvél’invenrion de la suspendre sur un pivot, on Peufermoir dans une phiole de verre demi - pleine d’eau,fur laquelle on la saison stotet par le moyen de deuxfétus comme une petite grenouille, Calamìta , Rancicalanùta , Diophyta. D’autres dérivent ce mot àchalybe amata. II vient de , Jlipula , paille ,
patee que cette pierre attire la paille.
Calamite, adj. Epithète que l’on donne quel-quefois au styrax , à cause qu’on le mettoit autrefoisdans des roseaux appelés calami pour le confervet.
|sT On donne aussi le nom de. calamite à une pierrequi imite un roseau.
CALAMITE, f, f. Evénement fâcheux , grandmalheur qui accable quelqu’un 8c ruine entièrementses affaires. Calamitas. II est tombé dans une af-freuse calamité. D’Ablan. II semble pourtant quece mot, suivant sa propre signification , 8c mêmecelle qu’on lui attache dans l’usage ordinaire , dé-signe un malheur public qui afllige un Etat, uneProvince.Toutes les calamités publiques passent dansl’esprit des superstitieux pour des vengeances duCiel irrité. Flech. Les Païens accusoient les Chré-tiens d’êrre la cause de toutes les calamités quiaffligeoient l’Empìre. Ménagé. Quelle est la cause ,demande un Rabbin , de notre calamité présente ,qui dure depuis plus de mille ans , vu que Dieun'a puni les-horribles idolâtries , lc massacre desProphetes 8c les autres crimes affreux de nos peres ,que par une captivité de soixante 8c dix ans àBabylone ì
Ce mot vient du Latin calamitas , qui vient dec alamus , lç tuyau du bled. On appeioit du nom
de calamité , la grêle qui brisoit 8c coupoit les bleds-Calamum terere.
CALAMITEUX, EUSE. Adj. Infortuné, misérable.calamitosus. II ne se dir guère que des téms detrouble 8c de guerre, qu’on appelle temps cala-miteux. Régné calamiteux. Maucroix. Dans cesens-là même il vieillit, & ne pourroit être em-ployé qu’en poésie.
CALAMUS , en termes d’Anatomie, est la pointe oul’extrcmité du quatrième ventricule de la tête ducôté de l’cpine du dos. On l’appelle ainsi, parceque cette extrémité de ce ventricule í’e termine enfaçon de plume à écrire, en Latin, calamus. Cala-mus scriptorius.
CALAMUS AROMATICUS, f. m. Plante qui est dedeux sortes. II y a le vrai calamus aromaticus desAnciens , qui vient dans les Indes Orientales, 8cqui est une espèce de roseau ; 8c celui des bou-tiques.
Le Calamus Aromaticus Verus nous vient desIndes Orientales en petites bottes. II s’élève à lahauteur d’environ trois pieds. Sa tige est de lagrosseur d’une plume médiocre , 8c contient unemoelle blanche, d’un goût un peu amer 8c d’uneassez bonne odeur. Ses feuilles font longues Scpointues. Ses fleurs de couleur jaune , naissent auxsommités, disposées en ombelles.
Le Calamus Aromaticus des boutiques est bien.différent du premier. II a une racine qui rampepresque à fleur de terre, 8c qui jette beaucoup defiiamens ; elle est fort nouée , de la grosseur dudoigt, blanche , tirant fur la couleur de chair ,d’une substance rare 8c légère , d’un goût mordi-cant & un peu amer , 8c d’une odeur forte , maisassez agréable. Ses feuilles font semblables à cellesde la flambe, mais plus longues, d’un goût acre8c aromatique, II n’y a que la racine qui soit enusage ; elle est bonne pour l’estomac, contre lacolique , 8c contre les obstructions du foie 8c dela rate.
§CT CALANDA. Petite ville du Royaume d’Arragonen Espagne , sur la rivière de Guadaloupe.CALANDÈS. Foyei Calendes.
CALANDRE. £ £ Terme de Manufacture. Machinedont on se sert pour presser 8c lustrer les draps ,les toiles 8c autres étoffes. Machina poliendis hz-vigandij’que telis & holosericis comparata. Elle fertaussi pour y faire ces ondes qui font fur le tabis8c les moires. Elie est composée de deux gros rou-leaux de bois, autour deíquels on roule les piècesd’ctoffe. On les met entre deux gros madriers debois dur, large , épais 8c fort poli. Celui de dessoussert de baie. Celui de dessus est mobile par lcmoyen d’une roue telle que celle des grues. Un cableest attaché à un tour qui compose son axe. Cettepartie du dessus est d’un poids prodigieux, quel-quefois de 50 ou 60 milliers. C’est cette pesanteurqui fait les ondes fur les étoffes qui font autourdes rouleaux, par le moyen d’une légère gravurequ’ils contiennent. On met 8c on ôte ces rouleaux ,en inclinant un peu la machine.
Ce mot vient du Latin cylindrus , parce quetout l’effet de la machine vient du cylindre. Boreldit que ce nom lui vient d’un petit oiseau de mê-me nom, parce que les marques qu’elle imprimefont semblables à ses plumes. Les Auteurs de labasse latinité l’ont appelée celendra.
Calandre. Perit oiseau du genre des alouettes , q uln’a point de crête. Alauda non cryfíata , ou cory-dalus minima. Conrad de Montpellier , de Mon-tepuellarum , Chanoine de Ratisbonne, qui floth-foit vers l’an 15^0, dans la vie de S. Erard qu na ecrite, ch. J. appelle calandre un petit oiseauqui chante agréablement dans les bruyères. Calan -drus dulcisonans in mìrica. On l’appelle aussi ca-landre de bocage. La calandre a la voix tres-haute;fi elle Lavoir moins, il y auroir peu d’oifeaux quiégalassent la beauté de son chant. Ceux qui enveulent nourrir, doivent les avoir du mois d’Aout
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