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Tome second. [BOU - CRA.]
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femmes. Ilr. portent des bradâtes d’argent ou de cui-vre, qui leur couvrent les bras jusqu’an coude, qui leurfervent à tirer l’arc , 8c font aussi pour eux un orne-ment. Les principaux de la nation ont un cercle d’ar-qent ou de cuivre , ils y passent un diadème Scs’en ceignent le front. Ils íe détruisent eux-me mespar de continuelles dissentions. Ce font les femmesqui font la paix. Ces barbares accordent tout à unsexe qui les a aiaités & nourris. Hijioire Carag.Liv. 5 , c. r;.

L'autre vallée des Calchaquins commence versla ville de Sainte Foi, du côté qu’elle regarde leParaguay ; elle s’étend jufqu’au fleuve de la flata ,8c a en ce sens xoo lieues de long. Elle est habitéeparles plus cruels de tous leshommcs./éAAZàv.4,c. i.CALCHAS, f. m. Surnommé Thestorides , c'est-à-dire , fils de Thestor, qui fut un des Argonautes,passoit pour le plus éclairé des devins de íòn temps.II scavoit , dit Homère, le présent , le passé &l’avenir ; 8c à cause des grandes connoissances dontApollon l’avoit favorise , il avoir cté choisi pourconduire à Trope les vaisseaux grecs. Calchas éroitdans l’armée des Grecs, en qualité de grand Prê-tre Sc de Devin : comme grand Prêtre, il offroitles sacrifices , 8c on le coníiiltoit comme Devin.fJCP Le Destin avoir réglé que Calchas mourroit quandil trouveroit un Devin plus habile que lui ; cequi s’accomplit dans la ville de Colophon, où iltrouva le Devin Mopíhs.

Act" CALCINABLE. adj. de t. g. Qui peut être cal-cine , réduit dans l’état de chaux par la violencedu feu. Les matières terreuses ou lapîdifìques, queles esprits acides dislòlvent fur le champ avec cha-leur Sc ébullitìon, font ordinairement calculables :celles fur lesquelles ces esprits nc font aucuneimpression, sont vitrifiables.

CALCINATION. f. f. Action par laquelle on réduiten chaux 8c en poudre tres-subtile les métaux, lesminéraux, avec un feu violent. Résolution d’unmixte en poudre par le moyen du feu , ou dequelque autre choie de corrosif, comme le mer-cure, Peau forte , &c. Calcinatio , exujiio reíme-tallicce. La calcination actuelle se fair feulementpar le feu. La potentielle se fait par le moyen desesprits corrosifs, qui les pénétrent 8eles dissolvent,comme l’argent 8c Pot, par les eaux fortes 8c Peaur égaie ; 8c cette calcination est appelée immerjive.

Quand on a pendu des cornes, des os , de lacorne du pied des chevaux , & autres chosessemblables au-dessus d’une eau bouillante, ou dequelqu’autre liqueur , & que ces corps ont perduleur mucilage, c’est-à-dire, toute la matière grasse& onctueuse qu’ils avolent, 8c qu’ils peuvent êtreaisément pulvérisés, quelques Chimistes appellentcela calcination philosophique. Harris.

Ce mot vient du Latin calx, qui vient du Grec***<!, qui, selon le Glossaire grec-latin, signifiepierre , ciment.

|La calcination des métaux imparfaits, exposéeau sou, est de la seconde espèce. Ils sont décom-posés, ils perdent leur forme métallique, parceque le feu les dépouille de leur phlogistique. Lapremière calcination fe fait donc par l’évaporationdes parties volatiles ; 8c la seconde par la destruc-^ tion du principe inflammable.

CALCINER, v. a. Terme de Chimie. Réduire lesmétaux ou les minéraux en chaux , ou poudre tres-fubtile , par le moyen du seu. Torrere , exurere ,in calcem redigere. L’or se calcine au feu du réver-bère avec le mercure & le sel ammoniac ; l’ar-gent avec le sel commun & le sel alkali , lecuivre avec le sel 8c le soufre , le set avec le selammoniac 8c le vinaigre ; 1 étain avec l’ancimoine jle plomb avec le soufre ; le mercure avec l’eauforte ; il fe calcine aussi tout seul par le feu. Tousles autres minéraux sc calcinent au feu fans addi-tion d’aucune drogue. On calcine les pierres àfusil, le cristal 8c le caillou, en les faisant rougirau feu, 8c les jetant alors dans l’eau froide, ou

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dans du vinaigre. Car après qu’on a fait cela quatreou cinq fois, ces corps deviennent friables, 8cisréduisent aisément en poudre. Harris. Le vitriolfe calcine aussi en le mettant sur le feu dans unvase de terre : il s’y dissout d’abord en une elpe??d’eau ; puis quand il a bouilli jufqu’à ce que toutel’humidité loit consumée , ou qu’il soit réduit enune malle grisâtre, alors on l’appelle vitriol cd‘ciné jufqu’à la blancheur. Ensuite íi on le laisse long-temps fur un feu violent, il rougit : on le nommeColcothar. Idem.

AT On calcine les corps, ou pour leur enleverquelques substances volatiles , ou pour détruit?leur principe inflammable. La calcination des pierres8c terres calcaires exposées au feu pour les con-vertir en chaux, est de la première espèce. Cesterres ne fe calcinent que parée que le feu les dé-pouille du principe aqueux qu’elles contiennent.Ii en est de même du gypse , de l'alun, du bo-rax 8c dc plusieurs autres sels. Les minéraux font ausi*dépouillés, par faction du feu, des parties sel-foreuses , arsenicales 8c autres matières volatilesqu’ils contiennent.

CALCINÉ, ÉE. part. pass. 8c adj. Tojlus , exuflus.

CALCIS, f. m. Faucon de nuit. Bclon , après Aristote*rapporte que cet oiseau ne vole que de nuit»ayant la vue trop foible le jour. II a guerre per-pétuelle avec l’Aigle, 8c on les trouve quelquefoisattachés par leurs ferres. II fait son nid dans deslieux remplis de rochers, où il y a des cavernes >8c ne pond que deux œufs. II ne quitte guère lesmontagnes 8c les lieux déserts où il fàitìon nid*

II a le champ de son pennage noir, 8c est de btaille d’un faucon. Les Ioniens l’appeloient Cy'miniis ou Cybendis ; on le nommoìt aussi Príso*Homère en fait mention dans son Iliade. II porte u»collier de plumes fous la gorge, de même que 1?hibou. Dans les hautes montagnes du Dauphine»il sc trouve un oiseau de nuit que les habitans duPays appellent Arpens , qui fait son nid dans despays de montagnes escarpées , dans les ouverturesdes rochers. II pouroir bien être de cette espèce*

CALÇON. Voye £ Caleçon.

CALCUL, f. m. Supputation de plusieurs fowsesajoutées , soustraites , multipliées , ou divise? 5.Computatio. L’erreur de calcul ne se couvre jaffl ilSni par arrêts , ni par transactions ; c’est-à-dir?qu’on est toujours en droit de revenir contre l’erre llC ,de calcul. Quand on arrête un compte, on ib llS 'entend toujours sauf erreur de calcul.

Calcul se dit aussi des suppurations qui se font e"Astronomie 8c en Géométrie. Supputatio. IIun long calcul pour faire des Tables Astronou 11 'ques , des Ephémérides , des Logarithmes ,

Sinus 8c Tangentes. ,

Dans la nouvelle Géométrie, il y a le cita 11différentiel, 8c le calcul intégral. Calculus diff^'tialis , calculus integratis. Le calcul differenti^’est la méthode de différentiel les quantités' ° ugrandeurs ; c’est-à-dire, la méthode de tro^fune quantité infiniment petite, qui prise unenité de fois, égale une quantité ou grandeur do^née. Ce que nous appelons différences, les Angl 01 *l’appellent fluxions. Le calcul intégral, est Dnière de former les différences , c’est-à-dire» ^somme ou la grandeur cgale à une infinimenttire donnée , prise une infinité de fois. Les An^°* sl’appellent la méthode inverse des fluxions.la nouvelle Géométrie , on conçoit que routesgrandeurs finses sc résolvent en grandeurs io^îlvment petites, qui en font les élémens, ou sesférences. On appelle calcul différentiel , l'nktrouver ces grandeurs infiniment petites, d’ 0 Pf j,fur elles, 8c de découvrir par leur moyen d Utres grandeurs finies ; car ce qui rend la c ° nll j e ,fance des infinimens petits si utile 8c si fécofl ^c’est qu’ils ont entrseux des rapports, que n ’°í ir Lfles grandeurs finies, dont ils font les infini .petits, Sc que par ces mêmes rapports ils cofU