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sent a découvrir d’autres finis. Par exemple s ^ànsune courbe quelle qu’elle foit, les différences in-finiment petites de l’ordonnée & de 1 abscisse , ontentte-elles le rapport, hon de l’ordonnée 6c de I ab-cisse , mais de L’ot donnée 6c de la soutangente j êc parconséquent l’absásse & l’ordostnee seules connues,donnent la soutangente inconnue , ou ce qui re-vient au même , la tangente, pourvu qu’oh passepar les infiniment petits.
%£ 3 ” En rebroussant chemih » il faudróit que la tan-gente ou soutangente menue ci.'une courbe incon-nue donnât les infiniment petits de l’abseisse 8c del’ordonnee > qui l’ont produite j, 6c pat conséquentl’abscisse 6c l’ordonnée, qui sont des grandeurs finiesdont le rapport fait toute l'esscnce de la courbe-.Cet art de retrouver pat les grandeurs infinimentpetites les grandeurs finies, à qui elles appartien-nent, est ce qui s’appelle le Calcul intégral,
Le calcul différentiel descend du fini à l’infini-ment petit > 8c le calcul intégral remonte de l’in-finiment petit au fini. L’un, pour ainsi dire, dé-compose une grandeur , 8e l’autre la rétablit ; maisce que l’un a décomposé , l’autre ne le rétablitpas toujours, 8e par conséquent l'intégral est im-parfait 6c borné, du moins jufqu’à présent. S’ilcessoit de l’êrre, la Géométrie ferait arrivée à fadernière perfection.
Dès qu’il s’agit de mesurer uhe surface z c’estau calcul intégral à le faire. La base d’un pa-rallélogramme multipliée par Isolément infinimentpetit de sa hauteur , sait un parallélogramme in-finiment petit, qui est Isolément du parallélogrammefini, 6e qui est répété une infinité de ft>is , c'est-à-dire , autant de fois qu’il y a de points dans lahauteur du parallélogramme fini. Pour avoir ce pa-rallélogramme fini par le moyen de son élémeht,il le faut donc multiplier par cette hauteur, &c’est-là le calcul intégral , qui remonte de l’infini-ment petit au fini -, 6c quand il s’agit de surfacesterminées ou entièrement ou en partie par des cour-bes , cette méthode devient nécessaire, òu du moinspréférable à toute autte.
Que l’on compare dans une parabole , par exem-ple, l’espace renfermé entre deux ordonnées infi-ment proches -, une portion infiniment petite deí’axe, 8c un arc infiniment petit de là courbe, ilest certain qué cette surface infiniment petite , n’éflpas un parallélogramme, car les deux ordonnée;parallèles qui la terminent chacuste de son côté :ne sont pas égaies, 8e l’aic de la courbe opposea la petite portion de l'axe ne lui est le plus souVent m égàl ni parallèle. Cependant pat les ptincipes de la nouvelle Géométrie cette surface quh’est pas un parallélogramme, peut en toute figueuï géométrique, être traitée comme fi elle erétoit un , parce qu’elle est infiniment petite, &par conséquent pour la mesurer, il n 5 y a qu’à multiplier une ordonnée de la parabole , par la postiorde Taxe infiniment petite qui lui répond. Voilà Isolément de la surface de cette parabole. Cet clement de-venu infiniment grand par le calcul intégral , ou aqui est la même chose, change en une gïandeufinie , est la surface entière parabolique.
La Géométrie nouvelle emploie la même chospour les solides. Une surface à laqUeíle on donnune hauteur infiniment petite, est Isolément d'usolide , 8e cet clément se transforme en ce folide même pat le calcul intégral,
^ Les centres de pesanteur , de percussion 8c d’odilution , qui font une partie des plus difficilequestions de la Géométrie, sc peuvent rapporteà cette même méthode , 8c y deviennent des quefions pins aisces.
M. le Marquis de l’Hôpital a traité du calchdifférentiel dans son Analyse des infiniment petitsLc M. Carré, du Calcul intégral dans fa MéthodPour la mesure des surfaces.
On dit proverbialement , qu’unhommc sc ttompen son calcul, quand il sc trompe fur l’objet dor
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il est question - ‘quand H raisonne fur des ÇuncipeS•ou des suppositions fausses.
I y e mot calcul vient du latih 'calculus > tmé pierre $parce que les anciens se servòient de petits cailfoUîr %au lieu dc jetons, pour faire leurs suppurations enAstronomie 6c en Géométrie. Les Rois de Lacé-démone donnoient leurs lustrages avec deux petitespierres ; 8c les Romains marquaient les jours heu-reux d’une pierre blaùche > 6c les malheureuxd’unc pierre noire; D’où Vient l’expression d’Ho-tace, dies albo notanda lapillo , 8c l’expreílion siordinaire aux latins, calculo comprobare -, donnerson suffrage. Antiq. Grec q. & Rom, .
Calcul , en termes de Médecine -, c’est ìà Ihakdibde la pietre dans la vessie , ou dans les reins. GzAculus , Le calcul est une maladie qui vient de cèque nous avorts des carrières dans nós corps * dontles matériaux, sont bien plus propres à détruire lebâtiment naturel qu’à l’entretehir. Trésor dé laprat. de Médec.
Calcul j se prend aussi pour là pietre qui se formédans nos corps. Le calcul est un corps solide 6cdur, coagulé en forme de pierre , d’une humeurterrestre 6c saline, causant de la stupeur , des ob-structions 6c des distendons. II ffy a point de par-tie dans notre corps où il ne sc puisse engendrer :car la tête , la langue, le poumon, le cœur , l’es-tomac , le foie , la vésicule du fiel > les intestins,le mésentère 8c la matrice , n’en sont pas exemts \néanmoins quand on parle du calcul , on entendpar antonomase -, celui de la vessie ou des reins,à cause qu’il s’engehdre plus souvent en ces partics-là qu’ailleurs. Les causes du calcul {ont la crapule,les crudités, les agitations du corps à conrre-temps,surtout après le repas , 6c celles où l’on a le dûscourbé , les alimerts grossiers, le vin vert, noir *grossier , le vin nouveau , la bierre nouvelle 6cmal dépurée , aller à cheval, la danse , là débau-che avec les femmes , enfin , une disposition na-turelle qu’on apporte en naissant, 6c qui est commehéréditaire.
Les signes du calcul -des reins sont úne douleuffixe dans les lombes, l’urine crue, ténue 6c aqueuse ,6c quelquefois teinte de sang, l’engourdissementde la jambe qui est du côté du rein où est le Calcul ,ía nausée 6c le dégoût pour tòus les alimens , &c.Les signes du calcul dans la vessie sent lsojectiortfréquente, ou la suppression de l’urine, le tenesme ,la douleur tout le long de l’uretèfe, le sédimentfabuleux dans l’urine, ùc,
II y a úne infinité de remèdes pour le calcul.Le plus efficace est la lithotomie, ou extractiondu calcul pat iheision ; cette opération sc pratiqueaujourd’hui aVec beaucoup de succès pat les Chi-rurgiens François. Voye^ Degoti dans le Trésor dela pratique de Medecine , 6c les Auteurs qu’il cite,Jean-B. Montanus, Felix PlaterUs, Horatius Auge-niiis, Pierre Forestus, JeanCrató, Mas tin Acacia,Hiérôme Donzelius , Domin. Panarolle, Hippo-crate , Reincr Sólimander, Jean Zecchius, Car-dan, Jule Scaliger, Avenzoar, Zacutus, JeanHollet, Jean Helmont, Lazare Rivière , Jean Hart-man , Voising Hoefer , Paul Barbette , FrédéricDeckers, Barthelemi Montagnana, Guillaume Fa-brice Hildanus, Jean Prévôt Médecin de Padoue,Robert Boyle , Daniel Sennert, Pierre Bord, leJournal des Sâvans de 1 6-?o , Obscrv. ìoj -, p. i 4 J »6c Obs. 1 1 5 , p. 277,8c de l’an 16-72.. Bernard Stie-berg, Greg. Horstius, Thomas ËrastuS, Jean Wie-rus, O rhô n Eleurnius, &c. Voye% aussi M» Dionisdans son Anatotnie , 8c dans son Traité des Opéra-tions , &c.
Si le Calcul est dans la vessie, On rappelle h-thiasis ; s’il est dans les reins, òn l’appelle néphré-tique.
Le mot calcul vient du latin calculus. ,
Ce qu’on appelle calcul en Médecine , s appellepietre dans l’usage ordinaire. , .
CALCULABLE, adj. Terme d’Arithmétique. Qui se