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Tome second. [BOU - CRA.]
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peur calculer. Le frottement de toutes leS partiesd’une machine Composée est calculable. Bremond,i7$z, p- 88.

CALCULATEUR, s. m. Celui qui calcule. Ratio-cinator , calculator , computator . Adrien Vlaq croieun grand calculateur. Origan , Képler, Argolus ,ont été de grands calculateurs. Robert de Suiseta été surnommé le calculateur , & a été mis parCardan au nombre des douze Auteurs les plus sub-tils qui aient jamais été.

fJCF On donnoit chez les Romains le nom de cal-culateur aux maîtres de condition libre qui appre-noient aux enfans à compter avec des jetons , cal-culi , 8c ils appcloicnt calculones les esclaves oules nouveaux affranchis qui exercoient la mêmeprofession.

CALCULER, v. a. Supputet. fTF Appliquer les ré-gies de l’arithmétique ou de l’algèbre, ou les unes8c les autres, à la détermination de quelque quan-tité, Computare , supputare. II a calùulé toutes lessommes qui lui font dues fur son registre. Les As-tronomes talculent les Éclipses, & prédisent aujuste celles qui arriveront.

CALCULE, EE. part.

fJCT On le dit absolument. Cet homme calcule beau-coup, II calcule juste , il fait calculer.CALCULEUX. f. m. Calculojus. Qui a le calcul,qui est tourmenté de la gravelle, de la pierre. LesCalculeux , dit Pline , doivent s’abstenir des eauxmétalliques. Pline s’est trompé là aussi-bien qu’ail-leurs , quand il s’est mêlé du métier d’autrui. GuiPatin. Ce mot n’est pas d’usage.

Calculeux , euse. adj. Pierreux , graveleux. Rienn’est si commun chez les Médecins, tant anciensque modernes, qui ont écrit de la pierre du reinou de la veille, que le mût de concrétion calcu-lense. Concretio calculosa , concretiones calculose ,Lt-onencent endroits de leurs ouvrages. Journ.ors SAv. Août 1751 .

CALDERINO. Montagne d’Efpagne. Mons Calderi-nús. Le Comte Julien ayant résolu d’introduireles Maures en Espagne pour venger l’assront queRodrigue , dernier Roi des Goths , avoir fait àlà fille Caba, il aslèmbla ses amis fur une monta-gne appelée depuis d’un mot Arabe , la montagned 0 Calderino y c’est-à-dire , la montagne de la Tra-hison , parce que ce fut là, en effet, que fut tra-hiée la plus honteuse trahison qui fût jamais. P.d ’Orleans. .

Ce mot vient de l’Arabe "Hj? ngaiar , qui signifietrahir. Ngaddar , trahison. De là changeant le pre-mier d, en l pour adoucir la prononciation, ona fait ngaldar, càldar.

ÍP* CALDERON. f. in. Poisson presque aussi grosque la Baleine, dont il a la peau , la graisse, lachair 6 c les dents. C’est une espèce de Souffleur.

CALE. s. £ Terme de Marine. C’est le lieu le plusbas du vaiíîèau , la partie qui entre dans l’eau sousle franc tillac, Se qui est dans un bâtiment demer, ce qu’est la cave dans un bâtiment de terre.Elle s’étend de poupe en proue. Infimum navistabulatum. (fT Cette partie du vaisseau est diviséeen plusieurs autres parties, où l’on renferme lespoudres , le bisouit , les voiles, les cables lesfutailles, &c. Ces différentes cales s’appellent joutesou foííès, 8c prennent leur dénomination des chosesqsselles renferment. Joûte au pain, joûte aux pou-dres , cale à l’eau , fojse aux cables, &c. Quandon combat, on enferme les Esclaves, les gens sus-pects , sous le tillac , à fond de cale.

Cale est aussi faction par laquelle on plonge quel-qu’un dans 1 eau. Immersio. Ce fut autrefois unpasse-temps dont usoient les Goths par forme d’exer-cice , comme ledit Olaiis Magnus ; mais ç’a été unsupplice chez les Celtes 8c les François. Les Alle-mands l’ont pratiqué contre les infâmes 8c les fai-néans, au rapport de Tacite. A Marseille 8c àBourdeaux les hommes 8c les femmes de mauvaiseVie sont condamnés à la cale , ou à être baignés ;

CAL

8c pour cela on les enferme nus en chemise â’’une cage de fer amarrée à la vergue ou au pah-'-d’une chaloupe, 8c calée plusieurs fois dans L ' 1vière. On en fait autant à Toulouse aux bíaspu- 'mateurs : & à Marseille, c’est aussi un supplice , orplutôt un châtiment de gens de mer. On les atta-che à une corde , 8c on les jette dans la mer cl-haut de la vergue du grand mât : ce qui lé_ Litune ou plusieurs fois suivant la qualité de la faute-Quelquefois on leur attache un boulet de canonaux pieds, pour rendre la chute plus rapide, &le supplice plus rude. On appelle la cale sèche ,lorsque le patient est suspendu à une corde racout-cie qui ne descend qu’à cinq ou six pieds de Bsurface de la mer ou de la terre : c’est une ei'ptced’estrapade. Ce châtiment est rendu public pat uncoup de canon qu’on tire, pour avertir ceux del’escadre ou de la flotte d’en être spectateurs.

La grande cale , ou la calepar-defsous la quille 1est une sorte de supplice en usage parmi les Hol-landais. On arrache le coupable à une corde pa £le milieu du corps, puis on le jette à la mer ; alo £Squelques matelots des plus forts, qui sont de l’autrecôté du vaisseau , tirent promptement la corde q 1 ' 1est passée par-dessous la quille, & font ainsi paísosous le vaisleau le coupable qui est attaché à Rmême corde. La grande cale est un supplice ruJ ff& dangereux.

Du Gange* dic qu’on a appelé cela dans la bail?Latinité accabusfare , & qti’il vient du mot gasconc abusj'a , signifiant faire La culbute,se jeter lala première.

Cale eíPauílì un abri ou rade qu’on trouve fur 1®côte derrière quelque terrain éminent , qui p e smettre de petits bâtimens à couvert des vents 8-des flots. Aprictz sauces , promontorium. On l’np"pelle autrement calangue. Ce mot n’est en ufag 6que fur la Méditerranée.

Cale est aussi une espèce de talus fur le bord dela mer, ensorte qu’on y monte facilement, po** £tirer les vaisseaux à terre quand il est question deles radouber. Acclivitas , declivitas.

Cale se dit encore d’un plomb qui sert à la pêche de**morue , pour faire enfoncer l’hameçon au fond del’eau. Bolis,

Cale est aussi une" espèce de coiffure de femme, 1)11bonnet plat par enhaut, qui vient couvrir les oreilR 5 ’

8c est échancrc par-devanr avec une petite bordaide velours. Toutes les Servantes de Brie porte 1 * 1des cales. Calantica . ,

Cale est aussi un bonnet d’homme fait en ros*

8t plat, qui couvre seulement le haut de la re te ’

P ileus. Tous les Clercs portoient autrefois la ctd tì& ils le font encore aujourd’hui à la chambre d £ *Comptes. Les Bedeaux, les Pâtissiers, les p et)íLaquais, quelques garçons de métiers portent d^cales. Voiture avoir aimé depuis le sceptre juffl*^la houlette, 8c depuis la couronne jufqu’à laSaras.

Borel dérive ce mot d’ écaille , aussi-bien que cê^ 1de calotte.

Cale , chez les Artisans, est une pièce de boisd’autre matière, en forme de petit coin, qu’onentre deux pierres , ou deux pièces de bois,P 0lJles serrer & presser. Ajsula.

@GT On appelle plus communément cale , un t°° í íceau de bois plat, ou d’autre matière , qu’onsous une table ou sous quelqu’autre chose , P° Ula mettre de niveau.

|sA Les Vocabulistes disent élégamment , mor cea gde bois plat qu’on place dessous une pierre, Ul1poutre , &c.

(fT CALEB. Contrée de la Palestine, dans U ^ 11bu de Juda. -

CALEBAS ou GALBAS, CARGUEBAS ou Cf*QUEBAS. f. m. Terme de Marine.’ C’est un cotMv^qu’on amarre par un bout au racage de l’un des P® .fis, & par l’autre bout à un arganeau qui est an PQj-du mât j ce cordage sert à guinder, & à aine ^