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Tome second. [BOU - CRA.]
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partie qui soutient Sc enveloppe tout à la foisquelques auttes fleurs, comme dans la rose . nl’on dit qu’un calice devient fruit, abit infruc uni,lorsque ce fruit naît de cette partie exteneure qmcouvre ou qui soutient simplement la fleur, ou acouvre & la soutient tout à la fois. La couleurverte n’elt pas essentielle au calice , puiiqun y acertaines fleurs dont les calices sont colores » cquelquefois plus vivement que les pétales memesdes fleurs qu’elles soutiennent, comme dans elebote. On observe que le calice de plusieurs eurstombe presque auíìi-tôt qu’elles s’c panons f ent ,calix deciduus , pendant que d’autres caltces subsi-stent long-temps après la chûte des parties de leursfleurs, calix fubfìjtens. Dans d’autres fleurs le ca ffsest uni si étroitement aux parties de la fleur , qu ellene sautoir s’en séparer; & enfin il y a des fruitsauxquels la fleur sert de calice , comme dans leblé noir, & auxquels la fleur est étroitement

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blé noir, & auxquels la fleur elt etroneiucucollée, comme dans la plante appelée cabare».Certaines espèces de mauves ont double calice , lesplantes ombellifères n’ont que quelques dentelurespour calice , Sc la partie postérieure de ce calice estle jeune fruit. Dans la plupart des plantes bulbeuses,le calice est une membrane très-fine qui envelopperoute la fleur , Sc qui se déchire Sc se dessèchelorsque la fleur grossit, comme dans les Narcisses.

On dit un calice commun à plufieurs fleurs : uncalice propre à chaque fleur, lorsqu’un calice ren-ferme plusieurs fleurs qui ont chacune leur caliceparticulier ; tels sont les calices de toutes les plantesà fleurons, comme le chardon, l’ambrette, &c. Lesenveloppes de fruits ne font pas appelces calices >il n’y en a que certaines qui aient pris ce nom enFrançois , à cause de leur figure : tel est le fruit duchcne , qui est composé d’une calotte qu’on nommecommunément calice , en Latin cupula , 8é d’ungland qui n’y est renfermé qu’en partie dans famaturité, au lieu qu’il y est entièrement contenudans le temps qu’il n’est qu’embryon. L’usage ducalice est de garantir des injures de l’ait les partiesles plus délicates de toute la plante, & la plusnécessaire pour la multiplication de l’espèce. Lanature est industrieuse dans les divers moyens dontelle se sert pour n’expoíèr de jeunes embryons, quelorsqu’ils sont en partie en état de résister aux im-pressions fâcheuses des faisons. Rien n’est plus beauque l’examen de toutes ces précautions, & rien neprouve davantage que tout cet appareil de piècesd’écailles 8c de feuillages dont sont garnies les fleurs& les fruits, n’est pas inutile , 8c que le nombre detant de parties n’est pas multiplié fans nécessité. Lesafran n’a point de calice , 8c sa fleur sort même dela terre avant les feuilles.

La forme des calices varie beaucoup : les uns sontorbìculaires, d’autres cylindriques , 8c pour endonner une expression abrégée, on les compare à-une calotte, à un godet, à une soucoupe , & il y en2 de lisses , de velus , de raboteux, d’écailleux ,dont les échancrures sont cannelées ou dentelées,ou laciniées ; ce qu’on exprime par ces termes ,orbiculatus , globosus , cylindricus , fquammofus ,friatus , fimbriatus ,crenatus , dentatus , laciniatus8cc.

fjCF Linnxus en distingue sept espèces.

1". Perianthium , le calice proprement dit, ou1 espcce la plus commune de calice, II est souventcomposé de plusieurs pièces ; ou s’il est d’une

trouve à k hase des premiers rayons ombellifères *

& involucrum partiale , qui lé trouve au bas

des ombels particuliers»

IJCT 3°, Spata. Le voile. II enveloppe une ou plu*sieurs fleurs qui sont ordinairement dépourvues decalice ou perianthium propre. Le voile qui s’ob-íerve principalement fur plusieurs liliacées, consisteen une ou deux membranes attachées à la tige. II y

en a de différente figure & consistance.

AZ" 4°. Gluma. La balle. Ce terme est consacré à la

famille des graminées, & cette espèce de calice estcompolce de deux ou trois écailles qui sont creuséesen cuilleron , & membraneuses, de forte qu’elles font

transparentes, sur-tout à leurs bords.

•y 0 . Amentum ou julus, le chaton qui est ordi*

nairement formé d’ccailles attachées à un filetcommun ; & ces écailles servent de calice à des

fleurs mâles 8c à des fleurs femelles.

1)3“ 6°. Calyptra , la coiffe. C’cst une enveloppe men —braneuse, souvent conique, qui couvre les partiesde fructification. Elle se trouve ordinairement auxsommités de plusieurs mousses. Tournefort em-ploie ce terme dans une signification plus étendue

que linnxus.

7°. Folva, la bourse. C’est une enveloppe épaisse ,qui d’abord renferme certaines plantes de la familledes champignons. Elle s’ouvre ensuite par le hautpour laisser sortir le corps de la plante.fCT Les Jardiniers appliquent quelquefois aux pétalesle nom de calice , comme quand ils disent qu’unetulipe a un beau calice , c’est-à-dire , que lespétales forment comme la coupe d’un calice.

A? Linnxus nomme calix auclus , celui que Vaillanta nommé caliculatus ; c’est-à-dire , celui où lapartie extérieure du calice est entourée de feuilles,

comme au Bidens. Du Hamel,

$3* CALICUT ou CALECUT. Ville & Royaumefur la côte de Malabar , dans la presqu’île deFInde, au deçà du Golfe de Bengale. Cette villeétoit autrefois le séjour du Zamorin , ou Roi deCalicut ; mais il n’y demeure plus, 6c il y a misun Rajador ou Gouverneur, qui loge dans le palais.fìGF CALIDUCS. f m- pi. Canaux dont seservoìencles anciens pour porter de la chaleur aux partiesde leurs maisons les plus éloignées. Ils croientdisposes le long des murailles , & partoient d’unfoyer ou fourneau commun qui leur fourmssoit de1a chaleur. Calidus , chaud ; iuco , jc conduis.CALIETTE. f. f. Champignon jaune qui vient au pieddu genièvre. Calieta , Paracelse cité par James.CALIFAT, f. m. Dignité de Calife chez ies Sarrasins.

II n’y avoir d’abord qu’un seul Calife successeur deMahomet ; mais le Califat fut bientôt divisé. II s’é-leva des Califes en Perse, en Egypte & en Astique,qui s’emparèrent de l’autorité souveraine, D’Her-

beeot.

CALIFE, CALIPHE & KALIFE. f. m. La premièredignité Ecclésiastique chez les Sarrasins. C’cst sonom d’une dignité souveraine parmi Ies Maho-métans , qui comprend un pouvoir absolu , & uneautorité indépendante sur tout ce qui regarde laReligion p. le gouvernement politique. D’Hep-belot, Calivha , Calìphas , Cairi Princeps'. Ce motest Arabe , 8c signifie successeur 8c héritier ; car , enesset , Abubeker étoit successeur de Mahomet, 8c-- émit héréditaire. Ainsi le nom de

composé de plusieurs pièces ; ou s’il est d’unefeule piece , il se divise en plusieurs découpures,ôc il n’enveloppe pas toujours la fleur toute entiers.a°. Involucrum , l’enveloppe qui est un calicecommun à plusieurs fleurs , lesquelles ont quel-quefois de plus leur calice ou perianthium par-ticulier. Cette enveloppe est composée de plusieurspièces disposées enrayons, 6e quelquefois colorées:ceci convient aux fleurs à fleurons , demì-fleurons &radiées.

Linnxus en distingue deux sortes -, involucrumuniversale , c’est-à-dire,le calice commun qui se

effet, Abubeker étoit ìuuoi.ui. --cette dignité étoit héréditaire. Ainsi le nom deCalife étoit affecté aux successeurs de Mahometqui s’appeloient Califes de Syrie. Mais depuis >s’éleva divers Califes qui usurpèrent l’autorue overaine en Perse , en Egypte 8c en Afnqu -Pisaíìre, qui reunoit en 958 , fut le dernier vde Syrie. Les^ Turcs s’en rendirent les man ,ensorte que le Calife n’étoit plus que fouve * -Pontife. La même chose est arrivée en SYPoù l’on n’a laissé au x Califes que le titre de LianesPrêtres de Mahomet. Vatier dit qu’ils s appeFicaires de Dieu , & que les Soudans & Ls RmsMahométans se prosternoient à leurs pie s p sbaiser ; d’où vient que Vincent de Beauvais les