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Tome second. [BOU - CRA.]
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CAN .

est plus ou moins gros suivant soft âge»en plusieurs branches, qui donnent plu ie , £ e " slongs , droits * fans nœuds, &c qui ÌOlU s , ^el-de feuilles alternes le plus souvent, oppquefois, semblables à celles du laurier , J?grandes, plus arrondies à leur baie, ter ™ ureí>pointe à leur extrémité , relevees de tr ° . i eurparallèles, qui parcourent toute leur b . ,goût est piquant, & approche un peu *:ion ccotce. Ses branches lont terrnmee p _

qucts de petites fleurs à cinq ou six P etai ® s ^uirsblanchâtres, 8c d’une odeur agréable. Lqui sont renfermés en partie dans une ca o

ou six pointes obtuses, charnue, verdâtre SC pi

de point blanchâtres, leurs fruits, ’L’jSrresovales, de la figure d’un gland de chene, ,

d’abord, puis noirâtres dans leur parfaire maturité.Sc le bois de cette arbre n’a pas beaucoup § '

il n'y a que l’écorce du milieu, ou la íecùl " cC ° dce, que l’on détache des troncs des arbre > <1“n'ont que six ans, 8c que l’on lepare e Pccorce extérieure , qui est grisâtre. Cette ecorcis cmilieu, qui est proprement la cannelle, „ 1 ^haute en couleur , ni fl piquante au goût, mtoulee lorsqu’elle est fraîche ; elle est au c °? tr . „blanchâtre, d’un goût piquant Scest platte.. equ’e n se desséchant qu’elle íe roule , 8c q u e evient plus rouge. Tavernier décrit fort au ongmanière dont les Hollandois tirent la cannei . el’ìle de Ceylan, d’où vient la meilleure. U parteencore du camphre, que donne la. racine c u cannelier , par le moyen de la distillation, Sc unehuile qu’o n tire de ces fruits, qui se fige > Sc devientferme comme de la cire. Pifon en fait auflì mentiondans son Mantisa Aromatica. Outre le cannelierde Céylan, on en trouve dans le Malabar deuxautres espèces qui different de celui*ci paf leursécorces bien moins piquantes. On eroit qu unede ces deux espèces est l’arbre du Toliurri Indicum ,ou Malaí atrum des Anciens : feuille qui entre

dans la Thétiaque. Hort. Malab. Tome l ,Tome-V. 5

CANNELLE ou CANÉLÊ^, f. f. seconde Ecorce d unarbre qui croît dans les îles de Céylan 8c de Java,8c en Malabar. Casia, cìnnamum , cinnamomum . .vient naturellement 8c fans culture dans les bois ,comme les autres arbres. Les Indiens n’en fontpas plus de cas : ils rappellent corunda g auhah.Cette ccotce est la même chose que le cinnamomedes Artéiens. Le bois de cet arbre n’a ni odeurni goût. Sa principale vertu est dans son écorce,laquelle étant récente semble être double : elle est asa superficie grisâtre, 8c le dedans de couleur ordi-naire de la cannelle. On la pouroit alors divisereti deux écorces de différente couleur, mais étantséchées ensemble , elles font inséparables, Sc pas-sent pour la même écorce, la couleur grisâtre dela superficie , se changeant en la couleur ordinaire,à mesure qu’elle sèche. La cannelle séparée fraî-chement de l’arbre est plate, peu colorée, pfesquefans goût 8c fans odeur ; mais elle fe roule en séchant8c prend la figure d’une Canne, dont elle porteen partie le nom , 8c pat 1’ exaltatio n de son humi-dité superflue, elle acquiert une odeur douce 8Cpénétrante, un goût aigu 8c piquant. Plusieurs rap-portent que cet arbre .dépouillé de fort ecorcedemeure trois ans à en reformer une nouvelle , quise trouve aussi bonne que la précédente - , mais celaparoît fort suspect;. La cannelle, pour être bonne,doit être d’un goût fort piquant 8c soit agréable ,8c avoir une couleur tousse 8c assez vive. Ses quali-tés sont d’échauffet, de dessécher, de hâter les mens-trues 8c les accouchemens, de sottisier les esprits , &d’aider à la digestion. Ce mot peut venir du Latincanna , patce qu’o n nous apporte la cannelle enforme de canne. Mqis le plus sûr. est de tirer ce motde l’Hébreu, cane , qui signifie la même chose quecalamus aromaticus parmi les Latins. Voye{ Ceilan,Voici une description plus détaillée de la Cannelle.

G Á N % i j

La cannelle est l’écorce d’ufl arbte qu’on peùt appe-ler Canrielief. Elle est longue , mince, roulée jcfurte couleur rouge brtm, d’uh goût piquant atO 2matique 8c fort agréable. La cannelle fine flous vientde l’Ile de Céylan ; 8c elle est mince, péri hantéen couleur, 8c comme brûlante au goût; Le gfa-bot de cannelle , qui a peu de goût, fe nomméfcscavissón chez les Epiciers; La cannelle est duhombte des drogues qu’ori appelle épicéS. Les fui-,siniers la font entrer dans plusieufs de leurs ragoûts ì8c dans quelques-unes de leurs sauces. Les Con-fiseurs eri lardent les fruits qu’ils mettent eri com-porte. Les Parfumeurs remploient dans leurs pâtes tdans leurs pastilles, 8c dahs leurs poudres de len-teurs. Les Médecins l’ordonneht dans les dévoimenj,dans les foiblesses d’estomac. L’eau de cannelle fetire par la distillation que l’on fait de cette écorce infu-sée danS l’eau d’orge , dans l’éau-de-vie ou dansle vin blanc.On appelle eau de cannelle orgée, cellequi est tirée avec l’eau d'otge; L’huile de cannelleflous est apportée de Céylan, 8c c’eíl une espècetrès-préciculé, quahd elle n’est point falsifiée; Quel-ques gouttes de Cette essence peuvent aromatiser desliqueurs 8c des compositions, auxquelles la cannellëen substance , ou efl teinture, ne donneroit pas unéodeur , un goût aulfi agréables.

Outre la canelle de Ccylari, rìòfls avo'fls deuxécorces qu’on tire de deux autres espèces de Can-neliers. La première de ces écotces a conservé sorínom latin de CaJJia ligned , 8c n’est guère em-ployée que dans certaine composition de PharmaciesElle est fort semblable à la cannelle fine, 8c on néla distingue sur-tout , que parce qu’eílc est fortvisqueuse dans la bouche, 8c qu’elle n’a point césec 8c ce piquant de la cannelle ; d’ailleùrs elleest ordinairement un peu plus grossière, 8e d’une cou-leur un peu plus brurie. A juger du Cinnamotrium , 8cdu CaJJia lignea , que Galien 8c Diolcoride ontdécrit, on n’y voit point un rapport entier aVëcflotte cannelle , ni avec notre CaJJia lignea. Laplupart des nouveaux Naturalistes niertt que la Capfia lignea , soit la seconde écorce du Vrai Canne-lier. La seconde écorce qui approche de la can-nelle par fa. couleur 8c par son goût, màis qui estcependant plus foible, est appelée Cannella de Matte,en latin Cannella minus aromatica. Elle nòuS vienten morceaux plats , beaucoup plus épais que lacannelle ordinaire. L’arbre d’où elle est tirée, fenòitime Katoukarva par les Malâbarois. Certe der-flicre écorce n’est guère d’usage en Europe , où fortne fait cas qué de la cannelle fine;

. II y a encore quelqites autíes écorces auxquellesnous donrtons improprement le nom de cannelle ;telles sont la cannelle giroflée, 8c la cannelle blanche %écorces de deux arbres qui n’ont point le carac-tère de Cannelier. La première, qu’on nomme com-munément cannelle giroflée, ou caJJia caryophillatat( rión pas qu’elie Vienne de l’arbre du girofle »màis plutôt parce qu’elle a le goût du clou ) estfort mince, fort cassante , d’uii rouge tirant fur leviolet , roiílce l’une fur l’autre, 8c d’un goût pi-quant 8c aromatique. Flacourt dit que l’arbre quidonne cette écorde se nomme Ravendlâra dânsPlie de Mádagafcar, où il est commun, 8c qu’iíressemble au laurier franc. Ses fruits sont groscomme de petites noix vertes ; ils sont arrondis »terminés par un petit nombril, divises eri plusieurscellules, 8C oní un goût 8c unie odeur agréable,aromatique , 8c qui participe du cloU. Cet ârbtécroît aussi dans lé Brésil, 8c les Portugais nommentson écorce , Cravo ìe Marenhan , d’où vient lenom 'fíançóis , bois de Crabe òu Capeíet, Cetteécorce s’emploie au défaut du girofle, elle en ala force, lorfqu’eUe est nouvelle, 8c qu’elle n elpoint moisie. Á l’égard de la cannelle blanche >c’est l’écorce d’un arbre qui croît en Amérique ,à ía Jamaïque 8c à S. Domingue. Nn Qrtrc faitmention de cet arbte fous le nom de bois d Inde,ou de laurier aromatique, IL ressemble enqúekju®