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Tome second. [BOU - CRA.]
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rie différentes couleurs ; mit fur le cou ìa. tztt ^ uneftatue qu’on disoit être de Ménélas, boucha tc | .1 _petits trous avec de la cire , «c. dit aux Unlcteensque c’étoient là le Dieu Canopus , 8c qu nvictoire lut le Feu. Ils acceptèrent le dch. 1 1prétendu Dieu fur le Feu , qui venant a tondre racire qui bouchoit leS trous , toute 1 eau tométeignit le feu. Ainsi Canopus remporta la vi '

& de-là vint la mode de le représenter avec epetits pieds , Sc le corps tout semblable au vd’une cruche avec une tête d’homme. voila c qdit Suidas j & qui fe confirme par les figures enopus j qui fe Voient dans les cabinets des cun -Le P. Kirker en a fait graver une dans son Ued Jspt. , Tom. 1 , v. 109. Le même auteur remarquequ’on le reprèíentoit aussi quelquefois sous ^tormed’un enfant avec une robe de rcfeau, cC qu- qfois fous celle d’Hermcs ou de Mercure ; maïs tou-jours le corps arrondi comme le ventre d une cru-che. On le reprèíentoit auill quelquefois par unvaiecomme une urne, fur laquelle ctoit empreinte fagute. Foyer Kirker , cité p. 1 ló i quelquefois avecplusieurs mammelles au-lieu de trous, comme uneIsis. Id. p. m. Çanopus ctoit chez les Egyptiens ,ce qu’étoitNeotune chez les Grecs &c les Romains,c’est-à-dire, qu’il ptésidoit aux fleuves Sc a toutle-stement humide. Foye1 le même auteur ,p. 11 ncroît que la figure qui fe volt au revers d’une médailléde Néron, & qui n'est autre chose qu’une bouter equi à la place du cou a une tête humaine voilee ,

Sc sur cette tête une fleur de lotus ; on croit , dis-je ,que c’cst la figure de Canopus.

Canopus ou Canope. Ville d’Egypte à nb stadesd’Alexandrie. Canopus. II y avoir dans Canope , unfameux temple de Sérapis. Canope passoit dans 1 an-tiquité pour une ville très-débauchée. C’est le sen-timent qu’en avolent Strabon , livre dernier s Juvc-nal, Sat. vi, v, 81 Sc xv, v. 44. Stace, Lib.IIL oyív.l,v. 1 i 1, &ç. On dit que le Poete Claudien ctoitde Canope. Ôn prétend que cette ville fut bâtiepat les Laccdémoniens ou par Ménélas , qui reve-

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effet une étoile de la première grahdeur , qui daháles tables de Boyer -, est à l’endroit où le gouver-nail entre dans l’eau. Hygín l’appelle èV ;icxrw

irinus y la dernière étoile du fleuve. Oh l’appelleaussi Ptolemaeus Ptokmœon i Terrejìrìs , Ponde-rosa y Suhel & Sihel, Boyer. Uranomei, T ab .

|tr CANOSA ou CANOSE, Ville du Royaume dsNaples , dans la province de Bari. Elle fut renver-sée par un tremblement de terte en 1694. .

CANOT. s. m. Petir bateau dont se fervent ies In-diens , fait tout d’une pièce d’un tronc d’arbre creusé; ,Cymbula En l’ìle de Cuba ils les font de cèdre , 8£il y en a de si longs , qu’ìls tiennent 5 o ou do per-sonnes. Ils font faits comme des navettes de tisse-rand, II y en avoir plus de cent mille fur le lac deMexique , à ce que dit Herrera. II y a aussi des ca-nots de Sauvages 8c des canots d’écotce. Ce font depetits bateaux faits seulement d’écorce d’arbre , dontse servent les Sauvages de l’Amerique septentrio-nale. Ceux de Canada les font d’écorce de bouleau*

Sc assez grands quelquefois pour contenir quatre oucinq personnes. On dit canot jaloux •> pour dire uncanot qui a le côté foible.

Canot , est aussi un petit bateau, pour le service d’urigrand bâtiment ; on s’en sert pour aller d’un vais-seau à l’autre, ou d’un vaisseau à terre. II va à rames

8c à Voiles.

On fe sert de canots dans les sucreries Sc rafine-ries, pour achever de faire refroidir le sucre avantque de le mettre dans Ies bariques. Ils sont debois 8c tout d’une pièce : on Ies appelle aussi deS

auges.

|p“ Canot. Oiseau. Voye\ Chat-huant. , .spj- CANOVIA. Petit pays de la Haute - Albanie jentre le golfe de Drin & la ville de Scutari.fCT CANOURGUE. Petite ville de France * dans le

Gevaudan * aux confins du Rouergue.

CANQUE. f. f. Espèce de toile de coton * qui se fa-rte c ’a r\ brique à la Chine. C’est de cette toile dont les Ghi-

par ìes°[ e ’ q?. n Pàend que cette ville rut ua.. nois font leur premier habillement , qui est pro-nant dc- ou par Ménélas , qui reve- prement la chemise chinoise,

furieuse r aVe< T ^lène , sut accueilli d’une CANQUETER. v. n» C’est le terme dont on se sertcite An Cn / l 4 te ’ ^ Ì et( ^ Lir l es côtes d’Egypte. Ta- pour exprimer la manière de crier des canes quiCanone > c ‘ <So - dit que son pilote , nommé sont les femelles des canards. Rien n’est plus déia-

v mon ru r. T! bâtît une ville en fa mémoir ” '-«naueter les canes , prin-

. :mt les femelles des . can ^' ^“les canes , ptìn-grcable que d ’ enteI *.. re en troupes. Leur ton

nirc; i à

diíent Mêla, L. U , c. 7. 001m, c. 54. Ammien 1 , Wrnrce fett au lapon à faire une eipece de

iviiui.-. L. XXlly & Strabon, Liv. XFH .Théophile j dont lecotœ jr

d'Alexandrie supposa fortement aux débordemensdes habitans de cette ville , 8c détruisit les lieuxqu’iis regardoient comme les plus sacrés. Zozime

fcVn nlTÌnr A -mt 1 p T iv_ UI son fTrft T1 \r nvoit

cite, Annal. L.I, c. 6 o , dit que son pilote , n ° nu ‘Canope y mourut. II bâtit une ville en sa mémoire,à laquelle il donna son nom, y laissant tout ce qu iavoir de gens inutiles pour la navigation. Les Grecl’appllent Canobus , Canobe. On peut voir ce

qu'c n disent Mela , L. II, c. 7. Solin, c. Z 4- AmmienMarc T srvn r- r ;« w r ì

quais regarctoient comme ies pms lacres. AozimcS’en plaint dans le Liv. III de son Hift. II y avoirà Canopus une école célèbre , où ctoit la source detoute la Théologie Egyptienne, 8c où l’on enfei-gnoit les lettres sacrées, ou les hiéroglyphes. Foye1K-ntKEï., Oed. Atg. tom. I, p. zo8 & p. r 6 ,où il dit,a près Âbulfeda , que Canopus est Rosette. Foye\_a ussi Strabon. Carwpe ávoit donné son nom au brasdu Nil le plus occidental. Souvent aussi Canope enEoësie signifie VEgypte. On croit que Canope ctoit ,la ville qui fut depuis appelce Bockir , Bouquir où .Bicchìeri , entre Rosette & Alexandrie. M. Tille-mont prétend, dans fa note 4T de son premier tomede 1 Hiji, des Empereurs , que Canope ou Canobectoit sous l’Evêché de Squedie. Foye^ Vigeneredans son César.

Canopus , est aussi le nom d’une étoile dc l’hcmis-phère méridional. Canopus, Yitruve, Liv. IX , c. 7.dit que le Canopus est l’étoile qui est au bout dugouvernail dans la constellation du navire Argo. LeCanopus ne fe voir ni en Grèce ni en Italie. Ceuxqui de Grèce font route au sud , commencent al’appetcevoir à l’ìle de Rhodes , dit encore Yitruve, a u même endroit ; c’est-à-dire , qu’on ne le voir quev cts le dégré de latitude nord. Pline , Liv. Çf,C S 11 , l’appeìie un astre grand 8c brillant.^ Sidusln gens 6- clarum ; 8c Proclus, Mfn.it it kk' C’est en

papier. Acad. Fr.

fsT CÀNSTAT, Petite ville d’Allemagne , dans leCercle de Suabe, fur le Necker, au Duché de Vur

temberg.

CANSTRISE ou CANSTRINSE. f. m. Canfirifius sou Canftrenjìus, Nom d’ofificc dans l’Egliíé de Con-stántinople. C’étoit le. Canstrise, qui avoit soin deshabits pontificaux du Patriarche, qui l’aidoit quandil s’habilloit, & qui pendant la messe tenoit la boîteà l’encçns. II renaît aussi le voile du calice , 8ç as-pergeait le peuple d’eau benite pendant qu’on chan-toit l’hymne de la Sainte Trinité. II avoit aussi place

djns les jugemens.

Ce nom vient de Canifirum , nom qùe l’on don-noit ou à la boîte à l’encens , que nous nommonsaujourd’hui navette ; où à la corbeille où croient

Ies habits du Patriarche. Foye^Conm ,pag. 1,6,p. j ,6 , p. 15 8c 1 <34 , les Notes de Greflet 6 , 8c du

P. Goar 6 . Les Macri en parlent aussi.CANTABRE. Ancien peuple d’Efpagne. Cantaber.LtiCantabres occupoient la plus grande partie de céque nous appelons aujourd’hui Biscaye , 8c une par-tie des Asturies. Ils avaient au levant Ies Autri-gons, 8c au couchant les Allures. Leur capitale eroitCantabria ou Cantabriga., dont les ruines qui por-tent encore le nom de Cantabria , íe voient fur unemontagne de même nom, sor í’Ebre, vers les fron-tières de íá Navarre. M. de Marca dit que 1 espacde pays qu’occupoieat les Cantabres doit être p ri