Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
224
JPEG-Download
 

22-4

CAN

depuis Fuentibro qui est la source de l’Ebre , ti-rant une ligne vers l’océan, jusqu’au port de Laredo ;& ensuite vers celui de la victoire des Juliobri-giens , qui est Sautander , 5 c de-là continuant lelong de la mer jusqu’à la rivière de Sella fur les con-fins des Asturies d’Ovìedo , en montant julqu’à To-rigine du mont Idu'oeda. De forte que les Asturiesde Santillane font comprises dans Fancienne Can-tabrie. Les Cantabres étoient fort belliqueux. Quel-ques-uns , comme M. de Marca , disent auísi Can-tabrien. Cantabre est mieux. Voye £ M. de Marca ,Liv. I, de l'/íijl de Béarn , où il traite fort au longdes Cantabres ou Cantabriens. -

Selon ce savant Auteur , Cantabre étoit auílì lenom d’une ligue de confédération des peuples voi-sins , fortifiés dans l’âpreté des rochers , dont lesCantabres étoient les chefs, suivis des Asturiens &des peuples Gallaïques ou de Galice ; comme ils1' avolent été autrefois des Varduliens 5 c des Gasicons. C’est en ce sens que César dit que les Aqui-tains furent assistés par les Cantabres contre Cras-sus , c’est-à-dire, par les Varduliens & les Gascons,surnommés Cantabres, à cause de la ligue avecles Cantabres , qui donnoient leur nom à tous lesalliés.

CANTABRIE. Pays des Cantabres , habité, occupépar les Cantabres. Cantabria. La Cantabrie étoitune partie de l’Efpagne Tarragonoife, quicompre-noit la partie occidentale de la. Biscaye , Sc l’Astu-rie Santillane. M. de Marca fe sert souvent de cemot. Voye^ l’Hist. de Béarn , L. I,ck. 19.

Le Royaume de Navarre étoit compose de laCantabrie , de la Rioja & de la Bureva , que lc RoiD. Sandre avoir détaché de la Castille , pour amé-liorer le partage de son fils, & de quelques placesdans l’Arragon. P. d’Orléans. Le régiment deCantabrie. On appelle encore la côte des quatrevilles de Byfcaye , côte de Cantabrie.

Cantabrie , est auílì le nom d’une ville épiscopaled’Êspagne,située fur l’Ebre, mais dont il ne reste plusque des ruines fur une montagne, entre la ville deLogrone & celle de Viana. Le nom de cette villefait juger à quelques Auteurs que les Cantabres,resserrés d’abord dans des limites assez étroites ,avoient poussé dans la fuite leurs conquêtes jus-ques-là. Cette ville étoit la capitale des Canta-bres.

CANTABRIEN. Voyeç Cantabre.

CANTAL. Montagne d’Auvergne. Le CantaleSS. élevéde 984 toises fur la surface de la Méditerranée.Maraldi. Acad. des Sc. 1703. Mém.p. 137.

Cantal. C’est une espèce de gros fromage qni prendson nom d’une montagne de la haute Auvergne, oùil s’en fait beaucoup. On l’appelle quelquefois titede Moine.

CANTALARRE. f. m. Les Ouvriers appellent ainsile chambranle ou bordure simple d’une porte oud’une croisée. Antepagmentum. Ce mot peut êtreêtre formé de , autour, 5 c labrum, lèvre oubord.

CANTANETTES. s. £ pi. Terme de Marine. Petitesouvertures rondes, entre lesquelles est le gouver-nail , Sc qui donnent la lumière au gavon. senes ttellce.

CANTAR. Espèce de mesure. Voye £ Aequier.

CANTABELLI. s. m. Espèce de vers qu’on appelleaulîi vers de Mai , qui étant macérés dans l’huile,passent p.our avoir Les mêmes propriétés que l’huilede scorpion. Voye^ le Dict. de James.

CANTARO, f. m. Poids dont on fe sert en Italie ,particulièrement à Livourne. II y a trois sortes déCantaros : l’un pèse 150 livres, l’autre 1 y 1, & Tau-tre i£oi '

Cantaro , est aussi une mesure de continence, donton se sert à Cechin.

§£? CANTATE, f. f- Terme de Musique. Petit poèmefait pour être mis en musique, contenant le récitd’une action galante ou héroïque. II est composé4’un récit qui expose le sujet, d’un air en rondeau,

CAN

d’un second récit & d’un dernier air, contenantspoint moral de l’ouvrage. Voye ç les CantatesRousseau.

On appelle aussi Cantate , la pièce de muinj. ^vocale accompagnée d’instrumens , composée 11le petit poème de même nom, 5 c variée de ùeuou trois récitatifs, & d’autant d’ariettes. II y a ecantates spirituelles ou de piété ; il y en a de g alantes; il y a des cantates françoises, des cantalitaliennes. Les cantates françoises de M. Berniri’font gravées. La cantate a paflë depuis peu d’Ita 1®en France. C’est une étrangère fantasque 5 c QPTrieuse qui aura de la peine à se faire naturalises’obtenir un long séjour parmi nous., SQqujplaira qu’autant de temps qu’une nouveauté bizadpeut y plaire.

Le nom de cantate vient de l’Italien cantata.

CANTATE. Terme de Bréviaire. II est latin. Te qua-trième Dimanche d’après Pâques , est marqué ssmot cantate dans les almanachs Sc éphémérides , îcaille que l’introït de la Messe de ce jour’, commentpar ce mot. M. Bayle dit qu’il est certain que L uther fut ordonné' Prêtre le Dimanche Cantate el’année 1507.

CANTATILLE. f. f. Petite cantate , dont la musiq ueest ordinairement dans le goût Italien.

AéT CANTAZARO. Ville épiscopale d’Italie , altRoyaume de Naples , dans la Calabre ultérieure.

f£T CANTCHEOU , CANCHEU Sc CHAN<£

CHEU. Ville de la Chine , dans la ProvinceKianfi, fur la rivière de Can.

fCF CANTECROIX. Petite Contrée des Pays-V^’au Brabant, ou quartier d’Anvers, avec titre ^Principauté. La petite ville de Lire en est le p rlslripai lieu. ,

CANTÉRME. f. m. Sorte de maléfice ancien.ximien -, Evêque de Syracuse , ayant trouvé ess^lui des gens infectés d’un maléfice, nomméterme , les fit emprisonner. Fleury.

CANTHARE, f. m. Sorte de tasse dont on dit q lt ®Bacchus fe fer rit dans son triomphe de T Asie.tharus.

CANTHARIDE, s. f. Sorte d’insecte venimeux q ul £des pieds Sc des ailes comme les mouches , 5 c doil y a diverses espèces. Cantharis. On l’appelle aUmouche d’Espagne. Les cantharides fe forment d u 1 ^espèce de vermisseaux qui naissent sur les ble S ffur les feuilles du frêne & du peuplier. Les n ieIlentes font celles qui font de différentes couleur 5 »qui ont fur les ailes des lignes jaunes transversal .j5 c qui sont épaisses Sc récentes. On les fait mouluen les mettant au-dessus d’un vinaigre très-fott q l _,Ton fait bouillir exprès, après quoi on les fait

[c-

cher. Elles peuvent fe garder environ deux a&5 'Les cantharides font très-âcres, 5 c très-corrosi veS ’de forte qu’on ne s’en doit jamais servir intérim ^ment : elles sont ennemies de la vessie, qui enmême ulcérée, si on les applique par dehors* ^qii’on les laisse un peu trop long-temps. On sferr fort souvent dans les véficatoires,pour excitervessies fur la peau, & pour détourner par cequelque fluxion. Les cantharides ont pris lede cantharus , qui lignifie cet animal qu’on app®en François fouille-iherde , & en latin sear#’*venenosus. On applique des cantharides à la te ^pie de ceux qui ont mal aux dents. Vossius atout ce que Ton a dit des cantharides dans sc 5pitres 8;, 36, 87, 88,89, 9 6 5 c 98 de son I?de Idololatria. „ u

CANTHEROD. si m . Voye { Scarabée. C’e»même chose, :j

GANTHTJS. si m. Terme d’Anatomie. Le coin de ^ou l’angle de l’œil. Celui d’auprès du nez fapP ^le grand canthus, l’interne Sc le domeflid^ ’ u jpar quelques-uns, arrosoir ou fontaine. L’aurr® ^est vers les temples, s’appelle le petit canthus , ^terne , ou le sauvage. Ce mot est grec, 5 C f: fierivé par du Laurens du verbe >