CAN
démanger , parcs qu’on sent d’ordinaíre de k dé-mangeaison en ces endroits-iàiCanthus, en termes de Chimie, est cette partiendel’oavemire d’une cruche, d’une aiguière, ou d’unautre vaisseau, qui a un peu de creux ou de pente ,par ou se verse doucement la liqueur : d’où vientqu’on dit, verser par décantation , quand on verse
doucement par cet endroít-ià. . .
CANTÌMY. s. m.Nom que les Charpentiers & Meúui-ijers donnent aux pièces de bois qui font pleines desentes Sc de peu de valeur. Materies timosa.CANT 1 EN. s. m. Nom & surnom d’homme. S. Gant,
S. Cantìsn , son frere, Sainte Cantienáe ou Can-tianille leur sœur , Sc S. Prot léur Gouverneur, Saintsque l’on nomme vulgairement d’un nom communles Martyrs Cantiens , furent martyrisés a Aquilee,selon Fopinion de quelques Auteurs, vers 1 an 290 ;mais il est plus vraisemblable qu’ils ne moururentqu’en 504, auquel on fait que la grande persécutioncommença à Aquilee. B aille t-, 30 Mai. M. Tillemontécrit Cantien , parce que l’on prononce ainlì.CANT 1 MARONS ou CATIMARONS. f. m. Termede relation. Ce sont deux ou trois canots liés en-semble avec des cordes de coco. Ils ónt des voilesde natte en forme de triangle. Les Nègres de lacôte de Commande! se servent de canúmarons pouraller pêcher. Les canúmarons vont fort vice, pourpeu qu’il y ait dú vent.
CANTINE, s. f. Petit coffre divisé en plúíìeurscompartimens, pour y mettre des bouteilles qu ona dessein de transporter. Arcula divisa in cellulascapiendis lagenis comparata , arcula vinaria. OnPappelle autrement cave. Les cantines sont d’un
grand secours à l’armée.
On appelle aussi cantine , dans ies places de
, le lieu où l’on vend du vin Sc de la bière-- J—Ut- T.a cantine
-- cantine , clans ic, -
guerre, le lieu où l’on vend du vin & de la bièrev Ux émldats , fans payer aucun droit. La cantineaut tant au Gouverneur de cette place tousses ans, r
- -1-. -^Tniilet
jllí
'(tst*
5 #
u íí‘
uiss
eiP
p t
es»
pr
est
&
Ve»
de?
yeîî
,est s
tíirit au O3ouvci-itu,u.>. vcv — --- ^
les ans,
Cantine du Tabac.Vat une Ordonnance du ; o huilier1720, le Roi a fait crablir un nombre suffisant d.ecantines , pour y fournir à ses troupes le tabac né-cessaire pour leur consommation.
Ce mot est dérivé de cantina , qui en italien &en espagnol veut dire la même chose.
CiTT CANTINIER. s. m. Celui qui tient une cantine.
Acad. Fïc.
CANTIQUE, s. m. Chant spirituel qui témoignequelque joie, ou allégresse , & qui est à l’hòntieutde Dieu, particulièrement pour lui rendre grâcesde quelque bienfait, de quelque victoire solennelle.Canticum. II y a dans VAncien Testament plusieurscantiques , celui de Moise, celui d’Ezéchias, ce-lui des trois Enfans dans la fournaise, le cantiqued’Anne , d’Habacuc, &c. Dans le Nouveau Tejta-ment , il y a celui de la Vierge , celui de Si-méon & celui de Zacharie, qui sont le Magnifi-cat , le Nunc dimittis Sc le Benedicius, On chanteou on récite aux Matines de l’Offiee divin , lessept cantiques qui sont tirés du Vieux Tefiamentun chaque jour : ainsi on ne les récite qu’une foispat semaine 5 mais on récite tous les jours les troiscantiques qui sont pris du Nouveau Tefiament 3savoir, à Laudes le cantique de Zacharie, Bene-1 p mntmue de la sainte Vierge
G À N . L 2. f
Sc si les Voix commencent, cela s*appelle pseaumede cantique. Voyez, outre les Auteurs cités , Ca-vantus, le Cardinal Bon a j Amalarius , Fortuna -tus ) Richard de S. Victor, Rupert..
§ 7 ? Les anciens appeloient aussi cantiques , certain;monologues passionnés 8 c toùchans de leurs Tra-gédies , qu’on chantoiti
Le Cantique des Cantiques est un des livres carío-niques de Salomon. Cantica Canticorum. C’est unepithalame en forme d’ídylle ou de bucolique jdans lequel on fait parler un époux & une épouse *les amis de l’cpoux Sc les compagnes de i’époafcvGrotius soupçonne qUe ce livre étoit un trans-port amoureux de Salomon pour la fille du Roid’Egypte. C’est pourquoi les J uifs ne permectoient
la lecture àu Cantique des Cantiques qu’à Page de30 ans, de peur que les sens d’une jeunesse bouil-lante ne fassent trop émus par les images & lesallégories íì touchantes dont 11 est rempli. LesThéologiens conviennent que si le sens littéralpeut être appliqué aux amours de Salomon , le sensmystique & spirituel doit être appliqué à surdonde Jésus - Christ avec son Eglise : il est ainsinommé , parce qué c’est un cantique par ex-cellence.
Cáníique, se dit aussi de tout chant qui tfaite dematière pieuse. La France affligée Sc triomphantetout ensemble, mêla aux chants de douleur Sc defunérailles , des cantiques de louanges Sc d’ac-tions de grâces. Fcechièr. Dans les Couvens on
chante des cantiques spirituels..
(ÌCF On appelle cantiques spirituels , des chansons
faites sor des matières de dévotion.
|fit CANTON, s. m. Quartier, certaine partie d’un
pays ou d’une ville, considérée .comme séparée &:détachée des autres. Pars , regio. Elans certainesvilles, U y a das cantons destinés pour les Juifs,On recueille d’excelierit vin dans tel canton de k
Bourgogne,
On connoit moins dans leur cantonLe latin que le bas~brtton. BoisrûB»
st#
¥'
ÏP
v !»
V
qct
W
savoir, à Laudes le cantique de /.acnane, neuc-diclus ; à Vêpres, le cantique de la sainte ViergeMagnificat ; à Complies ie cantique de Siméon ,
. Lfunc dimittis. On a appelé aussi cantiques , lesquinze pseaumes Graduels, depuis le 119 e jusqu’au1 M » parce qu’on les chantoit en montant les 15degrés pat où l’on montait au Temple.
Les Auteurs Ecclésiastiques, S. Hilaire , S. Basile,S. Jean Chryfostôme, Euthymius , distinguent lesc antique s des pseaumes par rapport au chant ; ilsdisent que pour les cantiques on n’emploie queks voix , Sc qu’on emploie les voix 6c les instru-mens ( organa ) pour les pseaumes : ils ajoutentque quand, les voix & les instrumens se répondentalternativement, si les instrumens commencent,ce k s’appelle cantique de pjeaume , canticum psalmi ,
Le latin
Peur - être canton vient-il de l’itaííen can'tone 4qui, comme l’cnt remarqué les Bollandistes, Acl tSS. Aprìl. T. J, p. r8 i.D, signisie un grand quar-tier de pierre angulaire , & toute sorte de grosse
pierre carrée.
Canton , se dit aussi d’un petit pays qui a uti gou-vernement particulier. II y a treize Cantons desSuisses qui forment chacun une République , &qui font ligués ensemble. P agi Helvetiorum. CesCantons sont Zurich , Berne , Luceme , Uri ,Schwitz , Underwald , Zug, Glatis, Bile, Frì-bourg, Sóleure, Schafoufe Sc Appenzel. 11 y a lesCantons Catholiques Sc les Cantons Protestaris , &les Cantons partie Catholiques & partie Protestans.
II y a sept Cantons Catholiques ; Lucerne , ’Uri ,Schwitz, Underwald, Zug, Fribourg 6 c Soieure»
Les Protestans sont Zurich, Berne , Baie & Scha-foufe. Les impartis sont Glatis Sc Appenzel. Tousces Cantons sont confédérés , Sc composent ce qu’oríappelle le Corps Helvétique , ou la République
des Suisses,
Canton , fé dit aussi des lieux éloignés les uns desautres. Regio. Ce voyageur a voyagé en plusieursCantons de la terre, il n’y a aucun Canton des Indes
qu’il n’ait vu.
Canton , en rennes de Blason, se dit d’une por-tion carrée de l’écu sans aucune proportion sixéé.Quadratum in scuto quarta parte minus. Régu-lièrement elle doit être moindre que le quartier ysouvent ce n’en est que la neuvième partie qui sertde brisure : il a été souvent pris pour marque debâtardise. II se mer tantôt à l’angfe droit, tan-tôt à l’angle gauche. On le dit aussi des P ar “ties dans lesquelles tin écu est partage par les piecesdont il est chargé. Ainsi les espaces que laiiíent les« sautoirs entre leurs branches , sont
F f
í-rriix Sc les