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Tome second. [BOU - CRA.]
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334 C A II

Avocat a bien plaide sa cause. C’est une belle cause ,une belle queition à juger. Le renvoi se doit de-mander avant que la cause soit contestée. La con-testation en cause se tait par l’appointement cn ma-tière civile , Lé par la confrontation en matièrecriminelle. Prendre fait Lé cause d’un autre , c’est,prendre en main sa défense , prendre sur soi l’évé-nement du procès. Tueri partes alicujus. Cethomme est fort habile, il défend bien sa cause.Ceux qui perdent leur cause doivent être condam-nés aux dépens. On dit encore, mettre un hommeen cause ; pour dire , le rendre partie au procès.Tous les garans, tous les cohéritiers ont été misen cause. II n’est pas en cause. On l’a mis horsde cause ; c’est-à-dire , on l’a débouté de son in-tervention. Tite-Live rapporte, qu’Horace fut ab-sous , plutôt par l’admiration de là vertu , que parla justice de fa cause. S. Evr. Les preuves dont unAvocat appuie fa cause, font que les Juges la trou-vent bonne ; mais les affections dont il l'anime,font qu’ìls souhaitent qu’elle soit bonne. Bouh.

. Huissier , faite faire silence :

Avec tous ces causeurs êtes-vous de complot ?

Quelle pitié ! voilà quatre causes , je pense ,

Que nous jugeons , fans en entendre un mot.

S. USSAN.

On appelle aussi la cause grasse, une cause plai-sante , Lé sur un fait inventé, que les Clercs de laBasoche plaidoient autrefois pour se divertir le jourdu Mardi gras , Lé qu’on u abolie depuis peu, àcause des ordures, clont elle ctoit souvent remplie.Causa jocularis. Quand on plaide au Palais quelquecause plaisante , on dit encore une cause grasj'e.

On appelle Curateur aux causes, un homme pré-posé pour avoir soin des affaires des mineurs éman-cipés , qui ont des procès. Pupilli curator. On dir ,qu’un homme a ses causes commises, quand il adroit de plaider en certaine Juridiction , commeles Officiers qui ont un Committimus aux Requêtesdu Palais Lé de l’Hôtel ; PUniverlìté au Châtelct deParis ; l’Ordre de Cluni au Grand Conseil.

Un t cause d’appel, est un différent sur la con-firmation ou cassation d’un Jugement donné à l’Au-dience par un premier Juge. Provocationis causa ,lis ex provocatione.

II y a plusieurs écritures qu’on nomme absolumentcause ; comme cause d’appel, sont les écritures qu’ondonne en conséquence d’un appointement rendu àl’Audience sur une appellation verbale, à la diffé-rence des griefs qu’on donne fur les procès par écrit,qui ont été appointés devant les premiers Juges.On appelle aussi des causes d’opposition , les écrituresqui se fournissent dans les décrets Lé instances d’ordrepour soutenir les oppositions qu’on y a formées.Lis contestata.

Cause Incidente, est une demande formée incidem-ment par l’une des Parties, qui a quelque connexitéà la demande principale.

Cause d’Intervention. Voyez Intervention.

Cause Sommaire est celle qui est pure , personnelle ,Lé n’excède pas la valeur de 400 livres aux Courssouveraines, aux Requêtes de l’Hôtel & du Palais,Lé par-tout ailleursaoo livres, suivant Part. I, tít des. Matières Sommaires de l’Ordonnance de iddy.Cause Beneficiale, est celle dans laquelle il s’agitde benefice Ecclésiastique, de dixme, de portioncongrue, Lé autres choses semblables.

Cause pie est celle qui provient de la libéralité desFideles, exercée envers une Eglise, un Hôpital, oules pauvres.

Cause est aussi le motif, le fondement d’un acte.Une obligation fans cause est nulle. Une promessepour cause de prêt. ^

On appelle Donations a cause de mort, les dona-tions qui font faites par un malade qui meurt de la■ maladie dont il est alité, Lé qui sont sujettes auxmêmes formalités que les testamens.

C A U

On se sert aussi dans les Requêtes, Arrêts,

Lé Déclarations , de cette formule : à cespour commencer la conclusion, le dispositif de iPropterea , idcircò , ob eam causam. La ^ £C0!lL ^partie du decret de Gratien se divise en trentesections, qu’on appelle causes. , ^

Ce nom de cause, vient de ce que Gratienmine de part & d'autre dans la seconde F art , ie - aCquestions qu’on peut agiter, tant au for i ntet ’ un{qu’extericur de PEglilé , en une telle cause , entelle distinction.

On appelle aussi en Droit Canon les c.iti/ cS ^ ^jeures , les causes des Evêques , ou plutôt les ? ^des affaires de l’Eglise. Ces causes majeures s° ntrois espèces suivant l’ancien Droit. Les unesgardent la foi ; les autres ont pour objet les p°j ^douteux Lé importans de la discipline ; Lé L s ^nières regardent directement la personne desques , lorsqu’ils se trouvent coupables de ff" e ‘ ^crime qui mérite la déposition. Le Droit nouvea"a introduit encore quelques autres espèces, L e tancien Canon où il soit fait mention des caujejjeures, est tiré de l’Epitre Dccrétale du Pap c 3ccntl, à Victrice, Archevêque de Rouen. Ce Qqui est del’an 404, porte que lorsqu’il se ptéj en ^des causes majeures, elles seront terminées f‘ ir ^jugement des Evêques , & ensuite rapportetj ^Siège Apostolique , ainsi qu’il ejí ordonné P a f C gnode , c’est-à-dire , par le Concile de Sardiff 116 ^non pas par celui de Nicée, comme quelq" eS ss t ,ont cru mal-à-propos. M. Gerbais , Docteur de ^bonne, imprima en 1679, à Paris, Disseris aCausis Majoribus ad caput Concordatorum de Ç l L,Hé? Le Concile de Trente ordonne que les cauj ei ^minelles contre les Evêques, si elles font assez s .pour mériter déposition ou privation , ne j eexaminées Lé terminées que par le Pape. M alSglise de France a conservé l’ancien droit. , ,

Ce mot de cause , en y ajoutant la partie" j.sert à former quelquefois une préposition, ^.AgU-quefois un adverbe. Quand il est préposition , " r^verne le génitif. Rei alicujus causâ, gratià. 1 j, 1cela à cause de moi. On l’estime à cause de * a . ^trine. Les animaux ont été créés à cause des i nmes, c’est-à-dire , en leur considération. Etest adverbe, il est suivi d’un que, & signifies - jque. Propterea qu'od. Cet Ecolier, a étc cb^ ccause qu’il ne vouloir point étudier. On cens 1 >;jlettre en gros caractères à Antigonus à cauj eétoit borgne , Lé un aveugle, dit-il, y mordod-Mais en de pareilles occasions il vaut mieuxvir d & parce que. ^ B

Cause se dit proverbialement en ces "phrases. L £ pAvocat à tort Lé fans cause ; un Avocat de c ssperdues. La guerre est cause des troubles ; ce ç,dit à ceux qui se plaignent d’un malheur p u

qu’on ne sauroit empêcher.

CAUSER, v. a. Etre cause, produire ou ° cca c js ! 'quelque esset. Creare. Les grands peuvent ^beaucoup de bien Lé de mal. Les schismes caU x cl ntftgrand scandale, dans l’Eglise. Son imprudence atout ce désordre.

N’aye^ point ces délicates craintes,

Qui d’un juste héritier peuvent causer l eS P 1 íU ^[qV

En style de Notaire, causer s’emploie P a ^} V j c í £iÇette donation est causée pour récompense

vices - ■ . . ped*

Causer, v. n. signifie encore, s’enttetenir a nidfamilières & peu importantes. Garrire. H , jirséant de causer dans l’Eglife. Causer de chodifférentes. .

Ménagé tient que Ce mot vient de caufe re ’on s’est servi dans la basse latinité, p° ut et jeiiíplaider une cause •, d’où il aéré étendu aux ct 1 *-familiers Lé aux railleries.

Causer, signifie encore parler trop, ou indi