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Tome second. [BOU - CRA.]
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CE

Quelquefois on ajoute , pour plus d energie , lesparticules ci & là, aux substantifs précédés de ce ouc s- Cette Darae-ci est plus honnête que cet horame-C. Ci indique un objet plus proche , là un oojetéloì gnc.

Ce pronom a beaucoup de grâce 5 c d énergielorsqu'il est suivi du pronom relatif, qui.

Cette particule , en quelques maniérés de par er,lé trouve retranchée devant que ; mais ces maniérés4 e parler font vieilles , Sc ne s’emploient plus.

y oyer que c’est du monde , & de l’ orgueil humain.

P. Le Moine.

CE est aussi un substantif, 8c 'signifie la chose dont onParle. Voila ce dont il s’agit. En vertu de ce quedcdùs. Ce qui résulte de ce discours. Remarquezqu’il est p[ us élégant de répéter ce au second mem-bre de la période quand elle a commencé P ar “l a 5stue de le supprimer. Par exemple , ce qui est leplus déplorable , c’efl ici ; c’est est mieux que , eji.C; qu’on souffre avec le plus d’impatience, ce fontles perfidies. Dans ces exemples, la. particule c~ figni-^ la chose qui est déplorable , ou qu’on souffre.Toutes ces expressions se rendent en latin par lePronom neutre id suivi du relatif quod. Mais quand^ri dit, ce furent les Romains qui domptèrent : alorsa particule ce est fans nombre , 8C ne régit pointn Ve ï be qui fuit. Au contraire le verbe _ sub-antit qui marche après , est détermine au fìngu-' et j ou au pluriel pat le substantif qui vient ensuite.a Ug. Corn. Lc pronom ce , joint à quelques par-^cules, sert à former d’autres pronoms , ceci , cela .,°nt nous parlerons en leur place.

Utb -e ce. Manière de parler qui n’est plus en usage - ,0n 41 t aujourd’hui, outre cela. Adh&c, praterea,

Prêter hœc.

0n dit au Palais quand on infirme une scn-eiice , qu’on a mis l’appellation 8c ce dont il arî, c a Ppelé , au néant -, ón sous-entend la sentencee t une formule de prononcer que les Cours supe-ieures se so nt réservées. Les autres Juges pronon-^ par un mal jugé. Quelquefois on dit abfolu-i- nt ’ 0n a mis l’appellation S* ce ; c’est-à-dire, que' Ppe ant a gagné fa cause. On dit, à ce qu’iHoitxena P ° Ur dire - afin qu'iî soit dit. A ce que j’enS , pour dite, comme on me fait croire.

bcl T f IL 1 CE dit_ on. Ces phrases ne font pas du« u!a ge, en écrivant ; 8c dans un discours soutenu,„, Ve > sérieux ,11 faut dire , dh-il , dït-on. Inquit ,

ç, ai unt. 5

^ 5 dans ces phrases 8c autres semblables.^ heure est-ce ì Ce lui

Datai n T v rn’‘' 1 ' ‘ ^ mi fut force de hazardetheure ^ a 1 n e " : plus cn usage ; il faut dite , quelledernièr i U lui fut force * Vaug. Et même cette

C E A z

Lichfield en Angleterre, étoit de Northumberland»Se vivoit au VII e siécle. II mourut en 672.

CEANS. adv. Terme démonstratif du lieu où l’onest quand on parle. Hic , in hac domo , in his aii-bus , hic intús. Le maître de céans. N’y a-t-ii per-sonne céans ? Venez céans ,c’est ici. Dieu soit céans.Monsieur,. . revint hier céans. De Fénelon. Cemot n’est que du style familier.

Quoi! je souffrirai moi, qu'un cagot de critiqueVienne usurper céans un pouvoir tyrannique ?

Mou

CEAU. s. m. Autrefois on disoit ceau pour ciel.

De roses y ot grand morceauSi belles u’avoitfous le ceau. Rom. de la Rose.,

C E B.

CEBI-PIRA. f. m. Arbre du Brclîl, dont l’écorce , quiest amère Sc astringente, entre dans des bains Sc desfomentations qui paíîènt pour excellens dans les ma-ladies qui ont pour cause le froid , dans les tumeursdes pieds Sc du ventre , 8c dans les douleurs dereins, que les Portugais appellent Curimentos. Elleest astringente Lc tant soit peu acrimonieuse. Oas’e'n sert pour la galle, les dartres Sc les autres ma-ladies cutanées de la même espèce.

C E

, „ ...v íuiv-c, v aug. bt menue cette

«■crmèce phrase a aujourd’hui quelque chose d em-

atralsé-, o n ns peut à - en servit que dans le discoursfamilier.

íeu

veut dire le peu de choses î^/ce ner/queau * pauvres de bon cœur , 8c avec )o ,

vous avez.PoRT-R.On ne dit pmais ce beaucoupffooiqu’on dise fort bien ce peu.

c * m i. Ug„s . poM due u lM " > le h ““ ’

^pression bourgeoise qui a viei li- ^ fait< jW.irn

On dit aussi adverbialement,c n u avropter.

CVft lW , Eso j; m . C-eft «Mà

C est a savoir. Scilicet , videlicet.ita placet. . . tt, ... gfí.

On dit encore , quoique ff en ^ 01E ’ ■ nS _ Ce

Ce , dit-il. Ait. Ce dk-on. Aiunt. Ce nefut un tel. Ce font les gens de bieia ’ ; e • 0 n

On dit aussi c'es. mon , pat une basse 1sousentend avis. Ita censeo, Vraiment, c ejt m

C E A.

CEADDE. s. m. Nomd’homme qui se prononce Oedà

Ce a hias. S. Ceadds , Evêque 4e Lindish , E Ui

C E C.

CECHIN. s. m. C’est la même chose que sequin. Voyezce mot.

CECI. Pronom démonstratif qui se dit pour , cettechose-ci , en parlant d’une chose présente oupeu éloignée. Hoc. Que veut dire ceci ì Ceci estétrange. Ceci n’a point d’excmple. Ce pronom nese met devant Sc avec le verbe est , que lorsque lemot qui suit est adjectif, 6c jamais quand c’est unsubstantif. Par exemple, ceci est beau , ceci est admi-rable. Ceci n’est pas assez bien traité ; il faut le retou-cher. Mais on ne dit pas ceci est mon chapeau - , ceciest mon gant ; ceci est mon livre, mon ouvrage ; ceciest ma maison ; ceci n’est pas mon cheval. II faut seservir de ce li ; en séparant ce de là ; & dire, c’estlà mon chapeau , mon gant, mon livre ; c’est - là mamaison ; ce n’est pas là mon cheval. Voilà l’usage.Cependant il en saut excepter cette phrase de Pinstitution & de la consécration de l’Eucharistie, ceciest mon corps , ceci est mon sang , que l’usage aconsacrée. Le P. Bouhours a eu la pensée de" tra-duire , c’ejï-là mon corps ; c'eji-là mon sang, disantque la manière ordinaire n’ctoit point srançoise ; quec'es-là marquoit en françois la substance même de1a chose , comme il paroît par les exemples que nousvenons de rapporter ; qu’ainsi c’es-la mon corps >signifie proprement en françois , Sc selon l’usage ,cette chose , cette subsance es mon corps , Sc n’estplus du pain ; que pour signifier le lieu d’une chose,par exemple, du corps de J. C. il ne faut pas dire,c'es-là mon corps , mais mon corps es là , ou là esmon corps. Cependant, comme cette phrase est con-sacrée , quoiqu’elle fût contre l’usage ordinaire , iln’y voulut rien changer.

On dit familièrement : ce n’est ceci ni cela ;c’est-à-dire , il ne s’agit point de tout cela.CÉCILE, s. s. Nom de femme. Ccecilia. Les actes dumartyre de sainte Cécile ne sont point sûrs. For-tunat de Poitiers , le plus ancien des Auteurs quiont parlé de cette Sainte , fait entendre qu’elle mou-rut en Sicile.

Quelques-uns donnent aussi dans notre langue cenom à ceux qu’on appelle en latin Ctzcilius , Sc qu’ilsappellent encore Céciliens. II est mieux pour éviterl’équivoque de retenir le mot latin Cecilius , & dedire les Cecilius , la famille Cécilia, que de dire lesCíciles ou les Céciliens , Sc la famille des Cecthens.II paroît que nos Antiquaires en usens ainsi, 8 c qu ilsretiennent le mot latin, D’ailseurs si I on traduit ; ?

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