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Tome second. [BOU - CRA.]
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• conçu de nous , ou la réputation , ils ont tous leuridée propre qui les caractérise.

Célébrs ne se dit que de celui qui a acquis dela réputation, sondée fur un mérite de talent oude science , qui sans le placer dans le grand, &fans. emporter l’idée de dignité , fait néanmoinshonneur au sujet. II y a des Auteurs célébrés , qu’iln’est pas permis de blâmer, même dans ce qu’ilsont de blamâble, fans faire courir beaucoup de

* risque à sa propre réputation.

ftfT lllufire marque une réputation fondée sur unmérite accompagné de dignité & d’éclat, qui faitnon-seulement connoître, mais encore estimer lesujet, & le place dans le grand. Les Princes bril-' lent pendant leur vie, mais ils pe font i^ufiresdans la postérité que par les monumens de gran-deur , de sagesse Sc de bonté qu’ils laissent aprèseux. Les hommes illufìres : on comprend fous cettedénomination les Ministres, les Capitaines , lesMagistrats distingués, même les Gens 'de lettresqui joignent des dignités au mérite littéraire.^TFameux ne désigne que l’étendue de la réputation ,fondée fur une simple distinction dsscommun quifait parler du sujet dans une vaste étendue de con-trées & de siècles, soit que cette distinction fe prenneen bonne ou en mauvaise part. Erostrate brûla letemple d’Ephèfe pour fe rendre fameux. II y réus-sit, par la defènse que les Juges firent de pronon-cer son nom.

IJCT Renommé offre l’ídée d’une réputation, fondéefur la vogue que donne le succès ou le goût public,qui fans procurer beaucoup d’honneur au sujet,rend son nom connu dans le monde. II feroit pres-que synonyme à fameux , s’il fe prenoit en bonneéc en mauvaise part. II paroît outre cela marquerune réputation moins étendue. Les Gobelins ontété des teinturiers si renommés que leur nom est dé-mente au lieu où ils travailloient & aux ouvragesque d’autres ont continué après eux. Les vins deChampagne , Bourgogne , font renommés. II suffitd’être renommé dans un art, peur faire fortune.ffs' Fameux , célébré Le renommé se disent des per-sonnes 6c des choses, lllufire ne s’applique qu’auxpersonnes, du moins quand on veut être scrupu-leux sur le choix des termes,

lllufire , célèbre , renommé se prennent toujoursen bonne part. Fameux en bonne ou mauvaise part.Un fameux Capitaine , un fameux Voleur , si l’ondit un homme célèbre par ses crimes , comme onle trouve dans le Dictionnaire de l’Acad. Fr. 6cmême ailleurs-, c’est un abus de terme. Fameux estle vrai mot. Voye £ les Synonymes de M. l’AbbéGirard.

Célèbre fe dit aussi de ce qui fe fait avec cérémonie6c solennité. On fit une célèbre fête au sacre, aurnariage du Roi.

CELEBRER, v. a. Honorer quelqu’un par des louan-ges , par des monumens , fêtes , inscriptions , outrophées qu’on fait en son honneur. Celebrare. LesAnciens, ont cébébré la gloire de leurs Héros partous les moyens qu’ils ont pu imaginer. Alexan-dre envioit le bonheur d’Achille, qui avoit trouvéun excellent Poète pour célébrer ses louanges.Vaug. *

CÉLÉBRER, signifie aussi , solenniser. Festa colere ,diemfeflum agere. II faut célébrer les grandes fêtesavec plus d’éclat que les ordinaires." Les Payenscélébroient les jeux Olympiques tous les cinq ans.Ludos celebrare.

Célébrer fe dit plus ordinairement des cérémoniesEcclésiastiques-, 6c on dit l’ur-tout, célébrer la Messe,ou absolument célébrer , pour signifier, dire laMesse. Facere , rem divinam facere. Célébrer la Messedans le VIII e siècle, signifient souvent y assister ,se disoit des Laïques. Ainsi Sigebalde , Roid’Westsex en Angleterre, dit dans une lettre à S.Boniface, qu’en célébrant la Messe il fait réciterson nom comme celui des Evêques d’Angleterre.C’est qu’en latin, d’où Cette expression est prise,

CEL

se trquvct

Celebrare , signifie, hanter, fréquent-»., — - > ,en quelque lieu. Ainsi dans les bons Auteurs cbrare silvas , celebrare templa , celebrare aheujusmu m , potentum limina , signifie , aller dans frêts ; être assidu au temple ; hanter la inastonquelqu’un , fréquenter les Palais des Grands. ^ce sens n’a point passé dans notre langue , ou npoint venu jusqu’à nous. On dit pareillement >lebrer un Concile ; pour dire , tenir un ConciCélébrer fe dit encore du mariage qu’on l al j ^toutes les solennités du Droit Civil Le Ecdcj^que. Célébrer des noces , les faire avec beatRde magnificence 6c d’éclat. Agere folennem tivfrum diem.

CÉLÉBRÉ , ée. part. . A

CELEBRITE, f. f. Solennité , cérémonie qtu

une action célèbre. Celebritas. La célébrité des) 1La célébrité des noces. La célébrité des funef- 11

Iles-

tí ès

Ludorum , nuptiarum , funerum folennia. Ldes Légats se fait avec beaucoup de célebr-d 1, ^se dit aussi des personnes, 6c alors il signifie, ffí 11 !;réputation. II a toujours eu beaucoup de c ^. QÍi iLa célébrité que donnne l’Histoire à ceux <3 ul j fJcultivé la vertu, 6c l’infamie dont elle notf,^scélérats, font de puissans moyens pour iniP' jSil’amour de la vertu, 6c l’horreur du vice.^Voye ^ Célébré.

CÉLEEMENT, adv. Vieux mot, qui veut

dice-

- , ,jg! I

secret. Clàm , secreto , celantcr. II vient de & ((céler , cacher. Crétion est un accroissement ^qui vient cèléement. Traduct. des InstT'.^,Justin. C’est-à-dire, fans qu’on s’en appetÇ 0insensiblement. M

CELENO. s. f. C’est le nom d’une des Pleyades -d’Atlas. . r\[t 1?

fjCF C’est aussi le nom d’une des Harpies, f 1 i»i-

ad-

Jupiter & de la terre, dont Virgile a donne ^ ^cription dans le troisième livre de VEneïde• *Harpies. J[S

CELEP. f. m. Liqueur, breuvage des Orientât'-v. s

le trouvent délicieux. II est sucré & ambré. Les .mappellent cette liqueur ou plutor cettefaleb. On la boit chaude, & la racine de fat)' 1 ' 0fait la base. Êi>

CELER. v. a. Tenir une chose cachée, $

§CT n’en pas donner connoilfance, lanon pas la déguiser, comme le disent 1 £S çfrbuli les. Celare , occultare , tegere. Un bsRtains doit celer lés desseins à tout le monde-ture a bien des .secrets qu’elle a celés aux h° l ftLa plus grande discrétion d’un Amant est âson bonheur.

Soupirs £ autant plus doux qu’il les fallod

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t íff C

La coutume des Perses est de celer le sc cíeune fidélité merveilleuse. Vaug.

On dit aussi qu’un homme se fait celA f míjí*il fait dire qu’il n’est pas chez lui, quoiq llíeffectivement,

CELÉ, ée, part. . t iif

CELERES, f. m. pi. Celeres. Les Célères

Corps ou Régiment de la garde des Rois P- s ’f'établi par Romulus , 6c composé de troisnés gens, choisis parmi les plus illustresde Rqme , approuvés par les suffrages de§du peuple dont chacune en fournissoit dix.Jh^t »“toujours auprès de la Personne du Roi »garder 6c pour recevoir ses ordres 6 C les e* c Alo'la guerre ils étoient à l’avantgarde quand 1 \pdonner le combat qu’ils commençoient 0premiers , & dans la retraite ils faisoie 111 . - e , >'garde.. Quoique ce fût un corps de caV a ,mettoient pied à terre, Le combattoscn'-^par-tout où la cavalerie ne pouvoir agit'mandant s’appeloit Tribun des Célères■ ^ ,issCelerum. 11 faisoient trois compagnies ^ Imctres chacune, qui avoit un Capitaine t 10