Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
356
JPEG-Download
 

z s 6 CEN

de Généfareth, la mer de Tibériade ou de Galiléedans le nouveau. C’est le grand lac que forme leJourdain entre la partie de la Tribu de Manasse ,qui étoit à l’orient du Jourdain, Sc la Tribu deZabulon à l’occident, ayant au midi une partie de laTribu d’Issachat , & au septentrion une partie decelle de Nephthali.

CENEVE. Voye { Senevé.

CENGLE. s. f. . Du Gange, le P. Monet ,éditionCENGLE, EE, adj./ de Rouen , 163 ?, le P. Biner, Qu-CENGLER. r puis fur Etienne, 8c Baudouin fur- - j Nicod, écrivent de la forte, ^

Furetière 8c Ménage convienncnt.quiautr@fois_.on-‘•ccrivoit changle, chantier , cependant ils éeriyent

- sangle , sangler ,comme l’Acadcmie, Ri'chelet, Jou--bert , Boudof-Ôs plusieurs autres Modernes.. .Danetccrit sengleSc caille , ce qui prouve qu’il balançoitfur le choix qu’il devoir taire. Voye^ Sangle. ,

'CENIS. Montagne qui est dans la partie des'Alpes,

. que les Anciens appeloient les Alpes Cottiennes,Cenijlus mons , ou Cinereus mons. Le mont Cenisest le passage ordinaire de ceux qui vont de France enItalie. II est aux confins du Piémont Le de la Savoie,

- entre le Marquisat de Suze & la.vallée de Moriennc.ísT CENIS, (les) Peuple de P Amérique septentrio-nale dans la Louisiane , vers la source d’une ri-vière de même nom , qui a son embouchure à l’oc-cident de celle du Mississipi.

CENOBIARQUE ou CŒNOBI ARQUE. f. m. Supé-rieur de Communauté, Supérieur d’un Monastère,Supérieur d’une maison de Moines vivans en com-mun. Ccenobiarcka, Cœnobiarchus , Monasterii P ra-ses , Monasterio Prœfecius, Quelques-uns écriventCénobiarque , comme l’on prononce. S. ThéodofeleCénobiarque , après avoir beaucoup souffert pour lafoi catholique, mourut en paix. Chastelain.

Ce mot est composé de trois noms grecscommun , £<«?, vie , Sc commandement ; Sc signi-fie proprement celui qui a le commandement lu rdes Cénobites , c’est-à-dire, fur des personnes quivivent en commun. Cette étymologie montre qu’il: fàudroít écrire Cœnobiarque.

CÉNOBITE, f. m. Religieux qui vit dans un Cou-vent , ou en commun , fous une certaine Règle,par opposition a Ermite ou Anachorète. Coenobita.Cassen remarque que le Couvent est disterent duMonastère , en ce que le Monastère fe peut direde l’habitation d’un, seul Religieux ; au lieu quele Couvent ne fe dit que de plusieurs Religieuxhabitant ensemble , & vivant en communauté ;comme le porte la signification du mot grec ,

de xoivoç, communis , Sc £i« S , vita. Voyez la Régléde Suint Benoit, 8c les Commentaires fur cette Re-gie , de Dom Armand Jean de Rartcé , Abbé de laTrappe; de D. Mége, Moine Bénédictin de laCongrégation de Saint Maur, Dans les Monastèresd’Egypte, les uns étoienr Anachorètes , gardantune entière solitude, Sc ne parlant qu’à Dieu 8c àeux-mêmes : les autres Cénobites , pratiquant la loide la charité dans une Communauté, morts pourtout le reste des hommes , fe tenant lieu de mondeles uns aux autres, 8c s’excitant mutuellement àla vertu. Fleury. Les Disciples de Saint Basile étoienrCénobites, vivant en communauté ; aussi le pays( la Cappadoce ) étoit trop froid, pour fe pouvoirécarter dans les déserts comme en Egypte, ôC vivreen Anachorètes. Id. Dans la dïx-ìiuiti'enie Confé-rence dc Cassen, l’Abbé Piammon parle de troisdifférentes fortes de Moines qui fe trouvoient enEgypte. Les Cénobites qui vivoient en communau-té ; les Anachorètes, qui après s’être formés dansles communautés, passoient dans la solitude ; 8cles Sarabaïtes , qui n’étoient que de faux Moines ,Sc des coureurs. II rapporte au temps des Apô-tres l’institution des Cenobites , comme un reste ,ou une imitation de la vie commune des premiersFidèles de Jeruíalem. Les^ Cenobites 8c les Ana-chorètes croient à peu prés en nombre égal dansJfEgypte.

CEN

Ce n’est point Saint Pacôme qui a été ledes Cénobites, Sc qui a fondé les premiers ^nastères parfaits, comme Ta cru M-de Tillemo _c’est Saint Antoine. Saint' Ammon fonda * liedes Monastères, dans la partie de l’Egypte <l uappeloit Nitrie, avant que Saint Pacôme enblît aucun. Voyei^ le P. Helyot , Dise- P T ~ch, 6 8c -j. .

CÉNOBITIQUE. adj. Qui appartient à laligieufe Sc monastique.' Cœnobiticus. Saint D cest l’Instituteur de la vie cénobitique , patee \c’est le premier qui forma des Communautés "glées. Du Pin. Saint Pacôme est le premier/ 0 ^,nous ayons, une règle , 8c qui ait donné la t°entière à la vie cénobitique. II vivoit au com 11 ’cernent du IV e siècle , & fa conversion ne peut g 11 '"être arrivée plus tard que l’an 313 . Fleury. ^Mais le P. fiélyot pense autrement que MA 1,Pin Sc Fleury.Qfqy.ep la fin de l’article Céno£I tE ( _|,

CENOMAN , ANE. f. m. 8c f. Nom d’un ancien p. eUr , cSde la Gaule Celtique. Cenomamis. Ce l° ntanciens Manfeaux, ou les peuples qui habitele Maine. r -r,p

II y avoir aussi des Cénomans dans la Gaulepine. Lear capitale ctoit Bresse , Brixia. Les R° ueurent quelquefois affaire à eux. ;

CEN ON. f. m. Nom de dignité parmi les héret’^Montanistes. Les Monranistes avoient des P atl aíchcs, des Cènons , Sc les Evêques ne tenois ntle troisième rang parmi eux. Du Pin. , ,0

CENOTAPHE, f. m. Tombeau vide.; monument , fj,à la mémoire de quelque mort illustre cnx& tC r ;$leurs, ou dont on n’a pu trouver le corpsune bataille , ou un naufrage. Tumulus l,l í f\-sepulchrum honorarium , ccenotaphium. E c ’ysnal Noris a fait des dissertations fur lesdes Césars Caïus & Lucius , qui sont à Pil e * 'Tombeau. ^ sc-

Ce nom vient de , vide, Sc depulcre. rJ ,

íjsT CENS. f. f. Terme d’Histoire Romaine. L ecensus , chez les Romains, n’étoit autre ch°* ^la déclaration authentique que íàifoient R s -pde l’Empire de tous leurs biens meubles *- m,meubles , devant les Magistrats commis Pp 0l ue>Ils étoient appelés Censeurs dans la ville de E ^5Sc Ceniiteurs dans les Provinces. Cesétoient accompagnées d’un dénombrement p a , ^ jídes fonds qu’ils poslédoient, de leur qualÌ cC .^nS<leur quantité , avec les renans 8c les 3b° ûChorier , L. 11 ^, p. 193. , ptu

Tullus Hostilius institua le cens, 8c ft -o 1 ’ 1rnicr le dénombrement du peuple Romass ,savoir quel nombre il pouvoir avoir de cony*^ ÇfiSc quel secours d’argent il en pouroitusage fe perpétua fous le gouvernement _ r > pcain. Les Censeurs étoient obligés d’avo^

gistre exact de toutes les déclarations, 8c dfà ce qu’aucun étranger ne fe fît inscrire pat 11 ^ne quis in censorias tabulas irreperet. .

IsT Le Cens embrassoit les trois ordres de u p)f'blique ; les Sénateurs, les Chevaliers SC I e P ([ $lectio & recitatio senatus , censio , recens 0 ^ fnido, 8c census ou lufirum. Le Censent pfla chaire curule faisoit appeler les féna te ^ fl ci'l’Huissier chacun par fon nom ; legebant ° ^’il*tabant senatum. Iis rayoient de Ia íist e C< ì. al itt e5 ( îvouloient déposer , 8c en fubstituoient L ileur place tirés du nombre des Chev asenatum legere. .tnS^i

AfT On appeloit de même les Chevaliers l eS1 z W

les autres, & lorfqu’il n’v avoir rien àre<- ^conduite , le Censeur leúr difoit, Pr^ eTt eS à 10 .equtim. Si on avoir des reproches £ ra .faire , on lui ôtoir la pension Sc le cheva » ^

adimebatur.

‘ Ie ’ ^

Ensuite on passoit à la revue du P^^gies

feulement de Rome , mais de toutes l eS à°nicipales qui avoient le droit de bourgs