(C? CENTUPLE, f. m. Cent sois autant. Centuplum, IIa dépensé beaucoup dans cette affaire ; mais on luiadonne le centuple. Cette terre rend, rapporte aucentuple. Centesimum fructum ajsert. Doubler au cen-tuple. Centuplare , centuplicare * En style d’Ecricure,Dieu rendra au centuple tout ce qu’on lui aura fait.
■fyy Centuple est aussi adj. de t. g. U ne somme est cen-tuple d’une autre. Centuplex , centuplus,
CENTURÍ ATEUR. s. m. f^Tqui distribue, qui compilepar centuries, par centaines. Ce mot n’est usité qu’enparlant de certains Auteurs Protestans, qui ont com-posé une histoire ecclésiastique, 8c l’ont rédigée parcentaines d’années , 8c qu’on appelle Centuriateursde Magdebourg, Centuriatores , patee que l’ouvragefut commencé dans cette ville. Ce furent quatreMinistres de cette ville-là, qui en furent les pre-miers Auteurs, dont le chef étoit Matthias FlacciusIllyricus. Elle a été revue par Lucius , Professeur àBâìe, 8c réimprimée en 1614, en trois volumes.On dit que Latonius n’avoit entrepris lés Annales,que pour combattre les Centuriateurs de Magde-bourg, dont le but étoit d’attaquer l’Eglise Romaine,8c d’établir la réforme.
CENTURIE, s. f. Partie d’une chose divisée ou rangéepar centaines. Centuria. Dans le'temps que le peu-ple Romain s’assembloit pour créer des Magistrats,ou pour établir des loix, ou pour délibérer desaffaires qui concernoient la République , il étoitdivisé par centuries ; 8c asin que l’on pût recueillirplus facilement les suffrages, on opinoit par cen-turies. Cela se faisoit dans le Champ de Mars, 8cces assemblées s’appeloient Comitia centuriata. C’é-toit l’assemblée de tout le peuple. Les cohortesromaines étoient distribuées par décuries 8c par centu-r ies. Le Décurion commandoit la décurie; }e Centu-rion, la centurie : chaque cohorte ctoit composée desix centuries ; 8c une légion , de soixante centuries.Plusieurs Auteurs divisent leurs ouvragespar centu-ries. Gombaut a fait trois centuries d’Epigrammes.
Centurie , se dit particulièrement des vers de Nos-tradamus , rangés par centaines de quatrains ou desixains : chaque couplet s’appelle quelquefois unecenturie , centuries, même ceux qui font des qua-trains pour imiter ces prétendues prophéties, lesappellent des centuries.
Centurie de Magdebourg. Histoire Ecclésiastique di-visée en treize Centuries ; elle contient treize siè-cles, 8c va jusqu’à l’année 1298. Res Ecclesiasiictsper centurias annorum à Docloribus Magdeburgen-fibus divises ac rescriptee , centuries. Quelqùes Sa-vans en formèrent le projet , 3 c y travaillèrentfous la direction de Flaccius Illyricus. Voyeç Cen-turiateurs. ,
CENTURION, f. m. Terme de Milice Romaine.Officier Romain d’infanterie, qui commandoit àcent Soldats ; c’est la même chose que Centenier. Cen-turio. Le Centurion de la première cohorte de chaquelégion s’appeloit Primipilus. II n’obéissoit qu’auTribun, Sc commandoit quatre Centuries. II gar-dent l’étendard , 3 c l’aigle de la légion. II y avoirà Césarée un homme nommé Corneille, Centuriondans la cohorte appelée Italienne. Simon , Acl. desAp. X, 1. Le Port-Royal a dit Centenier. Corneillele Centurion est le premier Chrétien d’entre lesGentils. Chastelain. Si S. Longin est le Centu-rion qui se convertit à la vue des miracles qui sefirent à la mort de Jésus Christ , Corneille n’estpas le premier Chrétien d’entre les Gentils, ou dumoins cela n’est pas stir.
fsiT On dit. Centurion en parlant de l’Histoire Ro-maine. Centenier , est usité dans le style de l’Ecriture.
CENTUSSE, f. f. en latin centuíjìs : cent fols demonnoie romaine. A la béatification 3c canonisationde S. François de Sales, il coûta en purs dons 3612centusses de monnoie romaine. Le Card. Lamber-tjnt. On donne à' l’Avocat consistorial cent cen-tusses , qui se partagent entre le corps des Avocatsconsistoriaux. Idem.
CEO. ,
CEOLS. f. m. Nom d’homme. Celsus. S. Cesse, ^gairement appelé S. Ceols , ou S. Ceoulsp, r
corruption S. Sous , dans le Diocèse de Eatis -en Berry , nom que les Géographes ont
plus défiguré en l’écrivant fur leurs cartes.
Joies , 6c que les anciens titres d’une Paroisse du 1cèse de Paris, vers les limites de l’Evêché de Char 1 jnomment saint Cheours , étoit un jeune enfant qfut martyrisé à Milan dans le premier siècle aS. Nazaire. Voye^ Baillet, 28 de Juillet.
CEP.
CEP. f. m. Souche , pié de vigne. Vitis , v ' in ^siirps , truncus. Arracher un cep. II n’y a q ueceps à cette treille. Ménage dérive ce mot de ci// ^qui veut dire tronc , quoique d’autres le cLériv- ^capo, ou caput. Quelques-uns écrivent sep P at .
CEP, ou CEB. s. m. Espèce de Satyre, ou ^de singe, dont parle Solin, c. 30. Cepus0,bus. On en vit à Rome au temps de JulesEsi l’on en ctoit Solin. Pline cependant dit 4 ^fut à des jeux que donna le grand Pomp ce ;tous deux conviennent que c’est la feuleen ait vu à Rome. II avoient les pieds de de fsemblables à ceux de l’homme, 3c ceux d e j sl[ívant à peu près semblables à nos mains. 0*°^$de Sicile leur donne une tête de lion, I e •de panthère, Sc la grandeur d’une chèvre. -
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fable , quoique Strabon dise la même CP ^. XVI , après Artémidore. Quelques Auteursprétendu que ce mot étoit grec, , qui [ t
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jardin , 8c qu’on l’avoit donné à cet animal, /que fa variété imitoit celle d’un jardin. Ma lS jj.maise , sur l’endroit de Solin que j’ai cité , abien remarqué que ce mot étoit éthiopien , ^^
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les Grecs l’avoient pris , comme beaucoupdes langues étrangères ; 8c Bochart a tte s .j,montré , Hiero^oicon , p. I , L. III , c. 31, sitoit la même chose que £p, kopk , animd ^la flotte de Salomon apportoit de Tharsis,les Traducteurs ont rendu par Simia ; an JJirC’est apparemment la même chose que le S ^,oínés de l’île de Ceïlan, dont nous parlons aU .j$Satyre. Au reste , je ne fais où certain Auteurque le Ceb, ou comme il dit, Cebus, a I e ^5.
■ d’un Satyre , 8c le reste du corps de chien & “ -siCeps , se dit au pluriel des fers qu’on met auX P^8c aux mains des prisonniers. Compedes.il est vieux. On le dit aussi de deux pièces .échancrées où l’on engage les pieds du cr " pjepour le tenir plus sûrement prisonnier. Ousert aussi pour lui donner la question. ,
Ce mot vient de cippus , dont les Latins R ^servis en la même signification. Ménage. Jo jnJanua en tire l’origine ex eo quod capiatped £S ' -u-les vieux titres on trouve cheps pour signifies/;^ j
8c ainsi on a dit un c hep à mettre un mast^
pour dire, un cachot ; 8c on a appellé cM ^ou cheper , un Géolier. D’autres prétende/ 11 ,c’est le prisonnier que l’on appeloit chef liì 'siti-pour le Géolier, Nicot dit qu’on l’appeloisMais comme il n’y a pas beaucoup de d>nentre cheppier 8c ceppier , on pourroit bien I econfondus. < e
CEPAìA. f. f. Petite plante qui fait beauconp ,tires tiges rondes de la hauteur d’un pied & f 0 fqui traînent par terre. Cepcsa. Ses feum c nid 5épaisses , semblables à celles du pourpi et ra'plus petites, plus étroites 8c plus longus' ^sieS'cine est fort petite. Ses fleurs sont petites, u Q’Sà cinq feuilles. Sa semence est fort me 1111 'une espèce de joubarbe.
CEPEATT. f m. Voyeç Ceppeau. .CEPEE on SÉPEE. s. f. Terme d’exploita 110 . ^fisi 5commerce de bois. Ce terme signifiedes buissons : mais le plus souvent on R ^touffe de plusieurs tiges de bois qui repoun cl