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àur qu’un acte soit certifie par quelque personne pu-blique, pour taire soi en justice.
Certifier des criées , c’est donner une attestation,que les criées font faites-suivant les formes requi-ses , fur laquelle on donne une sentence qui les cer-tifie , 8c les déclare valabes. Factam auctoritate Ma-gi gratus prom: Igationem jcnpto tejiari.
Certifier , lignifie aussi, Répondre d’une caution,après avoir attesté la l'olvabilité. Spondere pro ahquo.
Cebtifié , ée. part.
CERTITUDE. 1. 1.La certitude est proprement ur.equalité des jugemens de notre esprit : c’est l’adhé-1 on de notre esprit à la proposition que nous affir-mons ; c’est la force avec laquelle nous y adhérons.Quand Je dis, l’ame est immortelle ; l’ame n’est quela came occasionnelle des mcuvtnuns du corps ; Jefais deux jugemens, mais la certitude du premierest bien au-delìus de la certitude du second. La cer-titude ne convient qu’aux jugemens ; elle ne lé trouvepoint dans les idées, qui ne font simplement querépresenter les choses. La certitude est de même na-ture que l’évidencc qui la produit. La certitude estplus ou moins grande, lelon que l’évidence estplus ou moins grande. L’évidence est dans les cho-ses que l’esprit voir, qu’il considère, 8c dans lesidées : la certitude est dans les jugemens de l’espritfur ces choies. Explorata rei notitia , cognitio , cer-titudo. II faut croire avec certitude tout ce que Dieua révélé. Nous ne devons prêter notre consente-ment qu’aux vérités que nous connoiífons avec cer-titude. Mai eb. La certitude téméraire de l’ignoranceest plus tranquille qu’une science raisonnée 8c ré-fléchie. S. Evr. A l’égard des vérités chrétiennesLe des promesses générales de Dieu, il faut avoirune certitude entière, parfaite , être au moins in-failliblement assuré qu’on est dans la voie du salut.Autrement ce ne seroit plus religion 8c foi divine,mais opinion &c connoissance humaine.
AI" Le mot certitude se prend en differens sens, Sup-plique quelquefois à la vérité., où à la propositionmême à laquelle l’esprit adhère : comme quand ondit, la certitude de telle propofition. Quelquefois ilfe prend comme nous venons de le faire, pour l’ad-héiion même de l’esprit à la proposition qu’il regardecomme certaine
ffiT On peut encore distinguer avec M. d’Alembcrt,l’évidence de la certitude , en disant que l’évidence'appartient proprement aux idées dont l’esprit ap-perçoit tout d’un coup la liaison ; & la certitudeà celles dont il n’appercoit la liaison que par le se-cours d’un certain nombre d’idées intermédiaires.Ainsi cette proposition , le tout est plus grand quefa partie, ainsi que celles qu’on appelle ordinaire-ment premiers principçs, axiomes, est une propo-sition évidente par elie-même, parce que l’esprit ap-perçoit tout d’un coup la liaison qui est entre lesidées de tout & de pins grand, de partie ou de pluspetit : mais cette propofition , le carré de Fhypothe-nuje d’un rectangle ejl égal à la somme des carrésdes deux côtes ,est une proposition certaine 8c non évi-dente par ell^même, parce que l’esprit n’enappercoitla vérité qu^par lc moyen de plusieurs propositionsintermédiaires, qu’il ne peut envisager toutes à la fois.
Les Scholastiques distinguent deux sortes decertitude : 1 une de spéculation , laquelle naît de l’é-vidence de la chose ; 8c l’aurre d’adhésion , qui naît
*-dc l’importance de la chose,qui n’exclut point lacertitude de spéculation, qui même la suppose tou-jours. Us appliquent aux choses de la foi la certituded’adhesion , qui n est point purement arbitraire ,mais tres-raisonnable, rationabile obsequium ; car laraison démontré que nous devons croire avec cer-titude les choses de la foi, & que pour quoi que cesoit nous ne devons jamais quitter cette adhésion.Ceci est incontestable dans les principes de toutesles sectes qui partagent la Religion Chrctienne.ilest vrai que les choses de la foi n’ont pas toujoursune évidence intrinsèque, qui produise nccoffàïre-tnent une certitude de meme espece que celle avec
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laquelle on adhère aux propositions de Gcoffétfelles . n ont toujours une qui lui eít équisasi 1 ' 1 'Quçique les choies de loi mient très-cettai^ ^quoiqu’elles aient une certitude équivalente aavec laquelle on achète aux propositions de ^
trie; cette distinction des í>chol.astiqu>-S n m e ^
moins frivole. L’adhélion ae notre esprit nt j, cV ppoint de l’importance de la choie , mais ndence ; 8c la certitude de spéculation & 1 “ 1 0sont un seul 8c même acte ce l’elprit. Voir ason de deux idées, c’est juger. , fi, e5 di
On distimrue encore cans l’école trois f or , cecertitude , par rapport aux trois degres ^qui la font naître ; la certitude métaphysique ^vient de l’évidence méthaphyfìque, telle qu v j £Squ’un Géomètre a de cette proposition , q j £îtrois angles d’un triangle font égaux à deux e^droits ; la certitude physique, qui vient de 1 ev^ }physique, te 11c qu’cst celle qu’a un homme q u ^
du feu fur fa main , quand il le voir 8c q u l ;brûler ; une certitude morale , fondée fur 1 cVI fimorale , telle qu’est celle qu’une personne a y £llIa gagné ou perdu son procès , quami Ion 1 r0 . (0 .8c lès amis le lui mandent , quand or) env ^ tpie de l’arrêt, &c. Sur quoi il faut remarquela certitude morale est souvent équivalente 1 ^útude métaphysique , non-seulement dans le s f ^que l’on souhaite , comme le gain d’un P r ° C j’jveí'mais dans celles pour lesquelles on a le pl uSsion. Ainsi un criminel à qui on a lû la fente nCle condamne à la mort, ne doute nulletnen 1 ^ne soit en effet condamné à la mort, 8c qu’il ne (
être exécuté au temps & au lieu marqué ; cC ?fi e( iii {il n’en a qu’une certitude morale, car il est vM ^ce n’est point une certitude métaphysique ; cepas non plus une certitude physique la ci j £ 1»physique qu’il a ne regarde que la lectus j oI fsentence 8c les actions qui se font autour de lu> 'dque l’exécutcur prend possession de sa perfÇ n ue -toutes ces choses n’ont point une liaison plu
ment nécessaire avec la vérité de fa condaip^jiiCet exemple , quoique désagréable , a ère ^comme le plus propre à faire connoître la ‘°la certitude morale. Enfin, il faut ajouter q 06 ^les choses de pratique, la certitude morale j,suffire. Si trois ou quatre personnes disent a,h-jlqu’un que le feu est à fa maison , la certit uil fieen a n’est que morale ; mais fans attendre uí,etude d’une autre espèce, il doit accourir p° uldre le feu , 8c mettre ordre à ses affaires. ^ ebCertitude , fe dit aussi pour stabilité , dec e jlassuré , qui n’est point sujet au changement- J Aipoint de certitude dans les choses qui dép eI1la fortune. Nihil certum.
CERVAISON. f. f. Terme de chasse. C’est 13 ’ /'où le cerf est gras 8c bon à chasser. Tetnp e rgendis , agitandis cervis idonea. ,0 1 *
|JCT CERVÂRA. Petite ville de Portugal > aProvince de Tra-los-Montes. ‘ '
AZ" CERVARO.( le ) Cerbalus. Rivière a ;au Royaume de Naples , dans la Capita 0 ^prend la source dans l’Apennin, 8c st P e -le Candelaro , vers Manfredonia, .
CERVEAU, f. m. C’est cette grosse masse mol e o( gfi sS
mée dans le crâne, où aboutissent tous ^ eS jpcif'des sens,& où on croît que l’ame réside Plement. Cerebrum. II est enveloppé de u e Jl c ^branes qui sont la dure-mere 8c la pie-tnet ^ ^situé au lieu le plus élevé du corps, p°JJ j £moditédes fonctions animales, dont il e * oS quicipal organe. II a la même figure que í eS - p^r I econtiennent, étant rond 8c oblong, a P la J, p o£fj?!côtés. II est plus grand dans l’homme à P*de son .corps que dans tous les autres an>un mouvement de systole & d« diastole nque le cœur, c’est-à-dire, qu’il se dilate ,resserre. II est.divisé en trois parties; savo'tcerveau , le cervelet & la moelle allongée- Acerveau fe divise en deux parties, la d í0